08-02-08

in Knack

 

Milde straffen in proces DHKP-C

07/02/2008 14:30

Het Antwerpse hof van beroep heeft donderdag milde straffen uitgesproken tegen de leden van de Turkse extreem-linkse beweging DHKP-C die terechtstonden. Ze werden vrijgesproken voor het vormen van een criminele organisatie en terroristische groepering.

Het hof van Cassatie verbrak eerdere veroordelingen (voor de correctionele rechtbank in Brugge en het hof van beroep in Gent) omdat strafrechter Freddy Troch voor het proces in Brugge speciaal was gedetacheerd vanuit Dendermonde.

Cassatie oordeelde dat daarmee de indruk werd gewekt dat het om een "uitzonderingsrechtbank" ging. Daarom moest het proces worden overgedaan in Antwerpen.

Door het Gentse hof van beroep waren de leden van de DHKP-C veroordeeld voor terrorisme. Ze kregen toen tot zeven jaar effectieve celstraf.

Vier vrijspraken, drie straffen met uitstel

Maar het Antwerpse hof van beroep sprak ze donderdag vrij voor het vormen van een criminele organisatie en terroristische groepering. Er werden vier vrijspraken en drie straffen met uitstel uitgesproken.

Het federale parket, dat tot tien jaar cel had gevorderd, heeft nochtans altijd volgehouden dat de criminele en terroristische activiteiten van de DHKP-C jarenlang werden aangestuurd vanuit een appartement in Duinbergen.

Eerder toevallig trof de politie daar in 1999 verboden wapens, munitie, scanners, Turkse paspoorten en rijbewijzen, propagandamateriaal en stempels aan, wat het hele onderzoek op gang had gebracht.

Het hof oordeelde donderdag echter dat uit niets blijkt dat de beklaagden op welke manier dan ook betrokken waren bij gewelddaden in het buitenland of dat ze van plan waren om aanslagen te plegen.

De uitgesproken straffen met uitstel waren voor Musa A. (Asoglu), de voortvluchtige Fehriye Erdal en Kaya S. (Saz). Zij werden veroordeeld voor inbreuken op de wapenwet. De eerste twee werden ook schuldig bevonden aan valsheid in geschrifte. Vier anderen werden over de hele lijn vrijgesproken.

De DHKP-C'ers stonden terecht voor verboden wapens en lidmaatschap van een criminele organisatie. Dat gebeurde in afwezigheid van Erdal, die symbool staat voor de DHKP-C en in februari 2006 de vlucht nam. Ze is nog steeds spoorloos.

De rechtbank oordeelde eerder dat drie personen die door de Brugse rechtbank waren vrijgesproken niet betrokken zijn bij de procedure voor Cassatie en in Antwerpen niet meer moesten verschijnen.

Zoals bij elke zitting in een van de DHKP-C-processen golden er donderdag strenge veiligheidsmaatregelen. Enkele tientallen sympathisanten van de Revolutionaire Partij voor de Bevrijding van het Volk (de naam van het DHKP-C voluit) voerden donderdagmorgen met spandoeken actie voor het hof van beroep.

 

 

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Procès DHKP-C

 

l (Anvers Verdict Communiqué 7 février 2008)

COMITÉ POUR LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET D'ASSOCIATION

http://leclea.be 
 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Procès DHKP-C 

Un verdict aux attendus tant attendus... 
 
 

Avec le verdict de la Cour d'Appel d'Anvers rendu ce jeudi 7 février 2008, trois juges ont -cette fois- décidé de ne plus capituler. En refusant de criminaliser le DHKP-C («Au regard de son existence et des actions que cette organisation a menées en Belgique, le DHKP-C n'y a été ni une association de malfaiteurs, ni une organisation criminelle, ni un groupe terroriste»), la Cour n'a pas seulement voulu discréditer les exigences de l'Etat turc: elle n'a pas accepté de restreindre la liberté d'expression, dans notre pays, du citoyen belge Bahar Kimyongür. 
 
 
 

Plus de huit ans après avoir débuté, l'affaire dite du DHKP-C vient donc de connaître un nouvel épilogue.

Les sept membres de l'organisation d'extrême gauche turque ont tous été acquittés des préventions d'appartenance à une organisation «criminelle et terroriste».

Trois prévenus ont été sanctionnés d'une peine avec sursis: Musa Asoglu (3 ans de prison), Fehriye Erdal (2 années) et Kaya Saz (21 mois) -la Cour d'appel les ayant reconnu coupables d'infractions à la loi sur les armes et de faux en écriture.

Par contre, les préventions d'association de malfaiteurs et d'appartenance à un groupement  terroriste n'ont pas été retenues. Les sept prévenus sont acquittés sur ce point. Parmi eux, Bahar Kimyongür, que le procureur Johan Delmulle s'évertuait à accuser d'être l'un des dirigeants hautement dangereux de l'organisation révolutionnaire turque. En réalité, il n'avait été -entre 1995 et 2006- que le porte-parole efficace d'un Bureau d'information qui, à Bruxelles, s'évertuait à dénoncer le sort ignoble réservé par la Turquie aux prisonniers politiques de ce pays.

Sükriye Akar, Dursun Karatas, Bahar Kimyongür et Zerrin Sari ont donc été acquittés sur toute la ligne.

À travers ce jugement sans appel, la Cour d'Anvers (soumise pourtant, jusqu'aux derniers moments, aux pressions du Ministre de l'Intérieur Patrick Dewael) aura ainsi pris à contre-pied les résultats judiciaires escomptés par la Turquie (un Etat qui, en Europe, reste en tête des pays portant atteinte aux droits de l'Homme) : bâillonner un de ses opposants (B. Kimyongür) et illégaliser un mouvement d'opposition politique au régime d'Ankara -en faisant passer cette organisation de gauche pour une bande criminelle. 

SCANDALES A LA CHAÎNE

Avec le présent Arrêt, c'est donc la troisième fois qu'un tribunal était appelé à se prononcer sur un dossier monté de toutes pièces, où l'accusation n'aura cessé d'arranger la réalité pour mieux déranger la vérité. Car cette affaire correctionnalisée -traversée de scandales incessants- avait d'abord versé dans la parodie (avec la nomination, manigancée par le Procureur fédéral Johan Delmulle, d'un juge tout spécialement désigné à la tête du tribunal de première instance) pour se renverser dans l'ignominie: le 26 avril 2006 (à l'instigation de la Ministre de la Justice Laurette Onkelinx), une coalition de fonctionnaires -appartenant aux plus hautes sphères de l'Etat- avait secrètement décidé de laisser extrader Bahar Kimyongür vers la Turquie en chargeant la police hollandaise de le kidnapper.

Ainsi, après tant d'années malmenées

où l'instruction judiciaire aura été manipulée par la gendarmerie et le Procureur fédéral Delmulle;

où Fehriye Erdal aura été, selon le Conseil d'Etat lui-même, emprisonnée préventivement «plus que de raison»;

où aura été mis sur pied un tribunal d'exception pour être sûr, en première instance, d'aboutir à un jugement à la sévérité exemplaire;

où la ministre de la Justice aura refusé, par cinq fois, de faire appliquer les Arrêts des tribunaux lui enjoignant ainsi qu'à l'administration pénitentiaire de ne plus soumettre Sükriye Akar, Musa Asoglu et Kaya Saz à des conditions de détention dégradantes et contraires aux droits de l'Homme (ce qui avait pourtant été le cas, de février 2006 à février 2007)…;

après tant d'années malmenées, on se gardera de ne pas rappeler cet ultime sursaut d'une partie de la magistrature : le 19 avril dernier, la Cour de Cassation prononçait un Arrêt «rarissime» dans les annales judiciaires de notre pays. Coup sur coup était cassé le jugement rendu en première instance et fracassé l'Arrêt dispensé en Appel par les tribunaux chargés de juger les prévenus…En cause ? La nomination, entachée de suspicion, du juge Freddy Troch à la tête du tribunal correctionnel du premier degré -une manœvre organisée par le Procureur fédéral Delmulle et que les juges d'Appel avaient, «à tort», accepté d'avaliser. Conséquence: l'affaire a été renvoyée devant la Cour d'Appel d'Anvers cette fois. 

RAPPEL DES FAITS

Suite à l'arrestation de «Neş Yildirim », Musa Asoglu et Kaya Saz le 26 septembre 1999 à Duinbergen, l'instruction conduite par le juge Buysse portait sur des faits circonscrits et limités territorialement : à travers l'association de malfaiteurs étaient visés «la possession d'armes; le vol, le recel de matériel électronique et de documents d'identité; les faux et l'usage de faux», toutes choses retrouvées à Knokke. C'est tout. Mais, lorsque «Nese Yidirim» sera identifiée sous son vrai nom, l'affaire va prendre -de fait- un tour ouvertement politique : selon la Turquie, Fehriye Erdal aurait prêté son concours à l'assassinat d'Özdemir Sabanci -un mandat d'arrêt international étant lancé contre elle pour «tentative de renverser l'ordre constitutionnel». Néanmoins, le juge chargé de l'enquête ne changera pas la géographie des préventions initiales: les incriminations pénales ne concerneront pas d'actes éventuellement commis en Turquie.

Progressivement cependant, l'instruction judiciaire va totalement échapper au juge brugeois : non seulement elle sera réorientée par la gendarmerie et le Parquet fédéral (d'abord sous la pression de Michèle Coninsx puis de son successeur, Johan Delmulle), mais d'autres personnes -soupçonnées d'avoir également des liens avec le DHKP-C, tel B. Kimyongür- vont également faire l'objet de poursuites dans le même dossier. Cette mise sous tutelle va aussi se concrétiser lors de la clôture de l'instruction, alors que tous les devoirs d'enquête ont été accomplis par le juge Buysse. Juste avant d'être transmis à la Chambre du Conseil, le dossier est alors remis aux parties et au Ministère public, ce dernier ayant le droit d'y ajouter ses propres réquisitions -ce que ne manquera pas de faire J. Delmulle. Le magistrat fédéral va, en effet, requalifier la prévention concernant l'accusation d'association de malfaiteurs, en la complétant par huit mots: «(… en vue de commettre des attentats en Turquie». Cette reformulation de dernière minute (qui va servir de brèche à l'Etat turc pour se constituer partie civile) a une conséquence immédiate: elle induit une malversation dans la procédure, manifestement attentatoire à la régularité du procès. Comme l'instruction n'a pas inclus d'investigations en Turquie (qui auraient pu utilement démontrer l'emprise militaire qui a écrasé ce pays depuis 1981), elle est partiale parce que partielle. 

COUPS DE FORCE CONTRE LE DROIT

Devant la Cour d'Anvers (septembre 2007), les avocats de la défense ont contesté (comme à Bruges et à Gand) une série d'incidents et d'abus de pouvoir qui avaient déjà dévoyé les deux verdicts antérieurs : des manœvres qui, au final, avaient contribué à restreindre (voire à anéantir) une série de droits auxquels les prévenus auraient dû normalement prétendre. Ces éléments préjudiciels s'étaient notamment cristallisés à travers une instruction «unilatérale», la correctionnalisation d'un dossier pourtant explicitement politique, des poursuites  engagées au nom de préventions pénales totalement inventées, et l'illégitimité de la partie civile.

    L'instruction judiciaire a été illégalement conduite, afin qu'elle reste un manifeste uniquement «à charge» des prévenus.

Dès 1999, l'instruction judiciaire avait été carrément manipulée par la gendarmerie et le Parquet fédéral. Dans le dossier monté, dans un premier temps, contre 11 membres présumés du DHKP-C n'avaient été respectées ni la loi ni la jurisprudence. Celles-ci recommandent pourtant que l'ensemble des faits allégués soient l'objet d'une instruction à charge mais aussi «à décharge»…Ce qui n'avait pas été le cas. L'instruction se devait donc d'être reprise, en brisant son caractère unilatéral.

A Anvers, le Président Stefaan Libert répondra positivement à cette exigence des avocats, ceux-ci utilisant plusieurs audiences pour éclairer les trois juges de la Cour d'Appel sur la situation des droits de l'Homme prévalant en Turquie, sur la légitimité de s'y défendre contre la violence et l'autoritarisme de l'Etat (le dernier putsch de l'armée, au début des années 80, ayant instauré une dictature épouvantable et l'arrestation de 650.000 personnes). En réalité, derrière un façadisme démocratique, les militaires tiennent encore et toujours les rênes du pouvoir («En 1997, il y à peine dix ans, les forces armées n'ont pas hésité à renverser le gouvernement dirigé par l'islamiste modéré Erbakan. Il ne leur plaisait pas, alors que le Premier ministre disposait d'une large majorité parlementaire. Pour l'intimider et précipiter son départ, l'armée a ainsi fait défiler les chars dans le quartier Sincan d'Ankara. Est-ce que vous trouvez cela normal ? Erbakan, on aurait pu le comparer à une sorte de ponte du CVP d'il y a vingt ans…Idem en 1994, quand les militaires avaient envahi l'Assemblée nationale pour y arrêter la députée du DEP, Leyla Zana. Son crime: avoir prononcé des paroles en kurde et porté dans ses cheveux un ruban aux couleurs du Kurdistan. Elle avait aussitôt été condamnée à 15 années d'emprisonnement et plusieurs autres députés du même parti à 50 années de prison. En Turquie, nous sommes dans un tout autre monde» (Jan Fermon, avocat de M. Asoglu, audience du 15 novembre).

En réalité, la Turquie détient toujours le record des violations de la Convention européenne des droits de l'Homme (en 2007, le nombre d'Arrêts -rendus par la Cour européenne de Strasbourg en défaveur de ce pays- s'est monté à…175), et compte toujours des milliers de prisonniers politiques détenus dans des conditions innommables («Dans les Mémoires qu'ils viennent de récemment publier, d'anciens militaires de haut rang détaillent, sans manières, les tortures les plus recommandées: le supplice de la falaka consistant à frapper sans relâche sur la plante des pieds; suspendre les corps des interrogés au plafond, le temps qu'il faudra; faire passer des décharges d'électricité dans les parties génitales…La police utilise couramment des techniques de torture aux noms sonnants comme "la fosse d'aisance" (où la victime est immergée dans une fosse d'excréments), ou celles de "l'homme bleu" (un sac en plastic mis sur la tête jusqu'à ce que la personne devienne bleue)». «Amnesty décrit le cas de deux étudiants torturés pour avoir fait signer des pétitions. Ils ont été plongés dans l'eau glacée et sodomiser avec une matraque». Une affaire, comme toutes les autres, classées «sans suites»«Selon le doctorat de Jan Peter Loof, sorti en 2005 à l'université hollandaise de Leiden ("Droits de l'Homme et sécurité d'Etat"), la Turquie est "le champion en matière de violations des droits fondamentaux, et entretient sur son territoire un état d'exception permanent en y organisant une véritable terreur d'Etat"» (les avocats de la défense, 15 novembre 2007). 

    Le Procureur Delmulle a, par deux fois au moins, fait avaliser des préventions pénales qui n'existent pas dans le Droit belge. Par deux fois, des juges -censés appliquer la loi- ont pourtant accepté de le suivre dans ses forfaitures.

Au cours des procès de Bruges et de Gand, le Procureur est parvenu (sans aucun mal) à embobiner les juges -évoquant la notion d'association de malfaiteurs «à visée terroriste». Une prévention qui n'existe pas dans notre Droit ? Peu importe. Inventée pour la circonstance, cette infraction inédite était une manière de qualifier rétroactivement des faits mis à charge des prévenus (alors qu'au moment de l'exécution de ces faits, en 1999, aucune législation antiterroriste n'avait encore vu le jour).

Qui plus est. Les tribunaux de Bruges et de Gand ont, à chaque fois, sévèrement condamné les prévenus au titre de membres d'une association de malfaiteurs agissant «contre un Etat».

Sollicités à Anvers à propos de cette innovation pénale, les juges ont dû se rendre à l'évidence et convenir que les incriminations initiales A et B devaient absolument être amputées de leurs treize derniers mots («Avoir été l'instigateur d'une association ayant pour but de commettre un attentat sur des personnes ou des propriétés [ou d'en avoir fait partie en tant que chef ou d'y avoir commandé de quelque manière que ce soit] -l'association existant par l'unique fait de la constitution de cette bande, ayant pour objectif de commettre des attentats sur des intérêts de l'Etat turc»)… 

    La désignation de l'Etat turc au titre de partie civile au procès est un coup de force judiciaire, alors que cette qualification était et reste parfaitement illégitime.

A Anvers, une nouvelle fois, l'Etat turc entendait participer au procès alors qu'il n'en a pas la compétence. C'est d'ailleurs ce que le jugement de première instance, tel qu'énoncé par la 14ème Chambre correctionnelle de Bruges en date du 28 février 2006, avait finalement dû reconnaître : «L'Article 3 du Code d'Instruction criminelle détermine que la réclamation judiciaire civile revient à ceux qui ont subi des dommages. Pour que la constitution comme partie civile soit recevable, la partie doit non seulement décrire son exigence de réparation des dommages, mais aussi relever qu'elle a été personnellement  dommagée (Cassation, 4 avril 1987). Il doit, de ce fait, avoir été subi un dommage personnel par le délit. La réclamation d'une personne naturelle ou d'une personne de droit ne peut être acceptée si la partie civile n'a pas un intérêt personnel et direct. Ici, la partie civile [l'État turc, NDLR] ne prouve pas quel dommage direct matériel et/ou moral elle a subi à la suite de faits qui sont mis à charge des inculpés. Ceci est jugé par le tribunal d'une manière inattaquable (Cassation, 16 décembre 1992) (…. Le fait que l'État turc a probablement un intérêt dans la punition des inculpés ne suffit pas non plus à la recevabilité de son action civile (… [d'autant] que l'intérêt dans la punition se mêle à l'intérêt de la communauté -l'État belge- qui a confié exclusivement l'exécution de l'action judiciaire au ministère public (Cassation, 24 janvier 1996). Attendu les principes précédents, la constitution de l'État turc comme partie civile à la suite de ces méfaits doit être considérée comme non recevable»

Or, en degré d'Appel à Gand, le Président Logghe et ses deux assesseurs (dûment chapitrés par J. Delmulle) avaient récusé ce jugement indéniablement fondé -autorisant la partie turque à siéger, plaider et à se voir symboliquement dédommagée. Se faisant, ils avaient autorisé l'avocat d'Ankara à se comporter, au sein du tribunal, comme un second Procureur. Ce qui ne peut être.

La Cour d'Appel d'Anvers a refusé cette imposture. 

LE DHKP-C… DES CRIMINELS ?

Le Procureur fédéral Delmulle a toujours voulu que les juges condamnent les prévenus pour participation à une organisation «criminelle»…

Ce concept, on s'en souvient, avait  été introduit dans la loi pénale belge en 1999. Il s'agit donc d'une incrimination récente pour laquelle «le procès Erdal  et consorts» constituait un test. Il faut se rappeler qu'au moment où l'avant-projet de loi en avait été présenté au Parlement, un large mouvement de protestation s'était développé parce qu'on pouvait craindre que cette incrimination soit utilisée pour réprimer des courants politiques et syndicaux dérangeants. De ce fait, les versions initiales en avaient été profondément modifiées, et le concept d'«atteintes aux institutions politiques» mis de côté -les mouvements, dont le but est exclusivement politique, ne pouvant tomber sous le coup de la loi. En février 2006, le tribunal correctionnel de Bruges avait donc, à juste titre, accepté que la loi sur les organisations criminelles ne puisse pas s'appliquer au DHKP-C. Neuf mois plus tard à Gand, la Cour d'Appel (bafouant la lettre et l'esprit de la législation) affirmera le contraire.

Aussi, durant le procès devant les juges d'Anvers, la défense tiendra à pulvériser, une à une, les fameuses «preuves» avancées par le Procureur Delmulle pour accréditer l'allégation de criminalité incontestable dont le DHKP-C userait méthodiquement. La drogue, par exemple. «Le Procureur fédéral a constamment évoqué des trafics d'héroïne pour lesquels auraient été poursuivis des membres de l'organisation aux Pays-Bas. Des allégations prétendument certifiées et assénées dans un seul et même but : jeter la suspicion sur les prévenus. Or, les exemples péremptoires avancés par le Procureur n'ont jamais convaincu que lui-même, et certainement pas les juges, ni à Bruges ni à Gand. Commerce de drogue: c'est la pire des choses dont le magistrat fédéral a aussi accablé Asoglu». Alors que le DHKC n'a jamais cessé de mener campagne contre la drogue, son commerce et ses trafiquants. Par contre, n'ont jamais été assignées dans l'acte d'accusation les preuves innombrables démontrant que le Ministère de la Justice turc a -lui- bel et bien rémunéré (à l'aide de 80 kilos d'héroïne) des gangsters et des mafieux. Le «contrat» ? Assassiner, en Europe, des militants progressistes ayant fui la Turquie (dont Dursun Karatas, l'un des prévenus). En réalité, s'il est avéré qu'il y a bien des transferts réguliers de fonds (des pays d'Europe vers la Turquie) assurant ainsi au DHKP-C d'importantes ressources financières, elles proviennent de la diaspora et des milliers de sympathisants -à travers des dons, des recettes suscitées par les activités culturelles (telles les concerts), la vente des journaux de l'organisation. Pas de la drogue. Pour illustrer les turpitudes de Johan Delmulle dans le registre des avantages patrimoniaux illicitement acquis, les avocats reviendront une fois encore sur «l'affaire Taka». Ses rétroactes ? La police avait mis la main sur d'importantes quantités de drogue, convoyée dans un des camions de la société hollandaise de transport international De Lange Weg. Suite à cet arraisonnement, un procès aura lieu dont Kemal Taka (l'ex-propriétaire du camion) sortira complètement disculpé. Aucune importance: arrangeant l'histoire à sa manière, J. Delmulle la transforme en pièce montée (agrémentée de chantilly), la sert à Bruges, l'insère à Gand et la ressert devant la Cour d'Appel d'Anvers. Objectif: sataniser le DHKP-C. Jan Fermon: «Avant que ne débute le procès devant le tribunal correctionnel de Bruges, nous avions déjà demandé, à la Chambre du Conseil, d'avoir copie du jugement où Taka avait été prétendument condamné. En vain. Pour faire toute la clarté sur ce dossier, nous avions alors suggéré des devoirs d'instructions complémentaires: J. Delmulle, comme à chaque fois, a alors joué au matamore pour impressionner les juges successifs et les convaincre de refuser. Le Procureur fédéral a systématiquement fait de l'obstruction pour que n'apparaissent pas au grand jour les preuves de ses propres manipulations».

Musa Asoglu : «Kemal Taka est un de mes amis. Mais il n'a rien à voir avec un quelconque trafic de drogue. Si tel avait été le cas, pourquoi le Procureur ne m'a-t-il pas explicitement inculpé pour ce crime ? Soit on enlève du dossier pénal ce soi-disant trafic "organisé par et pour le DHKP-C", soit il faut m'inculper. Mais dans ce cas, on établira l'exacte vérité et Delmulle sera confondu…. 

LE DHKP-C… DES TERRORISTES ?

Lors de l'audience anversoise du 8 novembre, Musa Asoglu (l'un des principaux inculpés) fera la mise au point suivante à propos des raisons de sa militance, et du contexte pathologique dans lequel elle se sera développée (la violence systématique avec laquelle l'Etat a toujours régenté et continue d'administrer la société turque ainsi que les peuples qui la composent)… «Moi, je vis aux Pays-Bas. Là-bas comme en Belgique, tout ce que j'ai fait s'est toujours passé dans un cadre légal. Ni le DHKC, dont je suis membre, ni le DHKP n'ont jamais commis et n'ont jamais voulu commettre le moindre acte violent en Europe. En Turquie par contre, l'organisation a justement abattu des policiers tortionnaires ou des maffieux liés et protégés par des officines d'Etat. Les armes retrouvées à Knokke étaient destinées à protéger Fehriye Erdal que des nervis, payés par Ankara, avaient été chargés d'assassiner par tous les moyens».

En fait, l'interprétation extensive du délit de «terrorisme» a été retenue contre deux des sept prévenus parce qu'ils avaient rendu public (au mois de  juin 2004) un communiqué relatant un attentat manqué en Turquie.

La loi contre les infractions terroristes date de décembre 2003. La période d'incrimination -pour laquelle les deux inculpés (Bahar Kimyongür et Musa Asoglu) sont poursuivis pour «délit de terrorisme» - couvre le premier semestre 2004 (la conférence de presse, dont se sert l'accusation pour faire agir la loi, a eu lieu le 28 juin). Or J. Delmulle a continué d'évoquer, pour asseoir irrémédiablement l'incrimination terroriste, «15 dossiers à charge de Kimyongür» relevant de faits pourtant tous antérieurs à la période incriminée. Quinze dossiers terriblement accusateurs… Mais de quoi ? «Des manifestations, parfaitement légales, dénonçant la guerre américaine en Irak ; ou la détention administrative des plus arbitraires dont avait à souffrir Fehriye  Erdal», soulignera la défense.

Concernant la conférence de presse elle-même, il ressort clairement des procès-verbaux policiers que les verbalisants ne pouvaient  être sur place, qu'ils en ont tout simplement inventé le déroulement puisque leurs principales accusations («Asoglu et Kimyongür y ont, de leur propre initiative, lu et diffusé un communiqué revendiquant un attentat ; ils l'ont mis sur la table, etc…) sont prises en défaut par un document vidéo enregistré au moment des faits. «Qui plus est, traduire en français une information déjà connue et diffusée en Turquie…est-ce  délictuel ?».

Selon le Procureur, le Bureau d'Information (dont les deux prévenus avaient la qualité de porte-parole) était incontestablement un lieu de subversion. «Pourquoi, dès lors, la ministre de la Justice en personne a-t-elle encore déclaré, en septembre 2004, que les services de l'Etat n'avaient absolument rien à reprocher au Bureau ? Pourquoi les autorités ont-elles choisi Musa Asoglu pour servir d'intermédiaire entre le Cabinet et Erdal, assignée à résidence? Pourquoi le Procureur n'a-t-il pas diligenté des perquisitions rue Belliard pour faire valoir, dans le dossier pénal, les preuves incontestables d'un activisme dangereux ?» (Jan Fermon, audience du 14 novembre 2007).

La loi antiterroriste du 19 décembre 2003 ? Elle est des plus confuses et permet des interprétations extensives excessivement dangereuses : par son article 3, en effet, «constitue une infraction terroriste…l'infraction qui, de par sa nature ou son contexte, peut porter gravement atteinte à un pays (… ou est commise intentionnellement dans le but de contraindre indûment des pouvoirs publics (…, ou de gravement déstabiliser ou détruire les structures fondamentales politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales d'un pays (…». Porter «gravement» atteinte, contraindre «indûment» des pouvoirs publics, «gravement» déstabiliser les structures d'un pays… ces adverbes au contenu torve ne peuvent indiquer clairement ce qui est licite de ce qui ne l'est pas.

De surcroît, l'instauration d'une liste européenne des organisations dites «terroristes» (adoptée en 2002 et incluant le DHKP-C) n'est que l'expression d'une exigence formulée arbitrairement par les Etats-Unis. Une liste constituée unilatéralement, sans aucun débat contradictoire, contrairement à toutes les conventions internationales. «Puisque cette liste n'a pas été régulièrement établie, a recommandé la défense en s'adressant aux juges anversois, vous ne devez pas la prendre comme référence pour accuser le DHKP-C d'être un mouvement de terreur». Un argumentaire exagéré ? Dick Marty, le rapporteur du Conseil de l'Europe sur les activité illicites de la CIA, l'avait déjà reconnu sans fard. «Les listes noires de terroristes présumés établies par l'ONU et l'Union européenne bafouent  les droits de l'Homme. La pratique actuelle des listes noires dénie les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme», avait encore tenu à souligner le sénateur suisse, dénonçant «l'absence de droits de la défense pour les personnes et organisations ainsi listées» (la presse, 13 novembre 2007). 
 

CONCLUSIONS…

Dans ce procès très clairement politique, le Parquet fédéral -secondé, hier, par la Ministre de la Justice Onkelinx; aujourd'hui, par le Ministre de l'Intérieur Dewael- a toujours recherché à reculer les limites de l'Etat de droit et du procès équitable, au nom de la prétendue «guerre au terrorisme».

Dans cette époustouflante affaire, la lutte n'est pas terminée, loin s'en faut : il y a toujours à contester les récentes législations en matière de «sécurité publique». Car celles-ci visent à établir de nouvelles jurisprudences où des juges aux ordres iront décréter ce que l'action politique se doit de faire…pour être raisonnable, efficace, légitime et tolérée.

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07-02-08

Proces DHKP-C terminé/afgelopen!

 

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http://www.deredactie.be/cm/de.redactie/binnenland/080207_DHPC_uitspraak

 

http://www.rtbf.be/info/belgique/ARTICLE_157439

 

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/dhkp-c-les-sept-prevenus-2008-02-07-576187.shtml

 

http://www.votrejournal.be/article/belgique/dhkpc__les_sept_prevenus_acquittes/100248.aspx

 

http://rtlinfo.alinfini.be/index.php?option=com_vpl_videoplayer&task=play&mmo=23828

 

 

 

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28-01-08

Rétention de sûreté

LBDH : Loi Rachida Dati, demain il sera trop tard

 

LBDH : Loi Rachida Dati, demain il sera trop tard !

L'Assemblée Nationale a adopté le 8 janvier le texte sur la « rétention de sûreté » qui viole sans aucun doute les principes fondamentaux du droit pénal et les engagements internationaux de la France.

Cette nouvelle mesure est en réalité une véritable peine privative de liberté, qui s'applique sans que de nouveaux crimes ou délits aient été commis, remettant ainsi en cause l'autorité de la chose jugée. Voir la prise de position de la LBDH : « Sur quels critères et par qui il sera décidé qu'un individu est dangereux ? Par des psychiatres ? Par une commission ? Pourquoi pas par le pouvoir politique si cet individu est un militant politique basque, breton, corse ou autre ? » [Voir le site]

Le Sénat examine en séance publique le projet de loi sur la rétention de sûreté les 30, 31 janvier et 1er février 2008, projet qui fait l'objet d'une procédure d'urgence déclarée, il peut donc être très rapidement adopté.

La ligue Bretonne des Droits de l'Homme considère que l'instauration de la rétention de sûreté et sa rétroactivité font basculer l'état de droit vers l'instauration d'une justice totalitaire en France. Elle dénonce cette grave dérive de la démocratie qui instaure une peine préventive indéfinie au seul motif d'une « probabilité très élevée » de réitération d'une infraction.

En la déclarant applicable aux condamnés exécutant actuellement une peine prononcée antérieurement à son entrée en vigueur, elle viole le principe de non-rétroactivité de la loi pénale, ce qui ne s'était pas vu depuis le régime de Vichy.

La commission de loi du Sénat a déjà amendé le texte voté à l'assemblée pour le rendre plus conforme aux traditions de la France (sic le rapporteur de la commission des lois au Sénat) mais plus probablement pour ne pas prendre le risque de son annulation par le Conseil constitutionnel.

La LBDH insiste pour que tous mesurent les conséquences de ces dérives de la loi qui bafouent les principes les plus fondamentaux de la démocratie et les engagements internationaux d'un pays qui se prétend être toujours la Patrie des Droits de l'Homme.

Demain il sera trop tard !

Pour la LBDH M.Herjean

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08-12-07

Journal du Pays Basque 8 december

 

Condamnés sans être jugés
Malgré les barreaux, la distance et les pires difficultés, les familles et amis des prisonniers politiques basques se rendent chaque week-end auprès des leurs. Ils ont été condamnés sans être jugés, ils paient de leur poche et de leur vie. Demain ils organisent une soirée de soutien à Cambo

L’actualité de ces derniers jours nous rappelle le drame vécu au Pays Basque depuis plusieurs décennies : deux gardes civils tués, une quarantaine de militants abertzale emprisonnés en donnant le top départ à la campagne électorale espagnole, une dizaine de jeunes arrêtés et torturés à Pampelune, des relents d’illégalisation du parti indépendantiste ANV...

Sans être sous les feux de l’actualité, 700 familles et proches des prisonniers se rendent tous les week-ends auprès des leurs. Ils sont 160 dans les geôles françaises, 450 en Espagne.

La famille Parot en sait quelque chose. Depuis près de dix-huit ans, ils se rendent au fin fond de l’Espagne, à l’extrême sud de l’Andalousie où est incarcéré Unai. Et le week-end après, c’est le tour de Ion, qui aujourd’hui est incarcéré à la prison du Muret, après 16 ans en région parisienne.

Ursoa Parot, s¦ur des deux détenus, raconte avec dignité le calvaire vécu depuis près de 18 ans. Ce fut d’abord l’arrestation suivie de cinq jours et de cinq nuits de tortures pour le frère cadet, puis l’arrestation et la mise en détention du frère aîné. Depuis, la plupart des week-ends se ressemblent pour Ursoa, qui ne compte plus les milliers et milliers de kilomètres qu’elle a dû parcourir durant toutes ces années.

Si jusqu’à récemment c’est leur mère qui effectuait le plus grand nombre de voyages, en raison de son âge avancé, et comme bon nombre de parents de prisonniers basques en longue peine, elle ne peut plus le faire, réduisant les visites à ses fils à une par an.

"Après la torture dans le commissariat, ce fut la torture blanche des prisons" remarque Ursoa. Sur les dix-huit ans de prison, Unai a passé la majeure partie en isolement. "Ces dernières semaines, il vient d’inaugurer la nouvelle prison de Puerto III, où depuis sa cellule il ne voit même pas la lumière du jour, et ne côtoie que des gardiens de prison. Ursoa rappelle que son frère a été condamné à la prison pour plusieurs attentats que les médias ont mis en avant, tout en occultant le traitement subi au commissariat et dans les prisons, ainsi que la peine à laquelle toutes les familles et proches ont été condamnés.

"De plus, les tribunaux espagnols ont modifié les lois afin qu’Unai sorte le plus tard possible de prison, ou pour qu’il n’en sorte pas. Ce n’est pas de la prison à vie, c’est de la prison à mort" commente Ursoa, en constatant que toutes les réductions de peine légales lui ont été supprimées, pour fixer la barre à 30 ans de prison effective. "Et ce n’était sans doute pas assez, puisqu’ils viennent de lui signifier une nouvelle condamnation pour association de malfaiteurs, portant sa prison à 41 ans incompressibles".

Dans le cas de Ion, en revanche, "cela fait trois ans qu’il est libérable, mais l’administration judiciaire estime qu’il n’en a pas fait assez" proteste-t-elle. "La France est en train de suivre les pas de l’Espagne à tous les niveaux. Depuis la répression, jusqu’à l’isolement carcéral, en passant par la dispersion et l’allongement des peines" a-t-elle constaté.

Mais comme la plupart des familles, la famille Parot ne souhaite pas que l’on s’apitoie sur son sort et rappelle que ces dernières années, 16 personnes sont mortes sur les routes des prisons, en allant voir leurs proches.

Les familles sont économiquement asphyxiées par tous ces voyages. "Je ne sais pas comment je ferai demain, mais je sais que nos visites sont un bol d’air frais pour les prisonniers" commente Ursoa Parot.

Dimanche, l’association Etxerat organise un kantaldi de soutien aux familles, à Cambo à 16 heures précises à la nouvelle salle Michel Labéguerie, à côté du mur à gauche, avec Erramun Martikorena, Anje Duhalde et Eneko Labéguerie.


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Disparu

Een ongewoon bericht op deze Blog maar het gaat hier om een verdwijning!

 

 http://romainlannuzel.over-blog.com/

 

 

Le Télégramme 7 décembre 2007

 

Bretagne

 

Disparition. L’angoisse d’une famille

Depuis le 13 novembre, une famille de Lampaul-Guimiliau est sans nouvelles de son fils, Romain, 20 ans, étudiant à Barcelone (Le Télégramme du 24 novembre). La piste du suicide ou de la fugue est formellement écartée par les proches. Alors, que s’est-il passé ? Les parents s’interrogent et lancent un appel à toutes les personnes susceptibles de fournir des informations (*).

« Nous, ses parents et sa famille, sommes dans une détresse totale, car nous ne comprenons pas. Être sans nouvelles d’un enfant, c’est terrible », confesse Mireille Lannuzel, la mère de Romain. Étudiant en troisième année de licence d’anglais à la faculté de Brest, Romain avait rejoint l’université de Barcelone, au mois de septembre, dans le cadre d’un échange Erasmus.

« Tout avait l’air normal »

Un autre étudiant brestois, Renaud, 21 ans, participe également à cet échange. Tous les deux se sont connus à la faculté de Brest, il y a plus de deux ans. Le 13 novembre, il est environ 11 h 30 à Barcelone, quand les deux étudiants sortent d’un examen d’anglais. « Il m’a dit qu’il allait retirer 20 € pour payer son abonnement de téléphone, puis il m’a lancé " à plus tard ". Tout avait l’air normal, comme d’habitude, d’autant qu’il venait d’avoir bien réussi son examen », se souvient Renaud, qui sera le dernier de ses amis à l’avoir vu.

Dernier appel à une colocataire

À partir du numéro de téléphone portable de Romain, les investigations menées par la police espagnole ont permis d’identifier la dernière personne que l’étudiant a appelée ce 13 novembre, à 18 h 57. Il s’agit de l’une des colocataires de son appartement barcelonais. Romain s’apprêtait à déménager de la capitale catalane pour aller habiter du côté de la cité de Sabadell, plus proche de l’université de Barcelone. « Il a prévenu cette colocataire qu’il passerait le soir récupérer des affaires. Et ce, même si elle était absente ce soir-là », racontent ses parents. Et depuis, plus de nouvelles... La police ibérique poursuit l’examen des appels passés et reçus sur le téléphone de Romain, ainsi que la localisation de l’appareil. Elle doit également à nouveau entendre les amis et colocataires de l’étudiant breton.

Enlèvement ? Accident ?

Depuis ce 13 novembre, aucune opération n’a été effectuée à partir de la carte bancaire de Romain. L’étudiant n’a pas, non plus, été hospitalisé dans un établissement de la région. « Nous avons affiché son portrait un peu partout à Barcelone (à la fac, au campus...) et l’avons mis sur internet, souligne Renaud. Avec des amis, nous avons également fouillé le parc, situé près de chez lui, pour voir si on ne trouvait pas son portefeuille ou l’un de ses habits. Mais en vain ». « Nous n’avons aucune idée de ce qui a pu se passer, poursuit Renaud. On peut penser à un enlèvement ou à un accident, mais certainement pas à un suicide ou à une fugue ». « Que ce soit sa famille, ses amis ou ses professeurs, tout le monde est unanime pour affirmer que Romain est équilibré », confirment ses parents, qui se sont rendus à Barcelone. « C’est un étudiant assidu, pas du tout renfermé. Bien au contraire, il est très ouvert aux autres et très heureux de vivre. Il n’a jamais fait de fugue et eu le moindre souci avec la Justice. On ne lui connaît pas d’ennemis ».

« Le retrouver en vie »

« Comme c’est un étudiant très consciencieux, la police espagnole a pris d’emblée cette affaire au sérieux », ajoute la mère de Romain. Le dossier est à présent dans les mains des justices française et espagnole. Mercredi matin, le parquet du tribunal de Morlaix a saisi les gendarmes de Landivisiau pour procéder à des investigations. « C’est une disparition incompréhensible, s’inquiètent les parents et les deux frères de Romain. Mais quels que soient les motifs de cette disparition, nous voulons le retrouver en vie ». * Les personnes pouvant apporter des éléments utiles à l’enquête sont invitées à contacter la gendarmerie de Landivisiau au 02.98.68.10.39.

Jacques Chanteau

 

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02-12-07

Op de grens...

 

Peio Serbielle aan de grens…  Peio verklaart zelf geen energie voor haat te hebben maar zijn contestatievermogen blijft ongedeerd. Nu zijn nieuwe CD via Internet te krijgen is zit Peio nog steeds met het probleem dat hij Frankrijk niet mag verlaten! Geen concerten of promotietours in het buitenland! Op 28 november heeft hij de pers uitgenodigd op de brug die Hendaye met Irun verbindt. Op enkele meters van de limiet die hij niet mag overschrijden gaf hij uiting aan zijn ongenoegen met de rechterlijke beslissing en zijn spijt om deze nieuwe CD niet zelf te kunnen voorstellen in Spanje.   Le JPB 29/11/2007 Peio serbielle, à la limite
·Le chanteur basque publie Naiz, le premier album d’une trilogie douce amère qui chante la vie et la prison

Il dit ne pas avoir "d’énergie pour la haine" mais garde intact son pouvoir de contestation et son regard d’artiste. Un regard qui porte bien plus loin que ne peut le lui permettre sa mobilité. Alors Peio Serbielle convoquait hier matin la presse sur le pont Saint-Jacques qui fait le lien entre Hendaye et Irun et qu’il n’a pas le droit de franchir, frappé d’une interdiction judiciaire de sortie du territoire. A quelques centimètres de la ligne infranchissable, il a fustigé la décision d’un juge du "pays des droits de l’Homme qui {lui} interdit de sortir du territoire".Frappé de deux refus successifs de la justice française, il se plante sur le pont comme un artiste sans frontières désormais "confiné comme persona non grata", cite Nietzsche, déclame Iparraguirre et regrette de ne pouvoir présenter son disque "à Madrid et à Séville". Dommage pour les Espagnols qui aurait retrouvé, dans son nouvel album Naiz, des douceurs andalouses et latines. Une sorte de gaie mélancolie qui chante la tour de Babel et le mélange des cultures, le voyage par procuration au vent frais d’une fenêtre de prison. Car l’album Naiz, Œje suis’, est tout emprunt du bruit frais des verrous et de la volonté de les faire sauter. "Pas pour m’apitoyer", dit Peio Serbielle, "mais pour témoigner"."Pour que l’on sache que dans ce pays existent des condamnations à double peine" insiste-t-il, en évoquant "l’insupportable dispersion des prisonniers politiques basques".Entre deux chansons, le témoignage sensible d’une mère sur les ondes pour rentrer dans les cellules, voix qui flanche et qui veut réconforter. Le fiston faisait de même dans sa geôle, en profitant de la réverbération du son dans les douches pour composer la chanson Otoitza. Mais les couleurs de cet album restent chaudes, portées par l’amitié de nombreux musiciens, de Renaud au Choeur Xaramela, et par la voix de la chanteuse Nadine Rossello.Après avoir passé "sept mois et demi en isolement", le chanteur basque se dit "sensible aux gens fidèles qui partagent le même sens de la vie".Pour la première fois, le chanteur Renaud chante en basque dans le titre Kixmi, d’après une légende de Barandiaran. Il ne retrouve pas pour autant sa voix mais reste présent quand d’autres n’ont pas donné de nouvelles. Peio Serbielle chante au fond ce sens de la vie et de l’amitié, comme pour conjurer les mauvais esprits et entend conjuguer prochainement son Naiz en zara et gara.Je suis, tu es, nous sommes, dira la trilogie. Une formule de vie à laquelle il ne renonce pas et qui le pousse à souligner les petits gestes, à remercier par exemple les villes d’Hendaye et de Biarritz, "les seuls à lui avoir ouvert la porte".C’est important parce que c’est pour cela qu’on l’a enfermé.    

 

 Gara 29/11/2007

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22-11-07

NAIZ

 

Ce midi, Le Nouveau Serbielle Est Arrivé… dans ma boité à lettre !

Enfin, enfin, enfin !!!

 

J’ai, vite, vite, enlevé le plastique qui l’emballait et le voilà… Bel objet, sobre…

Photo noir et blanc : un pont éclairé…

 

naiz

 

Non, je n’allais pas attendre de le découvrir. Pas la patience !

 

 

Je vous donne ci-dessous mes impressions, toutes personnelles, après plusieurs écoutes!

 

 

 

NAIZ

 

Peio Serbielle

 

 

 

Babel

 

Vous pouvez écouter cette chanson sur plusieurs sites dont celui de Peio

 

http://www.peio-serbielle.com/vente.asp

 

Si ce rêve nous est résolument interdit

Si notre souffle contraint au seul état de servilité

Et si tu  n’aimes point notre terre

A quoi bon continuer à vivre ?

 

 

De quel rêve s’agit-il ? Allez le découvrir, à deux ! Et laissez-vous entraîner par le rythme !

Les voix et les langues se marient…

 

 

Bedatsiaren

 

Une ode à la transhumance… Un chant qui coule comme une source…

 

 

Diu vi salvi Regina

                                                                                                            

 

Une voix de femme, sensible… Emouvant et très, très beau.

 

 

Muxu

 

Mon Amour

Mon poème fait aujourd’hui corps

Avec ta chevelure

Avec ta respiration

Avec tes lèvres.

Dans l’antre de ton cœur

J’ai brisé ce doux baiser

Porté par mon regard

 

 

Peio Serbielle, tout en douceur… Doux comme un « baiser ».

 

 

Xupeti

 

Xupeti, Xupeta, Ô ! Divin tabernacle

Xupeti, Xupeta, ma foi, quelle vénusté 

Xupeti, Xupeta, Ô ! Lave incandescente

Xupeti, Xupeta, je te confesse, c’est de toi qu’il me faut !

 

 

Très vite, cet air t’entraîne ! C’est gai !! Attention ! N’allez pas chanter « Xupeti, Xupeta » devant n’importe qui !

 

 

Kixmi

 

 

Ö ! Fleur de tournesol, pâtre bien-aimé,

Entends cette prière

Noble enseignement de nos ancêtres

Et viatique de demain

Notre père descendit de la montagne

Il se mit alors à pleurer

Il exhortait le peuple

A la liberté de la nuit

 

Renaud, reconnaissable parmi tous, vient donner un « coup de chant » à son copain Peio… Dans cette belle chanson, trois voix différentes se suivent, donnant chacune une autre « texture » au couplet.

 

 KIXMI : le singe, allégorie de Jésus-Christ, dans la mythologie basque

 

 

 

Tango de Risas

 

Chantons de concert ce tango de sourires

 

 

Plus fin et plus sensuel que Gainsbourg et Birkin J En plus, cette dame sait chanter !

Un régal !

 

 

Ici termine, selon moi, la première partie du disque. Toutes les chansons parlaient de et exprimaient la joie de vivre, invitaient à la danse, à la sensualité, aux plaisirs.

 

 

Gernika 2

 

Rupture avec la première partie du disque. Ici, pas d’invitation à la danse mais un chant « sec » évoquant les sirènes et la menace…

 

 

 

Aita Gurea

 

Notre Père…

 

 

 

Mezuak

 

Messages…

 

Quelques messages envoyés, via RADIO TXALAPARTA, à Peio emprisonné…

C’est le cœur serré que j’ai écouté ces messages, ces voix qui se voulaient encourageantes mais qui se brisaient…

 

 

Otoitza

 

Prière…

 

Une prière sans paroles, chargée de tant de tristesse universelle.

Cette prière, selon moi, a le « son » de cette période sombre que Peio a connu. Cette prière me rappellera toujours les samedis après-midi où, impatiente, j’attendais  « Balade en Pays Basque » pour en apprendre plus sur ce chanteur emprisonné pour avoir eu le cœur trop grand.

 

 

Izarpe

 

Ici, l’accordéon (ou bandeneon ?) semble vouloir « bercer »… ceux qui ont souffert, qui souffrent, qui soufreront ?

Un prisonnier, sa famille, ses amis…

 

 

 

Leloa

 

Révoltons-nous contre le mépris, l’oppression et les querelles

Autant de marques de sujétion d’un peuple nié

Le ciel s’éclaircit maintenant, notre liberté est là

Aujourd’hui, ou demain peut-être, l’heure sera à la Danse

 

 

Et voilà une chanson qui nous parle d’espoir, pour terminer ce disque… (à écouter sur http://www.peio-serbielle.com/vente.asp)

 

Milesker, Peio !

 

 

 

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Vous avez compris, moi, j’aime ce disque ! Mes commentaires sont très personnels. Ils sont le reflet de mon écoute !

A vous de découvrir ce CD à votre tour

 

http://www.peio-serbielle.com/vente.asp

 

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Je profite de la sortie de ce CD pour remercier Alain Hervochon de m’avoir fait découvrir Peio Serbielle et la musique basque

 

Ce samedi 24 novembre, entre 15h et 17h, Alain vous ferra découvrir ce disque dans son émission « Balade en Pays Basque » sur

 

http://rbg.online.stalig.net/live.mp3.m3u

 

 

J’aimerai rappeler que l’équipe de Radio Txalaparta se « décarcasse » toutes les semaines pour servir de lien entre les prisonniers et leurs familles

 

 et… un grand « Dank u » à  J & I J

 

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20-11-07

http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

 

España
Sol, Sangria y Tortura
Zon, Sangria en Foltering

 

Amnesty International heeft op 14 november 2007 te Madrid een rapport voorgesteld onder de titel: “Sal en la herida: La impunidad efectiva de agentes de policía en casos de tortura y otros malos tratos" (Zout in de wonde: De effectieve willekeur van politieagenten in gevallen van foltering en andere mishandelingen). De organisatie waarschuwt de regering dat ze dringend maatregelen moet nemen om folteringen en mishandelingen aan banden te leggen. Dit rapport is het zoveelste uit een hele rij.

 

De directeur van AI, Esteban Beltrán, onderstreepte dat de mensonterende gevallen van foltering en mishandeling zich over het gehele grondgebied van Spanje uitstrekken, dat het geen alleenstaande gevallen zijn en dat zowel de Policía Nacional, de Guardia Civil, de Policía Local, de Mossos d'Esquadra en de Ertzaintza zich hieraan te buiten gaan. Dit is te wijten aan de gebrekkige structuur van voorlopige hechtenis, ondervragingen en straf. Vooral de “incomunicado-detentie” of de totale afzondering, tot 5 en meer dagen, van verdachten (geen beschuldigden) is wraakroepend.

 

AI vraagt dringend dat Spanje ophoudt met het systematisch ontkennen van die gruwelijke feiten, omdat dit nog tot meer willekeur aanleiding geeft. “Het gebrek aan politieke moed om kom af te maken met dit uitgebreide foltersysteem, veroorzaakt nog meer schendingen van de mensenrechten”, aldus Rachel Taylor, die onderzoeken leidde van AI in de Spaanse staat.

 

Taylor gaat nog verder: “De ondervragingen worden niet op band opgenomen. Waarom? Er zijn geen camera’s in de verhoorkamers. Waarom? Er is een groot gebrek aan onafhankelijk onderzoek of er is totaal geen onderzoek. Waarom? De ondervragers zijn partijdig. Waarom? De rapporten van de dokters die gefolterden onderzochten, zijn onvolledig of vals. Waarom? De ordehandhavers gebruiken intimidatie. Waarom? Als er dan toch eens een geval niet weg te moffelen valt, gaan de daders vrijuit. Waarom?

 

Spanje moet de aanbevelingen van de internationale organisaties naleven. Spanje moet direct een einde stellen aan die feiten. De Spaanse overheid heeft wettelijke internationale verplichtingen van preventie, onderzoek en sanctionering.

 

Waar zijn de brulboeien nu, hoofdzakelijk van de Partido Popular, die altijd beweerd hebben dat ETA opdracht gegeven had om foltering te fingeren?

 

Commissie voor Juridische Kwesties en Mensenrechten
Parlementaire Assemblee van de Raad van Europa

 

Op 12 november 2007 werd in een rapport van de Raad van Europa, opgesteld door de Zwitser Dick Marty, bekendgemaakt dat het opstellen van zwarte lijsten i.v.m. het internationale terrorisme door de Europese Unie en de UNO-Veiligheidsraad totaal ongeloofwaardig is. De Raad vraagt dan ook meer garanties wat de verdediging van de geaffecteerden betreft. Op die lijsten staan nu een 20-tal Baskische burgers en diverse groeperingen (KAS, Ekin, Xaki, Jarrai, Haika, Segi, Gestoras Pro-Amnistia en Batasuna) die volgens het genie van Garzón, maar zonder harde bewijzen, banden zouden hebben met ETA.

 

Aznar was er als de kippen bij toen Bush na de aanslagen van 9/11 om die zwarte lijsten vroeg. Aznar zag zijn kans schoon om definitief af te rekenen met het Baskisch Nationalisme door naar eigen believen de lijsten aan te vullen.

 

Dick Marty klaagt aan: “Deze lijsten, totaal eigenmachtig en zonder enige geloofwaardigheid opgesteld, worden in tijden van crisis misbruikt omdat dan blijkbaar alles toegelaten is. De lijsten moeten in de tijd beperkt worden, want zelfs als iemand vrijgesproken wordt, blijft hij op de lijst staan. Er is geen verhaal tegen. Het is choquerend te moeten vaststellen dat internationale organisatie (EU en UNO), die de vrede, de tolerantie en de rechtvaardigheid moeten garanderen, middelen gebruiken (zwarte lijsten) die tegen de fundamentele rechten van de mens ingaan en die de individuele vrijheden beperken”.

 

 

Provisional draft report on UN Security Council and European Union blacklists:

[url]http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteView.asp?ID=717[/url]

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06-11-07

Festival des Libertés

Pour visionner la bande annonce :
http://www.festivaldeslibertes.be/fase5.php?event=109

 

Chers amis,

Prenez congé : venez avec le Clea, ce jeudi 8 novembre, pour assiter à la
première audience du procès DHKP-C.

Un rassemblement débutera à 13H30 sur les marches de la Cour d'Appel d'Anvers,
35A Waalsekaai.

Un départ collectif est prévu depuis Bruxelles : rendez-vous à 12H00 dans la
salle des guichets de la gare centrale.


Si vous ne pouvez vraiment pas venir, il vous reste toujours d?autres
possibilités d'agir :

- le procès se déroule quotidiennement, vous pouvez donc venir les autres
jours de la semaine (et de la semaine prochaine) ou suivre les évolutions des
audiences sur notre site leclea.be

- ce mercredi 7, dans le cadre du Festival des Libertés, est projeté le
documentaire « Résister n'est pas un crime » à 19H15 au Pathé Palace qui
traite des dangers des lois antiterroristes et du procès DHKP-C :

"La guerre menée contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 a connu ses
premières retombées en Belgique. En suivant le combat mené par Bahar
Kimyongür et ses camarades contre les procédures judiciaires qu'ils ont
subies dans l'affaire du DHKP-C, le documentaire souligne les dérives
liberticides des lois anti-terroristes. Celles-ci permettent d'instaurer un
délit d'appartenance et d'opinion dans notre démocratie."

Pour visionner la bande annonce :
http://www.festivaldeslibertes.be/fase5.php?event=109

A très vite, le Clea.
_______________________________________________

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01-11-07

CLEA

Bahar3

 

 

Chers amis,

Le 8 novembre, une date pas comme les autres, une date à noter dans l'agenda
de tous les démocrates : jeudi prochain, à 13H30, le Clea appelle à une
grande mobilisation lors de la première journée du procès DHKP-C au tribunal
correctionnel d'Anvers (Pour les informations concrètes sur ce rendez-vous et
les moyens de s'y rendre -notamment à partir de Bruxelles-, visitez le site
du clea :
http://leclea.be ).

Après une série d'escarmouches lors des audiences préliminaires du procès,
nous entrons, en effet, à présent dans le vif du sujet. (Pour des
informations complètes sur ces séances et sur le contexte du procès qui
débute, lisez l'attaché 1)

Il est important de se mobiliser pour éviter que la justice belge ne fasse à
nouveau passer pour des bandits, des criminels et des terroristes des
militants ; pour empêcher que les présumés membres d'une organisation
révolutionnaire turque ne retournent en prison.

Au moment où l'actualité internationale s'emballe, il paraît plus qu'opportun
d'entendre dans notre pays des voix critiques qui peuvent nous informer.
(Pour saisir certains des tenants et aboutissants du nationalisme turc et de
ses conséquences tragiques, lisez l'attaché 2 de ce mail rédigé par Bahar
Kimyongur).

A jeudi, le Clea

 

 

2 pièces jointesTélécharger toutes les pièces jointes

 

Bahar Kimyongur - Carte blanche.doc
36K Afficher au format HTML Ouvrir en tant que document Google Télécharger

 

 

Erdal (Anvers Audience 26octobre2007 Resultats et Commentaires).doc
49K Afficher au format HTML Ouvrir en tant que document Google Télécharger

 


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14-10-07

Vlamingen in Baskenland

 

 

Ludo Docx : l'avenir de la Flandre passe par l'indépendance ou au moins par une confédération belge aboutie.


 

 

Un Flamand parmi les Basques, un abertzale flamand parmi les Mbertzale basques. Voilà qui pourrait résumer l'existence peu banale de Ludo Docx, prêtre engagé s'il en est. Car c'est bien l'engagement et le don de soi qui guident la vie de ce grand militant de la foi chrétienne et de l'abertzalisme. Enbata l'a rencontré dans sa maison de Donapaleu, Flandriako Etxea, dont il a fait un lieu d'accueil pour ses compatriotes flamands en visite au Pays Basque, à quelques mètres du couvent des Franciscains, qui l'a accueilli à son arrivée en Iparralde et dont la fermeture et la vente le désolent.

Il nous parle de sa jeunesse dans la Flandre d'entre-deux- guerres qui, dans une Belgique dominée :par les élites francophones, n'était pas le pays prospère et sûr de sa force qu'elle est devenue aujourd'hui. Il nous dévoile comment se sont tissés ses liens intimes avec Euskal Herria, jusqu'à une installation définitive à Donapaleu. Le regard qu'il porte sur la Belgique nous aide à mieux comprendre les tenants et aboutissants de la crise qui secoue le royaume. L' implosion éventuelle d' un pays au cœur même de l'Union européenne serait un séisme d'une magnitude autrement plus ample que la partition de la Tchécoslovaquie en 1989. En commençant à dessiner une nouvelle carte géopolitique, elle pourrait préfigurer l'organisation à venir d'une Union enfin consciente de ses réalités historiques.

 

ENBATA: Vous vivez au Pays Basque depuis une vingtaine d'année. On a du mal à saisir les raisons qui peuvent pousser un prêtre flamand qui occupe des fonctions importantes dans son diocèse d'Anvers, à tout abandonner pour s'expatrier en Pays Basque.

 

Ludo Docx: Cela fait 19 ans que je vis en Pays Basque et 17 ans ici à Donapa­leu. Je viens au Pays Basque depuis 34 ans. Je dois mon premier séjour en 1973 à Walter Luyten, sénateur abertza­le flamand que beaucoup connaissent en Euskal Herria, dont l'action ainsi que celle de Willy Kuypers, m'a beaucoup touché à l'époque. Ces deux parlemen­taires flamands ont énormément fait pour la solidarité avec le Pays Basque opprimé par le régime franquiste. On se souvient de leurs nombreux séjours ici, notamment de leurs visites de soutien lors des grèves de la faim dans les églises dlparralde dans les années 70. Mais mon histoire avec le Pays Basque remonte à bien plus loin. Lorsque j'avais 6 ans, ma famille a accueilli «una rima de Gernika», l'une des 5 000 enfants ré­fugiés de la guerre civile accueillis en Flandre, dont les parents et la quasi to­talité de la famille proche avait été tuée par les franquistes. Cette fillette a grandi dans notre famille et a fait ses études universitaires chez nous. Elle a épousé un ingénieur flamand et habite à côté d'Antwerpen (Anvers). Ma seconde expérience date de l'année de mon ordination, il y a exactement 50 ans. Cette année-là, je suis entré à l'uni­versité de Louvain pour poursuivre des études de psycho-pédagogie. J'y ai ren­contré des dizaines de jeunes Basques qui avaient entamé leurs études à Bil-bao, Zaragoza ou Salamanca, mais avaient dû fuir à l'étranger. Ils ache­vaient leurs études dans la section francophone de Louvain, qui, en ce temps-là, était encore bilingue. Ils par­laient basque entre eux et mon premier contact avec l'euskara date de ces an­nées-là.

Ma troisième rencontre avec Euskal Herria, qui fut décisive, s'est produite lorsque Walter, après une action de soli­darité avec les grévistes de la faim, est revenu chez nous et a commencé à nous sensibiliser à la situation politique en Pays Basque.

 

Enb.: Le prêtre engagé que vous étiez déjà ne pouvait qu'être sensible à ce qui se passait ici.

 

L. D.: J'étais à l'époque responsable de la formation des enseignants, tâche que j'ai menée pendant 27 ans, pour le dio­cèse d'Anvers. Il faut savoir qu'en Flandre les écoles catholiques scolari­sent presque les trois-quarts des élèves. Dans une Flandre de tradition catholique forte, elles jouissent d'une bonne noto­riété.

Je suis issu d'une famille chrétienne pratiquante, mais pas cléricale, et sur­tout de forte sensibilité sociale. Nous n'avions aucun prêtre, aucune religieuse dans la famille. Avant l'émergence des partis traditionnels contemporains, il y avait en Flandre deux courants catho­liques qui remontaient au XVIIème siècle: les Geuzen (les gueux), expres­sion de la résistance contre l'occupant espagnol qui est resté chez nous pen­dant 148 ans, et les Sussen ou hyper-catholiques qui collaboraient avec l'occupant et que la hiérarchie catho­lique considérait comme les bons catho­liques. Ma famille appartient plutôt à la tradition des Guezen, donc des catho­liques mal vus. Une anecdote: mon père était directeur d'une école publique. Ma mère dirigeait une école gérée par les religieuses. Elle a été mise à la porte quand ils se sont mariés, car, dans les années 20/30, le mariage était prohibé dans ces écoles de religieuses. Mon pè­re l'a alors embauchée dans son école publique.

L'appel que j'ai ressenti à l'âge de 18 ans et qui a débouché sur mon engage­ment sur la voie de la prêtrise, est da­vantage lié à mon engagement dans les mouvements de jeunes qu'à la ferveur religieuse familiale. Car j'ai rencontré beaucoup de misère dans les familles, dans cette Flandre qui était loin d'être aussi riche qu'elle ne l'est de nos jours. Du reste, parallèlement à mon travail de formateur des enseignants, j'ai poursuivi ce travail auprès des jeunes et je suis devenu responsable des mouvements de jeunesse pour toute la Flandre. J'ai mené cette tâche jusqu'en 1978. Puis pendant dix ans, j'ai prolongé mon action auprès des jeunes dans le mou­vement Vivre et aimer pour l'accompa­gnement des couples, jusqu'à mon installation au Pays Basque en 1988. Je dois cette fibre sociale à mes pa­rents. Nos parents nous ont toujours laissés libres de nos décisions et de nos engagements. Durant les six années d'études au séminaire, mon père n'a cessé de me répéter que si je changeais d'avis je pouvais toujours retourner à la maison. Il me le disait encore la veille de mon ordination, tout en me réaffirmant son respect de ma décision de devenir prêtre et en ajoutant: «Ta mère et moi nous ne voulons qu'une chose, c'est que tu sois un bon prêtre, pas comme notre curé!». Il est vrai que le curé de Berlaar, notre village, était davantage un commerçant qu'un prêtre. Il m'avait d'ailleurs dénoncé à l'évêque parce que je portais un pantalon sous ma soutane! Mon père était un homme très épris de liberté et de justice sociale. Je me sou­viens que, pendant l'occupation alle­mande, notre séjour était toujours rempli de paysans, dont beaucoup ne savaient ni lire ni écrire, qui venaient faire remplir par mon père les déclarations imposées par les Allemands.

 

Enb.: Vous disiez que vous deviez votre engagement en faveur du Pays Basque à Walter Luyten et Willy Kuy-pers. Quel a été le point de rencontre entre vous et ces deux parlemen­taires abertzale flamands?

 

L. D.: En 1973, Walter et Willy sont re­venus en Flandre après avoir été expul­sés de la cathédrale de Bayonne, en même temps que Telesforo de Monzon, qui deviendra pour moi un grand ami. Nous avons été très émus par le témoi­gnage de Walter au cours de journées de réflexion que nous avions organisées à Anvers. Il avait ramené avec lui deux petits disques qui contenaient deux chansons, Aita kartzelan duzu, et Xurtxuri baten gainean xoria, que nous avons traduites en flamand et que nous avons chantées au cours de soirées festives. Çà a été un gros succès auprès des jeunes Flamands qui apprenaient ces chants.

La même année, nous avons invité à notre Aberri Eguna du 1" juillet, autour de la fameuse Tour de la Paix de Diksmuide, érigée par nos parents au lende­main de la première guerre mondiale, et où les Basques étaient nos invités d'honneur, une délégation avec, entre autres, Roger Idiart, Davant, Monzon, Etxamendi et Larralde. Monzon, avec son charisme et sa ferveur bien connus, a fait un court discours, tout en basque. Nous n'avons rien compris à part des mots comme dictature ou liberté, mais il a déchaîné un tonnerre d'applaudisse­ments. Je me souviens que les deux Ehaut ont chanté ces deux chansons, reprises par les 70.000 abertzale fla­mands présents. Ce fut un moment de grande émotion.

C'est à partir de cette date que j'ai com­mencé mes séjours au Pays Basque. En 1975, avec deux jeunes enseignants flamands qui venaient de se marier, nous avons fondé FLIK (FLandriatik IKastolentzat) pour organiser, chez nous, des soirées basques pour soute­nir les ikastolas d'Iparralde qui n'étaient pas encore reconnus et manquaient d'argent. Une goutte d'eau certes, mais très importante pour nous, car symbole de la solidarité entre Flandre et Pays Basque.

A partir de 79, avec quelques-uns de nos anciens élèves devenus jeunes en­seignants, nous avons commencé des chantiers de travail pendant les va­cances d'été. Principalement en Soûle avec Junes Cazenave et Roger Idiart. Nous avons travaillé à la restauration de petites églises en haute Soûle. C'est à cette époque que Roger Idiart m'a ins­truit, et je lui en suis reconnaissant de­puis, sur la situation au Pays Basque, notamment sur le collaborationnisme de la hiérarchie catholique avec le régime franquiste en Hegoalde et avec le systè­me ici en Iparralde.

Très rapidement nous avons été sollici­tés par les responsables des ikastolas qui s'ouvraient un peu partout ici en Iparralde pour les aider dans les constructions et les aménagements. Je me souviens qu'ici à Donapaleu en 84, les parents de l'ikastola nous prépa­raient le repas de midi. Il y avait une véritable fraternité entre nous, les Fla­mands, et les Basques que nous ve­nions aider. Au cours de mes séjours j'ai souvent résidé avec Walter chez Enaut Etxamendi qui nous a fait connaître les sept provinces.

C'est à ce moment-là que des parents m'ont demandé de venir préparer un projet de catéchèse en euskara. L'évê­que de l'époque ne voulait que le fran­çais. Bien entendu, les parents des ikastolas ne pouvaient rien payer. Il me fallait trouver un financement pour m'expatrier de Flandre en Pays Basque. Comme j'avais 55 ans, mon évêque m'a autorisé à laisser mon poste de travail dans l'enseignement supérieur et à me mettre en disponibilité pour venir au Pays Basque travailler sur un projet de catéchèse.

Enb.: Vous aviez donc un évêque compréhensif?

 

L. D.: Je dois dire que mon évêque, Paul Vandenberghe, qui est toujours évêque d'Anvers, est un vrai abertzale flamand. Nous sommes du même coin des Flandres, près d'Antwerpen, nous avons le même âge, nous avons été condisciples à l'université de Louvain et nous sommes restés amis. Il m'a dit: «Ludo, j'avais d'autres projets pour toi, mais je t'autorise à aller au Pays Basque, dans l'esprit des Fidei donum, travailler sur la catéchèse en euskara, car, depuis la dictature franquiste, l'égli­se a une énorme dette envers le peuple basque». Je dois dire que ces paroles m'ont bouleversé. Je reste d'ailleurs in-cardiné dans le diocèse d'Anvers, ce qui m'épargne la tutelle de l'évêque de Bayonne.

Durant mes séjours ici, j'avais fait la connaissance des franciscains de Dona­paleu. Tout le monde se sentait accueilli ici. C'était un lieu de liberté et de ré­flexion extraordinaire. C'est pour cela qu'en arrivant en Euskal Herria, en 1988, je me suis installé au couvent et que j'ai commencé à travailler avec Ma-nex Erdozainzi, Aita Santos, Xantxo Itur-rioz, Frère Gabriel. J'ai passé l'essentiel des deux années, de 88 à 90, à ap­prendre l'euskara au couvent bénédictin de Lazkao. Puis, lorsque je me suis définitivement installé ici, j'ai vécu, pendant deux ans, ma première expérience de curé de campagne. Elle m'a complètement ou­vert les yeux sur les problèmes d'Iparral­de. C'est frère Gabriel qui m'a poussé à acheter cette maison qui était en vente à côté du couvent, en me disant que je serais autonome tout en faisant partie de la communauté. J'en ai fait une maison d'accueil Flandriako Etxea Euskal Her-rian.

 

Enb.: Très rapidement vous vous êtes attelé à la tâche pour laquelle vous aviez obtenu l'autorisation de vous expatrier en Pays Basque.

 

L. D.: Après avoir appris le basque à Lazkao, je me suis mis à travailler pour la catéchèse d'après l'évangile de St Marc. J'ai consacré cinq ans à cette tâche qui a été véritablement un travail de moine. En 95, nous avons publié deux volumes en batua, le premier pour les enfants de 8 à 10 ans, le second pour les parents et les catéchistes. Ces deux livres ont également été publiés en bizkaien. J'ai parcouru les sept pro­vinces pour faire la promotion de ces deux ouvrages au cours de réunions des parents et des catéchistes, dans un nombre incalculable de paroisses, sur­tout en Hegoalde.

Entre temps, j'étais tombé sur l'ouvrage Berri Ona Kantuz que Roger Idiart avait publié en Labourdin. J'ai mobilisé sept personnes d'Hegoalde et après trois ans de travail en profondeur nous l'avons publié en batua en 2004. Nous avons fait un premier tirage de 5.000 exem­plaires, financé grâce aux fonds collec­tés lors des soirées basques de Flandre, et nous les avons distribués gratuitement. Les deux éditions suivantes, 5.000 autres exemplaires, sont parties en quelques mois, dans les écoles de la filière D (D eredua) En deux ans et demi j'ai rencontré plus de 7 000 jeunes, es­sentiellement en Hegoalde.

 

Enb.: L'organisation fédérale belge est actuellement en crise. Quel est votre sentiment sur le devenir du royaume?

 

L. D.: L'Etat belge est un Etat contre-na­ture, fondée en 1830, comme un Etat tampon entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, dans la foulée du Congrès de Vienne qui avait redessiné en 1815 la carte d'une Europe mise à mal par l'impérialisme napoléonien. Les 17 provinces flamandes avaient déjà été dissociées durant l'occupation espagno­le des XVI et XVIIe™ siècles, éloignant les provinces néerlandaises des nôtres. La création de la Belgique va malheu­reusement entériner cette véritable cou­pure entre la Flandre des Pays-Bas et celle de Belgique. Dès la création de la Belgique, la haute bourgeoisie franco­phone détient le pouvoir et impose ses règles de fonctionnement, à commencer par la langue.

Mes parents, fils et fille de paysans néerlandophones, ont dû faire leurs études d'enseignants exclusivement en français. Je fais partie de la première génération à avoir pu faire ses études en flamand, à l'exception d'une ou deux matières dont les professeurs franco­phones n'avaient pas encore été rem­placés par des néerlandophones. C'est donc au terme d'une dure lutte de plus d'un siècle que la reconnaissance de notre langue a été obtenue. Et ce n'est que dans les années 60 que les limites linguistiques territoriales ont été arrêtées. Il a donc fallu 130 ans au soi-disant Etat belge pour accepter la réalité historique. A l'issue de cette re­connaissance, Bruxelles se trouve dans la zone flamande, ce qui est incontestable. En 1880, 80% des Bruxellois étaient et parlaient fla­mands. 100 ans plus tard, ils n'étaient plus que 15%. La ville a été complète­ment francisée par les structures offi­cielles de l'Etat belge. Pourtant, si on la regarde on constate que l'architec­ture est complètement flamande. Nos parents et nous, nous nous som­mes battus pour l'autonomie de la Flandre, et ce n'est qu'en 1992 que nous avons obtenu un Etat fédéral belge, avec la reconnaissance de trois entités: Flandre, avec 6 millions de ci­toyens, Wallonie avec 3 millions et Gewest Brussel (Bruxelles-Hal-Vilvor-de) composée de 19 communes et qui compte un million d'habitants. Seule cette dernière est officiellement bi­lingue. Au nom de la pseudo unité bel­ge, le roi Baudouin n'a jamais accepté ce système fédéral. Il en est d'ailleurs vraisemblablement mort. A partir de là, chaque communauté a eu son propre gouvernement régional. Le statut de Bruxelles est beaucoup plus complexe en raison de son bi communautarisme. Il est certain que le cas de Bruxelles, située en territoire flamand, est un problème et le devien­dra encore plus à l'avenir. Le sentiment d'identité nationale fla­mande a été le moteur de cette évolu­tion vers l'autonomie et le fédéralisme. Le mérite de parlementaires comme Walter Luyten et Willy Kuypers a été grand. Leur combat a été exemplaire. La plus grande difficulté pour eux a été de combattre le procès en sépara­tisme ou irrédentisme qui était fait aux Flamands. C'est toujours le procès que l'on fait à ceux qui veulent exister: cet amalgame insupportable entre le désir de reconnaissance identitaire et le séparatisme. Nous autres nationa­listes flamands, nous sommes des in­ternationalistes, comme tous les authentiques nationalistes. Des gens ouverts, aux antipodes des racistes xénophobes du Vlaams Belang (ex Vlaams Blok) qui font tant de mal au mouvement abertzale flamand. Ces racistes sont ultra minoritaires chez nous, mais nos opposants les utilisent sans vergogne pour tenter de nous discréditer. Il n'est que de voir les jour­naux français qui ne peuvent jamais parler de la Flandre sans mentionner le Vlaams Belang. Notre objectif est la construction d'une Europe des peu­ples au lieu de cette Europe des Etats.

 

Enb.: Malgré tout on reconnaît la force et la légitimité des Flamands.

 

L. D.: Oui, malgré cela, on reconnaît la force des Flamands, Non seule­ment parce que nous sommes majori­taires en Belgique. Mais aussi, parce que, en 40 ans, nous avons su sortir la Flandre de la pauvreté endémique qui était la sienne jusque dans les an­nées 60. Souvenons-nous que nos ouvriers allaient travailler dans les mines de Wallonie pour des salaires de misère. L'évolution du port d'An­vers a joué un rôle moteur pour sortir la Flandre de sa pauvreté, Anvers est devenu le deuxième port européen et a entraîné l'industrialisation et un dé­veloppement très dynamique des acti­vités.

La Flandre est à présent riche, alors que la Wallonie s'est appauvrie, en raison de son immobilisme. Au con­traire de la Biscaye, les Wallons n'ont pas su mener la reconversion après la fermeture des mines et le déclin de la sidérurgie lourde. Cette incapacité est largement due à la corruption de l'Etat PS. Jusqu'aux dernières élections de juin dernier, le PS a régné de façon hégémonique sur la Wallonie et, dans une certaine mesure, sur l'Etat fédé­ral. Les Wallons ont profité de l'Etat fé­déral pour obtenir des subventions à outrance, avec leur cohorte de gabe­gie et de corruption. Les mines, par exemple, ont englouti des milliards pour, au bout du compte, finir par fer­mer. La corruption des apparatchiks PS qui détenaient les cinq provinces wallonnes est inimaginable.

Fort heureusement les dernières élec­tions ont mis un terme à l'Etat PS. Les libéraux du Mouvement Réformateur (MR) sont arrivés en tête en Wallonie, devant le PS. Il faut noter qu'à Bru­xelles les libéraux du Mouvement Ré­formateur (MR) se sont alliés avec le Front des Francophones (FDF) pour faire barrage au PS. Le problème c'est que ces gens du FDF sont des anti­flamands enragés.

En Flandre une coalition entre les Dé­mocrates chrétiens (CDV) et les abert­zale flamands du NVA (Nouvelle alliance flamande) s'est constituée et est arrivée en tête aux élections de juin, avec plus de 30% des voix. Le démocrate chrétien, Yves Leterne, a été chargé de constituer le gouverne­ment fédéral mais a jeté l'éponge au bout de trois mois de négociations in­fructueuses, avant d'être de nouveau sollicité par le roi.

 

Enb.: Comment voyez-vous l'avenir de la Flandre?

 

L. D.: Pour moi, les demandes de la coalition victorieuse pour davantage de compétences pour les Flamands ne sont que des exigences minimum. Elles sont pourtant rejetées. Les Fla­mands payent chaque année des mil­liards qui servent en priorité à remplir les poches des politiciens wallons et bruxellois socialistes. Ce qui se pas­se, par exemple, dans la gestion de la sécurité sociale est une honte.

Je le redis, je ne suis pas un sépara­tiste, surtout pas dans le sens du Vlaams Belang. Je suis pour un Etat confédéral qui déléguera l'essentiel des responsabilités à chaque gouver­nement autonome. Je n'ai jamais eu de problème avec les Wallons, ni au séminaire ni à l'université. C'est d'ailleurs grâce à eux que j'ai appris le français. On nous décrit comme des ennemis, mais nous ne sommes pas ennemis. Ce sont nos frères et nos sœurs. Mais cette classe politique wallonne corrompue c'est autre cho­se.

Pour le moment, on ne voit pas trop clair sur l'avenir politique. Sans doute que la vie commune, telle que nous l'avons vécue jusqu'ici, est devenue impossible. Pour ma part je pense que, même si le royaume belge est sauvé et perdure, ça ne peut pas être dans sa configuration actuelle. Un confédéralisme très poussé, très abouti, doit se substituer au fédéralis­me actuel. C'est la condition sine qua non si l'on veut que la Belgique conti­nue à exister. Le titre du De Standaart d'aujourd'hui est «il y a une vie après la Belgique». Personnellement je crois qu'il y aura une vie après la Belgique, que nous serons capables, dans le contexte européen, de nous gérer nous-mêmes. Les constitutionalistes flamands ont déjà préparé une consti­tution pour la Flandre, dans le cadre d'une indépendance quasi complète. Dans ce projet le maintien du royau­me belge est secondaire. Pour nous Flamands, la séparation ne changera rien en matière linguistique, puisque nous avons une autonomie linguistique complète. L'avantage sera une gestion directe et indépendante, sans tutelle de l'Etat belge. Je ne suis pas opposé à la solidarité entre les communautés. Mais la solidarité doit être juste. Cela est différent d'une ap­proche de profiteur qui est la situation que nous connaissons à ce jour. Nous devons construire notre identité de manière encore plus forte et personne n'a le droit de nous en empêcher. Ce qui m'inquiète, c'est la volonté des francophones, notamment du FDF, d'agrandir le Gewest Brussel (Bru-xelles-Hal-Vilvorde) situé au cœur de la Flandre, au-delà des 19 communes actuelles. C'est le signe que les rêves d'hégémonie sont loin d'être éva­nouis.

Nous, au contraire, nous demandons la scission de l'arrondissement électo­ral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Car grâ­ce aux «communes à facilités» de cet arrondissement, les quelques 200.000 francophones qui vivent dans la péri­phérie de Bruxelles, c'est-à-dire en Flandre, peuvent voter pour des listes francophones malgré leur lieu de rési­dence. De telles anomalies ne sont pas acceptables.

 

Enbata, 11 octobre 2007

 

 

 

 

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08-10-07

Vlamingen voor vrijheid en vrede

Vlamingen voor vrijheid en vrede in Baskenland
Flanders for freedom and peace in the Basque Country

Wij zijn inwoners van Vlaanderen die, ongeacht onze politieke kleur, ons ongenoegen wensen te uiten over de arrestatie van meer dan twintig leden van de Baskische politieke partij Batasuna terwijl zij vreedzaam congresseerden te Segura op 4 oktober 2007. Wij eisen de onmiddellijke vrijlating van deze politieke gevangenen. Tegelijkertijd roepen wij de Spaanse en de Franse staat op een duurzame en eervolle vrede na te streven via de dialoog, in plaats van via politieke arrestaties of dubieuze partijwetgevingen. Inperkingen van democratische basisvrijheden zoals de vrijheid om politieke verenigingen te vormen en de vrijheid van meningsuiting binnen de Europese Unie vormen precedenten die ieder van ons slechts kunnen beangstigen.

---

We are inhabitants of Flanders who, regardless of our political persuasions, wish to express our dissatisfaction with the arrest of over twenty members of the Basque political party Batasuna while they were peacefully attending a meeting at Segura on October 4th, 2007. We demand the immediate release of these political prisoners. At the same time we are calling for the Spanish and French state to pursue a enduring and honourable peace by dialogue, rather than by politically motivated arrests or dubious laws on the formation of political parties. Restrictions of core democratic values such as the freedom to form political associations and the freedom of speech within the European Union, like we are witnessing today, form precedents which can only be worrying for each and every one of us.

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02-10-07

Drie jaar later...

 

Op 3 oktober 2004, om 6u20 werd Peio SERBIELLE opgepakt in DOMEZAIN.

Een vijftiental agenten van de DNAT en de RAID waren aanwezig. De huiszoeking verliep met alle gebrek aan enig menselijk respect ( het vasttapijt en de houten vloeren werden losgerukt, meubelen werden beschadigd, boven- en ondermatrassen werden opengesneden enz.)

Er werd hem verweten onderdak verleend te hebben aan ETA-leden.

Op 6 februari 2006, na 17 maanden, mocht hij de gevangenis verlaten in afwachting van het proces. Dit proces moet nog plaats hebben wat betekent dat Peio Serbielle nog steeds geen zekerheid over zijn toekomst heeft. Bovendien wordt hij in zijn beroep belemmerd door het feit dat hij Frankrijk niet mag verlaten en er dus geen sprake meer kan zijn van buitenlandse concerten.

 

Heel weldra komt er een nieuwe CD van Peio op de markt waarover, hier, later meer.

 

 

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25-09-07

Balade en Pays Basque

BALADE EN PAYS BASQUE

 

Zaterdag 29 september

 

Van 15u tot 17u

 

Op Radio Bro Gwened (klik hier om te luisteren)

 

 

 

Alain gaat ons de eerste Cd van AMAREN ALABAK voorstellen

 

“AndereGatik”

 

De jonge dames die deel uitmaken van deze groep staan al zeven jaar op de planken. Hun eerste optreden had plaats tijdens een voorstelling van Jean-Michel Bedaxagar. Zij waren toen twaalf jaar oud! Nu brengen zij een eigen en eigenzinnig programma met traditionele Baskische nummers (in een origineel kleedje) maar gaan ook over de grenzen kijken!  Voor alle “a capella” liefhebbers: een aanrader!

 

http://www.itelebista.com/fr/video/1824

 

 

 

 

Kepa Junkera

 

Zal weldra in Bretagne vertoeven voor 2 concerten ( Rennes en Redon) en dus meer over hem in deze Balade en Pays Basque!

 

http://fr.youtube.com/w/?v=pnDNNdTQltY&session=8pnCM3udVlIaPLxu92nswKJPkNHsHDk7BcvshY-22ydw5IDpyGNG6fppajJ6lJ_fkWxfjonwKnswzRouBVGLZWDXxthVAo5x9i9h_P6ZwVA0pT07AT5W-ChYRyUCAzGkY5hM4rEb_mnXRd70Ek7yY8SOon6hS5j2gsHYWtx5SdjATgC0OXHse_DuruMnIZyY3TKA0hXbCWBuiQAwZoK8MGYugNTU3ZRXNNmy0LUzDQtruTlWE9UJe8mshqPff563

 

 

 

Verder… Verrassingen!

 

Pour infos en Français

 

http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/

 

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30-08-07

Radio Pays

 

Editorial de l'émission du 28 août 2007
Quelques interrogations à propos de deux interrogatoires.
Txalaparta
Mardi 21 août 2007, dès 6 heures du matin, la police procède à une perquisition, à Bayonne, au domicile de Giuliano Cavaterra, 39 ans, membre du bureau du parti politique Batasuna, légal en France, mais illégal en Espagne depuis déjà plusieurs années. Cavaterra, chargé avec d'autres, au sein du parti, des Relations Internationales et en contact permanent avec d'autres mouvements indépendantistes du monde, est l'objet d'une enquête, fait aussitôt savoir la police, en relation avec la revue "Zutabe" que diffuse l'organisation armée basque ETA; il est placé en garde à vue. Ce matin du 21 août, les médias (presse, chaînes de radio et de TV) annoncent immédiatement cette perquisition chez Cavaterra, et son placement en garde à vue, qu'ils présentent comme consécutifs à l'arrestation le 6 janvier 2007 à Hernani, suivie de l'incarcération à Madrid, de Sébastien Bédouret, président de Radio Pays et animateur depuis plusieurs années de Txalaparta. Ce dernier aurait, selon les informations communiquées à la presse par la police, indiqué à la Garde Civile, lors de son "interrogatoire" en janvier, que Cavaterra l'aurait chargé de l'impression et de la diffusion de "Zutabe"; les mêmes sources précisent que l'Espagne a procédé à la libération sous caution de Sébastien Bédouret après deux mois de détention provisoire.

Que les médias diffusent ces informations si rapidement et d'une même voix, voilà qui ne manque pas de surprendre. Les médias ne se posent-t-ils donc pas de questions lorsque les services de police français, en collaboration avec la police espagnole, leur fournissent des informations d'une telle précision le matin, et commencent à battre prudemment en retraite l'après-midi même en déclarant ne pas soupçonner Cavaterra de liens avec ETA et ne pas le considérer comme le responsable de l'édition de la revue "Zutabe"?

Le lendemain mercredi 22 août, Sébastien Bédouret, convoqué par la SDAT, est entendu toute la matinée sur cette affaire que la justice espagnole avait pourtant classée sans suite voici quelques semaines: il quitte les locaux de la SDAT en fin de matinée. A sa suite, Giuliano Cavaterra quitte le commissariat de Bayonne vers 17 heures, sans charges.

Les médias, si prolixes à propos de cet n-ième épisode d'une "lutte contre le terrorisme" bien peu regardante sur les moyens mis en œuvre, seront par contre étonnamment courts et discrets sur cet épilogue dépourvu de tout caractère spectaculaire, et sans doute par là même peu intéressant pour eux, car une interpellation dont on pouvait imaginer qu'elle était de taille à ébranler l'édifice Batasuna se terminait là en eau de boudin.

Pourtant, cette anecdote mérite qu'on s'y arrête. Lorsqu'une affaire vient à être examinée en justice, le principe du secret de l'instruction s'applique, car tout citoyen, même s'il est suspect, est présumé innocent. On attendrait légitimement la même discrétion dans le déroulement d'une enquête menée par la police. Or, dans cette affaire-ci, que constate-t-on? Que la police s"est servi des médias pour justifier une enquête qu'elle a voulu mener sur Cavaterra en prenant prétexte d'une déclaration qu'aurait faite à la police espagnole Sébastien Bédouret, connu pour son engagement de citoyen français solidaire des Basques en lutte pour la libération de leur pays, et très estimé pour son dévouement dans le maintien par le biais de Txalaparta des liens entre les détenus basques et leurs familles et amis. Ce prétexte est particulièrement grossier, si l'on considère que les déclarations de Sébastien Bédouret extorquées par la police espagnole l'avaient été sous la torture d'une part, et que la justice espagnole elle-même a déjà classé cette affaire sans suite d'autre part. En s'abritant derrière Sébastien Bédouret, en le faisant passer, l'espace de quelques heures en tout cas, pour celui qui les a mis sur la piste de Cavaterra, les enquêteurs ne cherchent-ils pas à le déconsidérer aux yeux de ses amis basques?

Quant à Cavaterra, la police, bien loin de le croire derrière "Zutabe", ne voit-elle pas surtout en lui et dans ses contacts avec les autres mouvements indépendantistes un militant jouant un jeu dangereux pour l'intégrité du territoire français, qui risque fort d'être battu en brèche avec une vigueur renouvelée dans les années qui viennent?

Cette perquisition chez Cavaterra et son placement en garde à vue, de même que la convocation de Sébastien Bédouret à la SDAT, sans que finalement la moindre charge ait été retenue contre eux, c'est beaucoup de bruit pour rien. Cela ressemble fort à un coup tordu sans autre objectif qu'un tapage médiatique pour occuper le terrain. Une fois de plus, on voit que la police peut porter tort à des citoyens en toute impunité, de façon passablement arbitraire.

Mais est-ce qu'on ne peut pas se poser aussi des questions sur les intentions de la France par rapport à ce parti Batasuna autorisé sur le territoire alors qu'il est interdit chez sa voisine (et amie) l'Espagne, lorsqu'on rapproche cette opération de police des 21 et 22 août de la visite faite en Euskal Herri par Nicolas Sarkozy le 24 août et de sa déclaration en forme de coup de menton sur ces "terroristes qui n'ont pas droit de cité sur le territoire de la République française"? M. Sarkozy, le Pays Basque n'attend pas de la France de stériles démonstrations de force, mais simplement du respect, et donc la mise en place d'une authentique démarche d'écoute et de dialogue.

Paris, le 28 août 2007.

Mikel Mourguiart

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23-08-07

Maurice RAVEL

 

Le festival Musique en Côte basque rassemble "les musiciens qui peuvent le mieux représenter Ravel"
·Point d’orgue de cette année Ravel, la 48e édition du festival entend montrer le caractère et la personnalité du compositeur

C’est en quelque sorte le point d’orgue musical de cette année Ravel qui, en Pays Basque, célèbre les 70 ans de la disparition de son prestigieux compositeur.Le festival Musique en Côte basque, qui se tiendra du 26 août au 13 septembre entre Anglet, Bayonne, Biarritz, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz et Urrugne entend "montrer le caractère et la personnalité de Maurice Ravel" à travers "un programme très cohérent".C’est en tout cas le souhait de Jean-Michel Barate, le président du comité d’organisation de cette 48e édition du festival, qui compte tout de même sur une affiche prometteuse et la participation "des musiciens qui peuvent le mieux illustrer Ravel".Alexandre Tharaud, Philippe Entremont, Barbara Hendricks, David Grimal, Georges Pludermacher, l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, sont, entre autres, au menu des réjouissances, ainsi qu’une coproduction de la fantaisie Lyrique L’Enfant et les sortilèges avec l’Académie Ravel.

Pour autant, s’il s’agit effectivement de cerner au plus juste la personnalité musicale de cet esprit libre, faite de renouveau et d’héritage classique, pas question non plus d’en avoir une approche exhaustive.Si Maurice Ravel a été peu prolifique et prenait le temps de la composition, il a tout de même légué quelque 111 ¦uvres achevées entre 1887 et 1933, dont 86 ¦uvres originales et 25 ¦uvres arrangées ou orchestrées.Le festival a donc pris le parti de présenter le plus illustre des Ziburutar sur le thème "Ravel, les années trente" et de privilégier le piano et la musique de chambre même si on pourra également compter sur "un peu d’orchestre symphonique" rappelle Jean-Michel Barate. Une belle occasion de revenir sur le bouillonnement artistique sans précédent qu’a connu le Pays Basque dans les années trente, avec notamment l’historien de l’art Jean-François Larralde, et de s’attacher à une période où Ravel, en pleine gloire, créa ses derniers chefs-d’¦uvre, avant de renoncer à l’écriture, rongé par la maladie.

1930 marque au Pays Basque l’inauguration du quai Ravel à Ciboure, en présence du compositeur, et quelques jours plus tard, un festival mémorable donné au nom du compositeur, à l’Hôtel du Palais de Biarritz. Entre 1929 et 1931, Ravel conçut ses deux derniers grands chefs-d’¦uvre. Composés simultanément et créés à quelques jours d’intervalle en janvier 1932, les deux concertos pour piano et orchestre apparaissent comme la synthèse de l’art ravélien, combinant forme classique et style moderne empruntant au jazz. Mais ces deux ¦uvres frappent par leur contraste. Au Concerto pour la main gauche, ¦uvre grandiose baignée d’une sombre lumière et empreinte de fatalisme qu’il dédia au pianiste manchot Paul Wittgenstein, répondit l’éclatant Concerto en sol dont le mouvement lent constitue l’une des plus intimes méditations musicales du compositeur. Avec les trois chansons de Don Quichotte à Dulcinée, composées en 1932 sur un poème de Paul Morand, les concertos mirent un point final à la production musicale de Maurice Ravel, incapable de retranscrire la musique qu’il créait, comme ce ballet-oratorio, Morgiane, inspiré des Mille et Une Nuits, et surtout ce grand opéra, Jeanne d’Arc, que Ravel disait "entendre dans sa tête" mais qu’il ne pouvait écrire.

Reste que si Ravel était peu prolifique, son ¦uvre se distingue en revanche par l’intensité de créations majeures.Le Boléro, les deux concertos pour piano et orchestre et l’orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski sont les quatre ¦uvres qui ont le plus largement contribué, depuis des décennies, à la renommée mondiale du musicien. Le Concerto pour la main gauche est aujourd’hui une des ¦uvres les plus jouées et les plus mondialement appréciées de Maurice Ravel, même si elle reste moins accessible que son faux jumeau, le Concerto en sol. Le festival promet de faire revivre ce Concerto pour manchot dans une interprétation du pianiste soliste de l’Orchestre National de Bordeaux, Nicholas Angelich, le 6 septembre.Un plaisir solitaire à une seule main, qui suivra la singularité d’un orchestre qui s’accorde dans Tunning up du compositeur franco-américain Edgar Varese que Ravel, naturellement, admirait pour sa nouveauté.A la baguette de Kwamé Ryan, l’orchestre de Bordeaux interprétera ensuite Le sacre du printemps, pour rappeler que Ravel soutint sans conditions son ami Stravinski lors de la création tumultueuse de cette ¦uvre majeure à Paris.

Piano et violon s’accorderont le 4 septembre avec le virtuose David Grimal et son stradivarius de 1710, et le pianiste Georges Pludermarcher auquel les spécialistes attribuent l’un des meilleurs enregistrements de l’intégral de la musique pour piano de Ravel.Un duo qui se lancera sur les traces de Gabriel Fauré, qui fut le professeur de Ravel, de César Franck ou de Debussy, l’éternel frère ennemi, avant d’attaquer la Sonate n°2 pour violon et piano du compositeur né à Ciboure en 1875.

Côté piano, on atteindra un sommet le 7 septembre avec le célèbre Alexandre Tharaud, qui produira l’¦uvre intégrale pour piano de Ravel dans l’église où il fut baptisé il y a plus d’un siècle.Enfin, la soprano Barbara Hendricks, habituée du festival Musique en Côte basque, viendra rappeler à Saint-Jean-de-Luz, le goût de Ravel pour le jazz, cette musique neuve qui influença largement son ¦uvre.Le festival s’ouvrira dimanche avec la traditionnelle Messe des Corsaires, chantée par les chorales de la Côte basque, en l’église de Saint-Jean-de-Luz.

PROGRAMME

jeudi 30 août

21h Biarritz Gare du Midi, Philippe Entremont, Mozart, Beethoven (Appassionnata), Debussy, Ravel (Pavane, Alborada). 37 à 27 euros

samedi 1er septembre

21h Bayonne Musée Bonnat, Siheng Song, lauréat du Concours International de Piano Long-Thibaud, Haydn, Liszt, Ravel, 37 à 31 euros

lundi 3 septembre

21h Bayonne Théâtre Renaud Capuçon, violon Henri Demarquette, violoncelle Frank Braley, piano Ravel Trio Saint Saëns Debussy, 37 à 27 euros

mardi 4 septembre

21h Anglet Église Saint Léon David Grimal, violon Georges Pludermarcher, piano Fauré, Franck, Debussy, Ravel 37 à 18 euros

mercredi 5 septembre

21h Ciboure Église Alexandre Tharaud, piano Ravel intégral de l'¦uvre pour piano, 37 à 18 euros

jeudi 6 septembre

21h Saint-Jean-de-Luz Église Orchestre National Bordeaux-Aquitaine Dir. : Kwamé Ryan Nicholas Angelich, piano Varèse Ravel Concerto pour la main gauche Stravinski le Sacre du Printemps, 37 à 18 euros

vendredi 7 septembre

21h Ciboure Église Alexandre Tharaud, piano Ravel intégral de l'¦uvre pour piano, 37 à 18 euros

samedi 8 septembre

21h Saint-Jean-de-Luz Jai Alai, Barbara Hendricks, soprano Barbara chante Gershwin, 50 à 18 euros

mardi 11 septembre

21h Urrugne Église Cédric Tiberghien, piano Quatuaor Psophos Ravel Quatuor Franck Quintet avec piano, 37 à 18 euros

jeudi 13 septembre

21h Saint-Jean-de-Luz Jai Alai, Ravel L'Enfant et les Sortilèges, mise en espace François Le Roux. Fantaisie lyrique version Didier Puntos pour voix, violoncelle, flûte et piano 4 mains, 32 à 18 euros

 


 

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21-08-07

Bertolt Brecht

 

 SOLIDARITEITSLIED

Voorwaarts! en niet vergeten
wat maakt ons zo sterk in de strijd
Bij hong'ren en bij eten
Voorwaarts! niet vergeten
De Solidariteit!

Kom te voorschijn uit uw krotten
Ook al is het niet voor lang
Na een week van troost'loos sloven
Trekt naar buiten met gezang!

Voorwaarts! en niet vergeten
wat maakt ons zo sterk in de strijd
Bij hong'ren en bij eten
Voorwaarts! niet vergeten
De Solidariteit!

Nog zijn wij niet met z'n allen
En nog is 't maar voor één dag
Dat de velden ons toebehoren
En dat ze ons koest'ren mag

Voorwaarts! en niet vergeten
wat maakt ons zo sterk in de strijd
Bij hong'ren en bij eten
Voorwaarts! niet vergeten
De Solidariteit!

Zagen wij de zonne schijnen
Over bloemen, over gras
Konden wij toch nooit geloven
Dat dit waarlijk 't onze was

Voorwaarts! en niet vergeten
wat maakt ons zo sterk in de strijd
Bij hong'ren en bij eten
Voorwaarts! niet vergeten
De Solidariteit!

Want wij zagen even gloren
Vrijheid, die ons was ontrukt
Maar wij bleven als tevoren
In de modder neergedrukt

Voorwaarts! en niet vergeten
wat maakt ons zo sterk in de strijd
Bij hong'ren en bij eten
Voorwaarts! niet vergeten
De Solidariteit!

Maar eens zal men aanschouwen
Opmarcherend met gezang
Om ons leven nieuw te bouwen
Met ons allen, en voor lang

Voorwaarts! en niet vergeten:
Onze straat en de velden vrij!
Voorwaarts! en niet vergeten:
Alle straten onze straten
Ruime baan eisen wij!

http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

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15-08-07

Voor ieder:)

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Mikel+Laboa/v...

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12-07-07

ETXE

 

Jan Maas was zo vriendelijk me deze tekst te sturen…

 

 

Pagatzautunduagoienengoa

 

In Wij

27.01.00

 

Men moet geen Spanjaard zijn om te weten dat in het land van Juan Carlos de Borbón y Borbón zowat de helft van de bewoners García of González heet. Vandaar waarschijnlijk de gewoonte ook de familienaam langs moeders zijde te gebruiken om vergissingen te vermijden. Omdat Spanjaarden vaak een dubbele voornaam hebben kan het behoorlijk indrukwekkend klinken: Maria del Puy González de la Cruz is misschien gewoon de bakkersvrouw van om de hoek.

In Baskenland, met zijn twee Jezuïeten, heten de zonen ofwel Iñaki, Ignacio, Iñigo (naar Ignatius van Loyola) ofwel Xabier, Javier, Javi (naar Franciscus Xaverius).

Drie dagen nadat Franco aan de macht kwam, werden Baskische voornamen bij decreet verboden. Enkele Baskische maagden als Aránzazu, Iciar of Begoña bleven gespaard; Irache, Idoya en Arrate werden gedoogd, hoewel. Door er María vóór te zetten werden ze verspaanst. Na de dood van de caudillo viel alles weer heel langzaam in de plooi en na de ontkerstening, bij de linkse onafhankelijkheidsstrijders, kwamen er zelfs namen als Ibai (rivier) en Arkaitz (rots). Nu moet je niet meer schrikken van een naam als Iraultza, revolutie!

90 % van de Baskische familienamen verwijzen naar de plaats van herkomst. Omdat voor een Bask het geboortehuis (‘etxea’) heilig is wijzen de meeste namen dan ook naar dat huis en/of naar de plaats waar het zich bevindt en dat is in dit Pyreneeënland nogal eens tegen een berg, in een valei, bij een rivier of een weiland. Veel namen beginnen dan ook met ‘etxe’ of eindigen op ‘txea’ of het verspaanste ‘chea’. Enkele voorbeelden:

Goikoetxea: (Van) het hoogste huis

Etxeberria of Echeverria: (Van) het nieuwe huis. (zie Domela Nieuwenhuis). Lag dat huis op een berg (mendi) dan heette de bewoner al vlug Mendiechebarria.

In het groene Baskenland verwijzen ook veel namen naar bomen of planten (zie Van der Elst, of Haegdoren).

Een naam als Pagatzautunduagoienengoa staat dan wel in de “Nomenclatuur van Baskische namen” van de Koninklijke Academie voor de Baskische Taal vermeld maar je zal hem tevergeefs in een telefoonboek vinden.

Opvallend is dat 55% van de bewoners van Euskalherria géén enkele Baskische familienaam draagt terwijl in Spanje op z’n minst 10 % van de bevolking één Baskische naam heeft, zelfs in de meest zuidelijke provincies (zie bij ons de Vlaming Anciaux en de Waalse Onkelinx)

De naam Eznarri is ongetwijfeld zeer oud. De Basken wisten reeds melk te koken vooraleer het gebruik van ijzer bestond. In een houten schaal vol melk werd een gloeiend hete steen gelegd. Eznarri komt van esne (melk) en (h)arri (steen).

Juan José Zearreta Urigoitialdekozea, directeur van de Koninklijke Academie voor de Baskische Taal, werd ooit ’s nachts door de mannen van de Guardia Civil tegengehouden. Toen ze op hun lijst van verdachten zijn naam zochten, zuchtte de hoogste in bevel: “Welke originele familienamen hebt U! De eerste eindigt op ETA, om over de tweede nog maar te zwijgen.” Die kon hij niet eens uitspreken.

 

Jan Maas

 

Info: “Apellidos Vascos” van Luis Michelena, in het artikel ‘Juntos y Revueltos’ (El País, 5 juli ’98) en over Baskische voornamen (El Diario Vasco, 12 juli ’99)

 

 

 

Gabriel Aresti                            

    (1933-1975)

 

 

Né au sein d'une famille patriote mais hispanophone à Bilbao, il a appris le basque tout seul, à l'adolescence, en lisant les auteurs classiques à la bibliothèque municipal et en écoutant les improvisateurs. Sa poésie symbolique du début s'est transformée en arme de critique sociale avec la maturité, et il a eu une grande influence sur la jeunesse des années 1960 et 70. Son ouvrage Harri eta Herri (Pierre et Peuple, 1964) est considéré comme l'œuvre fondatrice de la poésie moderne basque. Il a renversé le mythe du basque fervent catholique, il s'est ouvertement déclaré de gauche dans un contexte plus que difficile, il a rénové la chanson ainsi que le théâtre... Sa mort, coïncidant avec celle de Franco et de son régime, ferme définitivement un cycle dans la littérature basque et ouvre un nouveau.

www.basquepoetry.net

 

 

Gabriel Aresti werd geboren, in Bilbao, in een patriottische maar Spaans sprekende familie. Het was tijdens zijn puberjaren dat hij, de klassiekers uit de gemeentelijke bibliotheek lezend, het Euskara leerde.

Zijn stijl evolueerde van “symbolisch” naar “sociaal kritisch” en beïnvloedde heel wat jongeren in de jaren 1960 en 70. Harri eta Herri  (Steen en Volk, 1964) wordt beschouwd als de grondsteen van de moderne Baskische poëzie. Hij slaagde er in een ander beeld te geven van de “vurig gelovige Bask”. Hij verklaarde zich, openlijk, links en dit in erbarmelijke tijden. Hij vernieuwde het lied en het theater…

Zijn dood, die samenviel met deze van Franco en zijn bestuur, was de afsluiting van een belangrijk hoofdstuk van de Baskische literatuur.

 

Vertaling: Flie 

 

 

Gabriel Aresti, 1963

 

 

Nire aitaren etxea

defendituko dut.

Otsoen kontra,

sikatearen kontra,

lukurreriaren kontra,

justiziaren kontra,

defenditu

eginen dut

nire aitaren etxea.

Galduko ditut

aziendak,

soloak,

pinudiak;

galduko ditut

korrituak,

errentak,

interesak,

baina nire aitaren etxea defendituko dut.

Harmak kenduko dizkidate,

eta eskuarekin defendituko dut

nire aitaren etxea;

eskuak ebakiko dizkidate,

eta besoarekin defendituko dut

nire aitaren etxea;

besorik gabe,

sorbaldik gabe,

bularrik gabe

utziko naute,

eta arimarekin defendituko dut

nire aitaren etxea.

Ni hilen naiz,

nire arima galduko da,

nire askazia galduko da,

baina nire aitaren etxeak

iraunen du

zutik.

 

 

 

LA MAISON DE MON PÈRE

        Gabriel Aresti, 1963

 

 

La maison de mon père

je la défendrai

contre les loups,

contre la sécheresse,

contre le lucre,

contre la justice,

je la défendrai,

la maison de mon père.

Je perdrai mon bétail,

mes prairies,

mes pinèdes,

j'y perdrai

les intérêts,

les rentes,

les dividendes,

mais je défendrai

la maison de mon père.

On m'ôtera les armes

et je la défendrai avec mes mains

la maison de mon père.

On me coupera les mains

et je la défendrai avec mes bras

la maison de mon père.

On me laissera sans bras,

sans poitrine et je la défendrai avec mon âme

la maison de mon père.

Moi je mourrai

mon âme se perdra

ma famille se perdra

mais la maison de mon père

durera

debout.

 

 

Traduction: Jean Haritschelhar / Mattin Larzabal

Version originale: NIRE AITAREN ETXEA

 

 

 

HET HUIS VAN MIJN VADER

 

Het huis van mijn vader

zal ik verdedigen

tegen de wolven,

tegen de droogte,

tegen winstbejag,

tegen het gerecht,

zal ik verdedigen

Het huis van mijn vader.

 

Ik zal mijn vee verliezen,

mijn weilanden,

mijn dennenwouden,

Me zal worden ontnomen

interesten

en renten

Nog zal ik verdedigen

Het huis van mijn vader.

 

Ontneemt men mij de wapens

dan verdedig ik met mijn handen

het huis van mijn vader.

Met afgehakte handen

zal ik het met mijn armen verdedigen,

het huis van mijn vader

 

Men ontneemt me armen,

en borst, dan verdedig ik met mijn ziel

het huis van mijn vader.

Sterf ik

dan verdwijnt mijn ziel

mijn geslacht

Maar het huis van mijn vader

blijft

rechtop.

 

 

Vertaling: Flie

 

 

 

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09-07-07

Maddi Oihenart in, België!!!!!!!!!


VLERNIKA
"Los Niños De La Guerra"

10 juli 2007 - Feest van de Vlaamse Gemeenschap
15 juli 2007 - Gentse Feesten
Sint-Jacobsplein - Gent



Dit jaar is het precies 70 jaar geleden dat een grote groep Spaanse vluchtelingenkinderen in België onderdak vond. De tol van de Spaanse burgeroorlog was groot.

De Spaanse burgeroorlog woedde van 1936 tot 1939. Om hun kinderen van het oorlogsgeweld te hoedden, zonden veel Spanjaarden hun kroost naar veiliger oorden. In België organiseerden gezinnen solidariteitsacties. Zo vingen Gentse families meer dan tweehonderd Baskische kinderen op. Het spreekt voor zich dat dit een heel emotionele gebeurtenis was voor de kinderen, de achtergebleven familieleden en de pleeggezinnen. Nadat het geweld geluwd was, kwam Franco aan de macht. Sommige kinderen keerden toen terug, anderen bleven in België en bouwden hier hun leven op. De organisatie Los Niños de la Guerra bracht de Spaanse vluchtelingen later opnieuw samen. Deze gebeurtenissen worden herdacht aan de hand van een aantal producties in een organisatie van Trefpunt.

Multimediaproject
Fabio WuytackMuzikant en Stadscomponist Dick van der Harst en cineast Fabio Wuytack, in samenwerking met scenarist Brecht Vanmeirhaeghe slaan de handen in elkaar om rond het thema een multimediaal kunstwerk te maken.
Fabio Wuytack is een jonge filmmaker die zijn talent al bewees met de korte documentaire Made in Italy, een prijsbeest op nationale en internationale festivals. Met nieuwe opnames en archiefmateriaal van de Filmoteca Vasca giet hij het verhaal van de vluchtelingen in een beeldverhaal dat emotie, geschiedenis en verbeelding doorkruist.
Dick van der Harst - foto © Michiel HendryckxDick van der Harst staat bekend om zijn vakmanschap, zin voor experiment en de multiculturele dimensie in zijn repertoire. Hij zet zijn muzikale fantasie aan het werk en put uit het traditionele Baskisch folkrepertoire om de thematiek van de film in een muziekstuk te gieten. Hij is ook huiscomponist van LOD.
De componist en de filmmaker werken als artistieke tandem heel nauw samen waardoor klank en het beeld als het ware één geheel vormen. De muziek wordt live gebracht tijdens de vertoning van de film door een koor en een orkest onder leiding van Dick van der Harst. De Vlaamse muzikanten krijgen ondersteuning van twee Baskische txalaprtaspelers, een Baskische zangeres en een Baskische musicoloog.

Boek
Uitgeverij Epo brengt in mei het boek Los Niños uit met getuigenissen van elf niños. Journaliste Hilde Pauwels werkte samen met zes andere journalisten en twee historici om die verhalen te bundelen.

Expo
Linxplus start op 6 mei in Leuven met de fototentoonstelling Los Niños. De expositie houdt halt in alle Vlaamse provincies. Tussen 7 en 27 juli zijn de foto's te zien in Gent aan Ons Huis op de Vrijdagmarkt.

Openlucht theaterproductie
In de theatervoorstelling Spaans Krijt kruipt acteur Daan Hugaert tijdens de Gentse Feesten in de huid van een voormalig Spaans vluchtelingenkind en leidt hij bezoekers rond in Gent. Voor zijn rol baseert hij zich op verschillende getuigenissen. De rondleiding eindigt op de Vrijdagmarkt aan de expo van Linxplus.

Partners
- Stad Gent dienst feesten Vredeshuis www.gent.be
- Vlaanderen Feest www.11daagsevlaanderen.net
- De Vlaamse Gemeenschap www.vlaanderen.be
- Provincie Oost-Vlaanderen www.oost-vlaanderen.be
- Amsab www.amsab.be
- AVS www.avs.be
- VIVA/SVV www.viva-svv.be
- Los niños de la guerra
- Linxplus www.linxplus.be
- Anjerproducties www.anjer.be
- Epo www.epo.be
- Gent Cultuurstad www.erfgoedcelgent.be
- Stad Mechelen www.erfgoedcelmechelen.be
- Rodenbachfonds rodenbachfonds.scw.be
- Internationaal Straattheaterfestival www.istf.be
- Circulo de pensionistas Españoles de Gante
- historicus Johan Block
- Manuel Mùgica-Gonzalez
- Marinus Vader

VLERNIKA
"Los Niños De La Guerra"

10 julio 2007 - Fiesta de la Comunidad Flamenca
15 julio 2007 - Fiestas de Gante
Sint-Jacobsplein - Gent



Este año se cumplen precisamente setenta años de la llegada de un gran grupo de niños españoles a Gante, ciudad donde encontraron refugio. Las consecuencias de la Guerra Civil española fueron horribles.

La Guerra Civil española duró de 1936 a 1939. Para salvaguardar a sus niños de la violencia de los combates, muchos españoles enviaron a sus hijos a lugares seguros. En Bélgica muchas familias organizaron acciones de solidaridad. Así familias en Gante albergaron a más de 200 niños, principalmente vascos. Sin duda alguna puedeasegurarse que este hecho era una situación muy emocional para los niños, por las familias dejadas atrás y lasnuevas familias sustitutas. Tras vencer Franco la guerra ala República, la situación se calmó. Algunos niños regresaron, otros se quedaron en Bélgica, donde construyeron sus vidas. Estos hechos estara

Proyecto multimedial
Fabio WuytackEl músico y compositor de ciudad Dick van der Harst y el cineasta Fabio Wuytack trabajan mano a mano para crear un concierto de multimedia.
A base de material musicales y poemas sobre los niños refugiados, Dick van der Harst hizó unas composiciones nuevas. Una orquesta de quince personas - músicos flamencos y txalapartaris vascos - animará la pieza de música. También consiste en dos músicos conocidos, el musicólogo Juan Mari Beltran y la cantante Maddi Oihenart. Durante el concierto será estreñado la película de Fabio Wuytack. El cineasta combinó materiales del archivo de la Filmoteca Vasca con imágenes nuevos.

Fabio Wuytack es un joven director que ya demostra su talento con el documental breve Made In Italy, ganador de varios premios en festivales internationales. Con imágenes del Archivo de la Filmoteca Vasca y imágenes actuales él conta la crónica de los refugiados, un relato sobre emoción, historia y imaginación.
Dick van der Harst - foto © Michiel HendryckxDick van der Harst esta conocido por su capacidad professional, su sentido de experimento y la dimensión multicultural de su repertorio. Gracias a su fantasia musical Dick van der Harst ha escrito una novedosa composición musical basada en la música tradicional Vasca. La composición pone los temas del film en música.
La colaboración entre ambos artistas hace que imagen y sonido formen una unidad inseparable. Un coro y una orquesta dirigido par Dick van der Harst jugará live la pieza de música durante el espectáculo del film. Los músicos flamencas reciben asistencia de dos txalapartaris Vascos, una cantante Vasca y un musicólogo Vasco.

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03-07-07

Témoignage

 

Communiqué comité solidarité basque de Lille le 2 juillet 2007

 

Bonjour

Vous trouverez ci joint, un message de la militante basque Agurtzané DELGADO IRIONDO qui devrait être expulsée vers l'Espagne très rapidement...ainsi qu'un témoignage de Lorette LUCANTIS du comité solidarité basque de Lille.

Nous vous demandons de diffuser le plus largement possible ces documents.

D'autre part nous vous informons l'arrivée à la prison de Bapaume d'une autre militante basque, Aintzane de ORKOLAGA ETXANIZ qui a été condamnée dans un premier procès en Assises à  5 ans de prison, puis en Correctionnel à 4 ans. Pas de cumul des peines. Sortie prévue en Avril 2010.

La solidarité exprimée par le comité solidarité basque de Lille depuis plus de 20 ans se poursuivra, tout comme l’engagement envers les prisonnier(es) politiques incarcérés à Bapaume…et ailleurs.

CSB Lille – Stéphane Hardy – 06 18 45 07 88

 

 Message d’Agurtzané

 Bapaume 1er juillet 2007.

 

J'arrive à la fin de mon séjour par ces terres, mais je ne veux pas partir sans vous dire que votre solidarité a été précieuse pour moi.

En prison, comme ailleurs, ce n'est pas possible de lutter toute seule, car la machine qu'on a en face de nous est très puissante, et de « notre côté » on trouve trop souvent la détresse des damnés de la terre. Mais vous avez réussi à surmonter les murs et les barbelés, et ensemble on a été capables de mener de petites batailles indispensables pour parvenir à un monde plus juste où tous les peuples, et toutes les personnes puissent vivre en liberté et dignité.

Et il faut continuer !

Continuer le combat sans oublier que Nathalie et Fernando ont déjà laissé plus de 20 ans de leur vie en prison, qu'Aintzané va se trouver elle aussi encore plus éloignée du Pays Basque, et que de ce côté des murs il reste beaucoup de personnes qui subissent l'oppression.

Avançons ensemble parce que La SOLIDARITE et l'INTERNATIONALISME sont notre force.

Merci Camarades.

Gora Euskadi Ta Askatasuna !! »

Agurtzané Delgado Iriondo

Prisonnière politique Basque

 

Témoignage de Lorette Lucantis

 

C'est aujourd'hui donc, 2 juillet, qu'Agurtzané Delgado Iriondo, 48 ans, prisonnière politique basque, va être « libérée » de la prison de Bapaume pour être conduite vers les prisons espagnoles. Arrêtée à Bayonne, le 15 septembre 2000, elle a été condamnée par les tribunaux d'exception français à  9 ans de prison en 2003. Sa peine finie en France, elle va être remise à l'état espagnol où elle a été condamnée à 18 ans en 2004 par l’Audience Nationale (tribunal spécialisé dans la répression contres les militants basques) en tant que membre du « commando Madrid ».

 

Agurtzané, donc, est restée environ 4 ans à Bapaume, une parmi les 146 prisonnier(e)s politiques basques actuellement incarcéré(e)s en France, et va se retrouver en Espagne une parmi les 450 prisonnier(e)s politiques basques incarcérés là-bas !

En France comme en Espagne c'est la politique de dispersion qui prévaut, ce qui veut dire que la plupart des prisonniers basques se retrouvent le plus souvent seuls, et très loin de leurs familles... Bapaume, faut-il le rappeler ? est à plus de 1000 kms du Pays Basque !

Ce n'est pas pour autant qu' « ils » vont renoncer à envoyer des Basques à Bapaume,  puisque Aintzané arrive, probablement aujourd'hui... Et que les 145 autres sont dispersés dans toutes les prisons de France !

 

Mais si les conditions de détention ne sont drôles pour personne en France, elles sont bien pires en Espagne...

La dispersion y est bien sûr également la règle.

« Les militants basques sont l'ennemi n° 1. Et comme m’écrit une prisonnière basque avec qui je correspond «  pour nous c'est direct l'isolement »... Il arrive que l'isolement soit partagé avec d'autres prisonnières politiques (basques, ou Grapo... ) mais il arrive aussi souvent que l'isolement soit la solitude complète... « c'est très différent d'être à deux ou seule, à deux au moins on peut partager les promenades, et parler... j'ai passé des jours à ne pas entendre ma voix... »

Les détenu(e)s peuvent téléphoner à des numéros donnés à l'avance, 5 fois par semaine et pendant 5 minutes chaque fois... Conversations écoutées bien sûr !

Cette prisonnière ajoute : « ...  20 heures de cellule par jour, 4 heures de promenade. La promenade on la fait dans des cours différentes, l'une fait 10 mètres sur 10, on y sort pendant 2 heures et demie, l'autre 10 mètres sur 1,65 et on y sort pendant une heure et demie... Cette dernière cour est si petite que la plupart du temps on renonce à y aller. Les activités c'est zéro. Alors il faut inventer pour passer la journée... »

Les parloirs, 20 minutes (40 minutes, parfois, pour ceux qui viennent de très loin) derrière une vitre, avec téléphone... Pour les avocats aussi c'est l'hygiaphone, avec les dérives que l'on peut supposer... c'est ainsi que des morceaux de conversations privées ont pu se retrouver devant les tribunaux ou dans la presse !

Les lettres sont microfilmées, et là aussi des extraits de ces lettres peuvent se retrouver comme « pièce à conviction », ou dans les journaux. C'est sans doute la raison pour laquelle celle dont je vous donne quelques extraits a mis 24 jours à me parvenir !

Et l'état espagnol invente sans cesse de nouvelles lois pour que ne puissent pas sortir ceux qui ont terminé leur peine (ce qui fut le cas d’Inaki et pas mal d’autres...) pour que les remises de peine soient supprimées pour les prisonniers basques, pour que la prison soit l'équivalent d'une peine de mort... Et pour que de plus en plus d'opposants soient mis en prison puisqu'a même été inventé le concept d’arrestation préventive pour ceux qui seraient susceptibles de vouloir un jour mener une action militante.

N'oublions pas non plus qu'en Espagne torture et mauvais traitements existent toujours lors des gardes à vue : 5 jours + les 8 premiers jours d’incarcération  sans avoir le droit de communiquer avec quiconque, y compris un avocat... et que ce sont ceux qui dénoncent ces tortures qui sont punis ! Une manifestation le rappelant a eu lieu le mardi 26 juin à Bruxelles devant le Parlement européen.

 

C'est avec grand plaisir que j'ai rendu visite à Agurtzané, avec une grande émotion que je lui ai dit au-revoir hier.... et ce que je n'oublierai pas c'est ce constant souci de solidarité dont elle a fait preuve à Bapaume : envers Joëlle, aujourd’hui décédée, et Nathalie (membres d’Action Directe)  et Fernando (militant communiste Espagnol) mais aussi envers toutes les autres détenues à qui elle a constamment répété que dignité et solidarité sont les valeurs premières à cultiver, qu'il ne faut pas accepter la prison comme allant de soi, et qu'il faut lutter aussi pour en finir avec toutes les prisons. 

 

Le 2 juillet 07- Lorette LUCANTIS -  lorette.lucantis@gmail.com

 Comité Solidarité Basque Lille – csblille@aol.com

 

 

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30-06-07

MEERVOUD

 

Jong N-VA steunt aanklacht tegen Spaanse folterpraktijken

Jan Loones, Vlaams parlementslid
Bas Luyten, voorzitter Jong N-VA

In het kader van de ‘Werelddag voor slachtoffers van foltering’ ontving de N-VA-fractie in het Vlaams Parlement een Baskische delegatie die getuigde over de folteringen door het Spaanse regime. Momenteel zijn een vijftigtal Basken in Brussel om de aandacht te vestigen op de laakbare methodes die Spanje gebruikt om dissidenten de mond te snoeren.
Sinds de jaren zeventig zijn meer dan 35.000 Basken gearresteerd door de Spaanse staat. Zo’n 15.000 daarvan werden op illegale wijze vastgehouden en nog eens 7000 Basken werden het slachtoffer van foltering. Dit zijn indrukwekkende aantallen als men in het achterhoofd houdt dat Baskenland slechts 3 miljoen inwoners telt. De Spaanse staat arresteerde en martelde overigens niet alleen ETA-verdachten, maar ook journalisten en studenten die geen banden hebben met de verboden terreurbeweging.
Vlaamse volksvertegenwoordigers Jan Loones (N-VA), Helga Stevens (N-VA) en Eloi Glorieux (Groen!) ontvingen vandaag, samen met eresenator Walter Luyten (N-VA) en Jong N-VA-voorzitter Bas Luyten, een Baskische delegatie die getuigde over de Spaanse martelpraktijken. Zo vertelde Xabiar Ioldi hoe hij in 1987 werd gearresteerd op beschuldiging van ETA-sympathieën en 5 dagen lang werd gefolterd door de Guardia Civil.
Mensenrechtenadvocaat Julen Arzuaga en Batasuna-vertegenwoordiger Gorka Elejabarrieta stelden dat dit geen alleenstaand geval is. De Spaanse staat gebruikt doelmatig foltering als wapen om dissidente en Baskisch-militante stemmen in de kiem te smoren. Nog geen twee maanden geleden bezondigde de Guardia Civil zich in een grootscheepse operatie tegen de ETA aan folterpraktijken. Vandaag zijn er zo’n 700 Basken die omwille van politieke redenen door Spanje worden vastgehouden, maar die niet als politieke gevangenen worden erkend.
Jong N-VA deelt de bezorgdheid van de Baskische delegatie, en vraagt dat de Europese Unie haar verantwoordelijkheid terzake opneemt. Het kan niet dat in de 21ste eeuw een Europese lidstaat nog altijd folterpraktijken toepast op haar burgers. De Spaanse methodes om terreur te bestrijden zijn een democratie onwaardig. Wil men de spiraal van geweld doorbreken, moeten alle betrokken partijen kiezen voor de weg van dialoog en respect voor de mensenrechten. Vlaams volksvertegenwoordiger Jan Loones zal samen met collega’s uit meerderheid en minderheid de kwestie opvolgen en de Basken blijven ondersteunen waar mogelijk.

 

 

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28-06-07

FOLTERINGEN

 

 

Halte à la torture

 

L’Espagne, encore en ce début du XXIe siècle, torture. Elle le nie, mais elle le fait. Elle a un objectif : faire taire par tous les moyens l’aspiration à un État indépendant d’une partie de la population basque, qui veut que soit reconnue l’existence d’un peuple basque, avec un territoire propre, et que lui soit accordée la possibilité de se prononcer démocratiquement sur son destin.

Une lecture attentive des divers témoignages portant sur les tortures subies par des abertzale, patriotes basques, militants ou combattants, permet de relever des caractéristiques communes à toutes ces pratiques.

 

S’il s’agit souvent pour la police d’obtenir des renseignements, le but poursuivi n’est pas toujours essentiellement celui-là. Ce qui est par contre toujours recherché, c’est la destruction psychologique de l’individu soumis à la torture. Torturer, c’est isoler quelqu’un par la pratique de la mise au secret, le couper des siens et de son entourage social après l’avoir cerné et enfermé, lui infliger des douleurs épouvantables, l’épuiser physiquement, le terroriser et l’humilier, tout cela pour le broyer, et ainsi, le soumettre. Torturer, sauf accident en cours de séance, ce n’est pas donner la mort, c’est détruire moralement pour que vivre normalement cesse d’être possible. Torturer, c’est écraser un homme, et, par le sort terrifiant qui va lui être infligé, plonger dans l’horreur, dans la terreur, tous ceux qui avaient des contacts avec lui pour essayer de les amener à se dissocier et à s’éloigner de lui, cela afin de s’épargner un sort identique au sien ; de telle sorte que celui qui a subi la torture va se retrouver de fait réduit à un isolement plus complet encore par suite de la désolidarisation ou de l’abandon -voire de la réprobation- de ceux sur qui il a toujours compté par le passé jusqu’à ces heures atroces où lui sont infligés les pires supplices physiques et moraux, et où il a comme jamais jusqu’alors besoin de se sentir accompagné et soutenu.

Certes, la torture frappe une seule personne à la fois ; mais elle provoque de gros dommages collatéraux, elle blesse un groupe social, et de proche en proche, porte atteinte à toute la société. Aussi la torture n’est-elle en aucun cas seulement le problème de celui qui la subit : elle est le problème de tous, et doit faire effectivement l’objet, de toute urgence, d’un traitement par l’ensemble de la collectivité, qui doit se donner les moyens légaux de l’empêcher.

 

Le combat mené par la police anti-terroriste, avec sa pratique de la torture, relève par conséquent d’une volonté d’annihiler un mouvement populaire en essayant de transformer en loques ses éléments les plus dynamiques et les plus subversifs. A cette fin, il est recouru à des méthodes physiques, mais surtout à des méthodes psychologiques.

 

Physiquement, les agressions sont multiformes, mais le nécessaire est fait pour éviter les traces visibles ; les coups sur la tête, sur l’estomac, sur les parties génitales, sont administrés avec divers instruments : la main, ou un annuaire téléphonique par exemple. La répétition des coups produit des douleurs intolérables. L’asphyxie est également une technique très utilisée : on enferme la tête dans un sac en plastique qu’on serre au niveau du cou ; le manque d’oxygène conduit à l’évanouissement, avec une intense angoisse due à l’étouffement et à la sensation de mort imminente qui l’accompagne. Ce supplice peut être appliqué à de nombreuses reprises, la répétition amplifiant considérablement l’angoisse du torturé. Les vexations sexuelles, attouchements, simulacres de viol, ou viols effectifs parfois, sont également monnaie courante : en obligeant leur victime à se déshabiller, les tortionnaires sont assurés de lui infliger en tout cas une bonne dose d’humiliation. Enfin, des techniques sont également utilisées pour obtenir un haut niveau d’épuisement physique : on empêche de dormir ; on contraint à des flexions incessantes, ou bien on impose des positions inconfortables ; on exige l’immobilité, debout, la tête penchée en avant, par exemple.

 

Ces supplices qui portent atteinte au corps provoquent surtout une torture psychologique : livrée à ses bourreaux, la victime est la proie facile et sans défense de tous leurs caprices, elle devient une chose entre leurs mains, et cesse d’être un humain, un de leurs semblables. Tout peut lui arriver, tout, même la mort, ce qui la place par rapport à eux dans une situation de dépendance absolue, coincée qu’elle est entre révolte impossible et supplications irrépressibles. L’humiliation suprême, c’est d’avoir à implorer la pitié de ces représentants d’un ordre qu’on a combattu de toutes ses forces jusqu’alors.

 

Les méthodes proprement psychologiques sont nombreuses et variées. On augmente le sentiment d’insécurité, qui résulte naturellement de la mise au secret, en empêchant la victime d’y voir, soit au moyen d’un masque posé sur les yeux, soit en l’obligeant à garder les yeux fermés ou la tête baissée ; elle ne sait ni où elle est, ni combien de policiers se trouvent devant elle ou derrière elle. Ce sentiment d’insécurité est accru encore par les menaces qui sont brandies, menaces de mort, de tortures horribles, d’actions diverses contre des amis ou des membres de la famille. Les insultes pleuvent, les humiliations, le dénigrement systématique, et une certaine façon, pleine de morgue, de tourner en ridicule les options politiques, les idéaux, les valeurs culturelles du militant que l’on a maltraité : on a affaire là à une forme intense, concentrée, de harcèlement moral aux effets rendus foudroyants par  le contexte. Sur cet être exténué, bafoué, effrayé par la violence haineuse qu’il voit s’exercer contre lui, les simulacres de torture ou d’exécution ont une prise certaine, et particulièrement destructrice, car le soulagement qui résulte pour lui de la non-réalisation à son encontre par les bourreaux de telle torture, de telle exécution, s’accompagne nécessairement, même si c’est de manière confuse, d’un sentiment de reconnaissance pour eux, d’où ensuite une honte infinie pour s’être laissé berner, pour avoir eu cette faiblesse face à des comportements d’une réelle duplicité.

 

D’ailleurs, les policiers exploitent systématiquement ce filon propre à semer la confusion dans les esprits : ils se répartissent deux rôles, celui du bon policier qui se montre compatissant et secourable, et cherche à protéger, et celui du méchant policier, imperméable à la pitié ou à la modération, violent et intraitable. Prise entre ces deux catégories, la victime perd ses repères, est gagnée par la confusion, devient la proie de sa propre culpabilité, se demandant si elle n’a pas d’une certaine façon mérité le traitement qu’on lui fait subir, si elle n’est pas la cause des hurlements par lesquels on lui pose des questions et lui souffle des réponses.

 

 La victime qu’elle est va se sentir coupable, et donc va endosser la responsabilité de ce qu’on lui a fait subir : n’est-ce pas elle-même qui s’est imposé les flexions effectuées ? Elle-même qui a cru qu’on allait l’exécuter, ou la violer, alors qu’on ne l’a ni exécutée, ni violée ? Car le suprême raffinement de la torture, c’est de donner à la victime le sentiment qu’il s’agissait là somme toute d’une sanction assez légitime : voilà pourquoi, souvent, dans un premier temps, les victimes, épuisées, éreintées, ne dénoncent devant le juge que faiblement, ou même pas du tout, les mauvais traitements qu’on leur a infligés.

 

Alors, que peut-on faire face aux dégâts provoqués par la torture ?

 

Elle veut terroriser la société ? Il faut solidairement se lever contre cette pratique. On l’a vu, elle vise à isoler des individus, à les broyer, à les culpabiliser. Pour s’opposer aux effets de la torture, il faut la contrer point par point. Elle fait jouer l’isolement (par exemple avec la dispersion dans les prisons et l’éloignement par rapport au Pays Basque) ? Il faut aller encore plus voir les prisonniers, s’organiser pour leur rendre visite le plus souvent possible, leur écrire, les sortir de leur isolement. La torture broie ? Il faut valoriser le combat mené par ceux qu’elle a broyés, leur montrer que la relève est assurée, leur rendre leur dignité de gudari en clamant haut et fort que leur combat avait (a encore) une réelle légitimité. La torture enferme dans la culpabilité ? Montrons à la face du monde que c’est à l’État tortionnaire d’assumer la culpabilité d’une situation qu’il n’a pas été capable de régler par des voies politiques, parce qu’il n’a pas encore su instaurer une démocratie réelle.

 

Gora Euskadi askatuta.

 

Mikel Mourguiart

 

 

 

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27-06-07

Torturaren Aurkako Taldea

 

op http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

 

 

Een zoetzure smaak

De 60 leden van TAT- Torturaren Aurkako Taldea die gisteren, 26 juni 2007, in Brussel aanwezig waren, zijn teruggekeerd naar Euskal Herria met een zoetzure smaak in mond.

Zij waren wel opgetogen over het feit dat zoveel Europarlementariërs hen aandachtig beluisterden en van de ene verbazing in de andere vielen bij het aanhoren van zoveel folterleed. Zij konden maar niet begrijpen dat er nog altijd gefolterd wordt in het “democratische” Spanje.

Ook in het Vlaams Parlement kon op een welwillend oor gerekend worden, maar het antwoord van al die volksvertegenwoordigers was vernietigend: “Zij konden geen druk uitoefenen, omdat dit een interne staatsaangelegenheid was.” Hypocrieten! Er wordt nog altijd gefolterd met een totale willekeur. Zij schruwelen hun afkeer uit als Amerika iets mispeutert, maar over wat in Spanje gebeurt, zwijgen ze in alle talen.

Merkwaardig is ook dat in geen enkele Spaanse krant iets over  de “Internationale Dag voor de slachtoffers van Foltering” te vinden is, zelfs niet met behulp van een zwaar vergrootglas. Er is één uitzondering: de krant “Gara”.

 

 

13:45 Gepost door F. in Algemeen | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

18-06-07

CLEA

 

Evénement : ce 27 juin, au BSB, concert gratuit et prises de parole pour la
liberté d'expression

Le mercredi 27 juin à 20 heures se déroulera au Beursschouwburg un concert
gratuit du rappeur le plus célèbre de notre pays Akro de Starflam (voir
attaché).

Cette soirée pour la liberté d'expression débutera dès 18 heures par une série
de témoignages de militants criminalisés en Belgique pour leur engagement
citoyen. Diverses personnalités francophones et néerlandophones
interviendront également pour dénoncer ce climat répressif justifié par « la
guerre contre le terrorisme » et encourager le développement d'un mouvement
social pour la démocratie.

Cette activité est organisée et soutenue par les organisations signataires de
la motion pour la liberté d'expression et la liberté d'association, comme le
Clea, Greenpeace, Oxfam, Indymedia...Votre organisation peut signer cette
motion sur :
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/gp-vs-electrabel/liberte-d-expression
Vous y découvrirez également les premiers signataires ainsi que toutes les
informations relatives à notre action.

Ensemble, nous sommes forts pour dire : « Les militants ne sont pas des
terroristes ! ».

Diffusez ce message, signez la motion, soyez présents en nombre ce 27 juin.
A bientôt, le Clea.

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Woensdag 27 juni in de Beursschouwburg.
Gratis concert en toespraken voor de vrijheid van meningsuiting !

Op woensdag 27 juni heeft er een gratis concert plaats van de meest bekende
rapper die dit land rijk is : Akro van Starflam (zie bijlage).

Dit evenement voor de vrijheid van meningsuiting gaat om 18 uur van start met
een serie getuigenissen van mensen die in België vervolgd worden omwille van
hun maatschappelijk engagement. Zowel Franstalige als Nederlandstalige
personaliteiten zullen er tussenkomsten doen om aan te klagen dat er een «
war on civil liberties » aan de gang is onder de dekmantel van de « war on
terror », en om de ontwikkeling van een brede sociale beweging voor de
democratie te ondersteunen.

Dit gebeuren wordt georganiseerd en ondersteund door de organisaties die de
motie voor de vrijheid van meningsuiting en vereniging hebben ondertekend,
zoals Clea, Greenpeace, Oxfam, Indymedia?
Ook uw organisatie kan deze motie tekenen op :
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/gp-vs-electrabel/liberte-d-expression
U vindt daar ook de lijst van de eerste ondertekenaars net als alle informatie
over onze actie.

Onze boodschap blijft : Samen zijn we sterk ! « Militanten zijn geen
terroristen ! ». Verspreid deze boodschap, onderteken de motie, kom talrijk
naar de activiteit op 27 juni !een vriendelijke groet en tot heel
binnenkort !
Clea

15:36 Gepost door F. in Algemeen | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

15-06-07

VLERNIKA

 

TREFPUNT PROJECT 2007

10 juli 2007 - Feest van de Vlaamse Gemeenschap

15 juli 2007 - Gentse Feesten

Bij Sint-Jacobs Gent

 

VLERNIKA

“Los Niños De La Guerra

“Hombres de la paz

 

 

Dit jaar is het precies 70 jaar geleden dat een grote groep Spaanse vluchtelingenkinderen in België onderdak vond. De tol van de Spaanse burgeroorlog was groot. Trefpunt herdenkt deze gebeurtenissen met een multimediale artistieke productie.

 

Multimediaproject

Muzikant en Stadscomponist Dick van der Harst en cineast Fabio Wuytack slaan de handen in elkaar om rond het thema een multimediaal kunstwerk te maken. Dick van der Harst schrijft een gloednieuwe compositie gebaseerd op liedjes van voormalige vluchtelingenkinderen. Een orkest van Vlaamse muzikanten en Baskische txalapartaspelers brengen het stuk tot leven. De muziek dient als score bij de film van Fabio Wuytack. Hij monteert archiefmateriaal van de Filmoteca Vasca met nieuwe opnames.

De samenwerking tussen beide artiesten zorgt ervoor dat beeld en klank een onafscheidelijk geheel vormen. Het resultaat belooft een bruisende mix van culturen en stijlen, een esthetisch contrast tussen heden en verleden, tussen oorlogsherinneringen en solidariteit.

 

Historische achtergrond

De Spaanse burgeroorlog woedde van 1936 tot 1939. Om hun kinderen van het orlogsgeweld te hoedden, zonden veel Spanjaarden hun kroost naar veiliger oorden. In België organiseerden gezinnen solidariteitsacties. Zo vingen Gentse families meer dan tweehonderd voornamelijk Baskische kinderen op. Het spreekt voor zich dat dit een heel emotionele gebeurtenis was voor de kinderen, de achtergebleven familieleden en de pleeggezinnen. Nadat het geweld geluwd was, kwam Franco aan de macht. Sommige kinderen keerden toen terug, anderen bleven in België en bouwden hier hun leven op. De organisatie Los Niños de la Guerra bracht de Spaanse vluchtelingen later opnieuw samen. Het is niet de eerste keer dat Trefpunt rojecten organiseert met deze organisatie

.

Internationale coproductie

Voor de opvoering tijdens het Feest van de Vlaamse Gemeenschap zal de Baskische minister-president Gent bezoeken en komen er een aantal niños uit Spanje terug naar hier. Verder is het de bedoeling om Vlernika op Baskische festivals in Bilbao, Vitoria en San Sebastian op te voeren.

 

Boek

Uitgeverij Epo brengt in mei het boek Los Niños uit met getuigenissen van elf niños. Journaliste Hilde Pauwels werkte samen met zes andere journalisten en twee historici om die verhalen te bundelen. De foto’s zijn van Lieven Van Assche.

www.epo.be

 

Expo

Linxplus start op 6 mei in Leuven met de fototentoonstelling Los Niños. De expositie houdt halt in alle Vlaamse provincies. Tussen 7 en 27 juli zijn de foto’s te zien in Gent aan Ons Huis op de Vrijdagmarkt.

www.bewogenfotografen.be

TREFPUNT PROJECT 20li 2007 - Feest van de Vlaamse Gemeenschap

15 juli 2007 - Gentse Feesten

Theatrale rondleiding

In de theatervoorstelling Spaans Krijt kruipt acteur Daan Hugaert tijdens de Gentse Feesten in de huid van een voormalig Spaans vluchtelingenkind en leidt hij bezoekers rond in Gent. Voor zijn rol baseert hij zich op verschillende getuigenissen. De rondleiding eindigt op de Vrijdagmarkt aan de expo van Linxplus.

http://rodenbachfonds.scw.be - www.istf.be

 

Productie en algemene coördinatie:

www.trefpuntvzw.be,

Bij Sint-Jacobs 18, B9000 GENT

+32(0)9.225.36.76

 

 

 

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04-06-07

 

 

« Celui qui se forge dans la destruction de l’identité d’un autre creuse son propre trou »

 

 

Marc Levy, interview GAEL Juin 2007

 

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02-06-07

Txalaparta

Radio Txalaparta richt zich tot de Franse President die op 16 mei een eerbetoon bracht aan Guy Môquet, jonge verzetstrijder die in 1941 door de Duitse bezetters gefusilleerd werd.

Radio Txalaparta ziet in dit eerbetoon een hommage aan het verzet en het patriottisme.

Radio Txalaparte wijst erop dat de jonge Guy Moquet en andere verzetstrijders door de Duitsers beschouwd werden als terroristen. Na de bevrijding werden zij de helden die nu als voorbeeld dienen aan de Franse jeugd. De 154 Baskische politieke gevangenen die zich momenteel in de Franse gevangenissen bevinden omdat zij zich verzetten tegen de Spaanse en Franse voogdij, zullen ook zij ooit erkend worden als vrijheidstrijders, de verdedigers van de Baskische identiteit?

Radio Txalaparta vraagt de President bij te dragen tot de erkenning van het “Baskische probleem” aan beide kanten van de grens en vraagt hem tot een constructieve dialoog over te gaan.

Txalaparta Irratia– Editorial de l’émission du 29 mai 2007 

Adressé au Président de la République 

Pour nous qui, à Txalaparta, soutenons les Résistants basques incarcérés en France et donnons la parole à leurs familles domiciliées des deux côtés des Pyrénées, pour nous qui ouvrons notre antenne à ces pères, mères, frères et sœurs, parents et amis qui accompagnent les prisonniers politiques basques dans leur quotidien de souffrance, pour nous qui partageons les peines de ces hommes et  femmes que l’Etat français a enfermés dans ses geôles depuis parfois de très longues années, votre premier acte de Président de la République a été ressenti comme porteur d’un message d’amicale sollicitude dont nous aimerions bien recevoir de vous une explicitation dès que cela vous paraîtra possible. 

Vous avez, en effet, le 16 mai, c'est-à-dire le jour même de la passation de pouvoir entre votre prédécesseur M. Jacques Chirac et vous-même, présidé, au Bois de Boulogne, une cérémonie en hommage à Guy Môquet, ce jeune Résistant fusillé en 1941 par les Allemands, mort pour une France libre alors qu’il sortait à peine de l’enfance. Dans une atmosphère recueillie et chargée d’émotion, vous avez fait procéder à la lecture de sa tendre lettre d’adieu à sa famille. 

A travers Guy Môquet, c’est bien sûr à un hommage à la résistance que vous avez voulu vous livrer dès les premières heures de votre Présidence, célébrant ainsi de manière solennelle un amour pour la patrie assez fort pour conduire jusqu’au don de sa vie pour elle. 

Les 154 prisonniers politiques basques que la France détient sont nos Guy Môquet, nos Lucie Aubrac à nous. Ces derniers, du temps de l’occupation allemande, étaient de jeunes « terroristes » ; après la victoire sur l’occupant, ils sont devenus des « héros de la Résistance ». Ils étaient passibles alors du peloton d’exécution ou, pour le moins, de peines d’emprisonnement ou de déportation ; ils sont maintenant loués pour leur courage, leur noblesse, leur abnégation, vous en faites des modèles pour la jeunesse de France, des exemples exaltants dont la mémoire doit être honorée dans les établissements scolaires. 

Un jour viendra où tous les combattants basques qui ont opté pour la lutte armée afin de libérer leur pays dont ils estiment que la France et l’Espagne le maintiennent sous tutelle, lui déniant toute existence propre, asphyxiant sa langue et sa culture, le soumettant à des lois, à une justice, à une police, à une administration qui lui sont étrangères, -un jour viendra où tous ces combattants qu’a fait se rebeller leur amour de leur patrie et de la liberté, cesseront à leur tour d’être traités comme des délinquants, des criminels, des terroristes, pour être reconnus comme des défenseurs de la dignité du peuple basque, de son identité, de son droit à disposer de lui-même, à définir sa place en Europe et dans le monde, à se déterminer librement et démocratiquement. 

Voilà pourquoi il nous semble qu’il convient de se pencher dans les délais les plus brefs possible sur le traitement qui est infligé à ces femmes et ces hommes qui croupissent en prison au nom de procédures d’exception dont la France sortirait grandie en leur substituant, sans doute aux côtés de l’Espagne, un dialogue avec ceux que ces procédures frappent de manière si inhumaine. 

Est-il normal de continuer à condamner les militants basques à des peines extrêmement sévères, en les éloignant au maximum de leur région, en les dispersant sur le territoire français (comme cela se fait aussi en Espagne), en infligeant à leurs familles et à leurs amis des déplacements très longs et très coûteux pour des visites extrêmement brèves ? Faut-il traiter ainsi des gens dont les motivations sont exclusivement politiques, dont l’idéal est éminemment  respectable, et dont les revendications méritent à tout le moins un examen attentif et bienveillant, au lieu d’être accueillies avec mépris, ou écartées avec hostilité, voire réprimées avec brutalité ? 

Nous espérons, M. le Président de la République, que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour contribuer, en reconnaissant l’existence d’un problème basque des deux côtés de la Bidassoa, à rendre inutile chez les plus généreux de nos compatriotes le recours aux armes par la mise en place d’un dialogue ouvert, intelligent, porteur d’espérance et de solutions à des difficultés trop longtemps ignorées, héritées de contextes historiques révolus, ou en passe de l’être. 

Euskadi attend de l’État français, dont vous êtes désormais le Président, un geste fort, très vite. Notre pays attend depuis si longtemps : saurez-vous nous entendre ? 

Mikel  Mourguiart

 

 

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29-05-07

 

 

Prisonniers basques en France/extrad.tempo ( m. à jour le : 28-mai-07 )

      Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      ABAD URKIXO Patxi Mr 911 846 D2-nord Fresnes H

      ABAUNZA MARTINEZ Javier Mr 309 503S D3 Fleury H

      AGINAKO ETXENAGUSIA Asier Mr 331 355U D1 Fleury H

      AGUERRE Didier Mr 1 993 Lannemezan

      AGUIRRE GARCIA Harriet Mr 25 379 Nanterre

      AGUIRRE ODRIOZOLA Javier Mr 11 341 Poissy

      AGUIRREBARRENA BELDARRAIN Aitor Mr 5884 D2-G305 Val-de-Reuil

      AGUIRRESAROBE OLAGOY Eneko Mr 324 724M D1 Fleury H

      ALBERDI ZUBIERREMENTERIA Ane Miren Me 350 664G Fleury F

      ALBISU IRIARTE Mikel Mr 929 159 Fresnes H

      ALCALDE ECHEANDIA Gotzon Mr 347 264M D5 Fleury H

      ALCANTARILLA MOZOTA Peio Mr 61 041 Gradignan

      ALMANDOZ ERVITI Jose Miguel Mr 348 629V D3 Fleury H

      ALTUNA IJURCO Haymar Mr   370 MAC Meaux

      ARAMENDI LANDA Marian Me 61580 Gradignan

      ARANALDE IJURCO Maite Me 918 269 Fresnes F

      ARANBURU Frédéric Mr 1 594 bloc 1 Lannemezan

      ARANGUREN URROZ Asier Mr 319 157K D5 Fleury H

      ARIETALEANIZ TELLERIA Iñaki Mr 42 305 Osny

      AROZENA EIZAGIRRE Haimar Mr 355 661P D5 Fleury H

      ARRANBIDE Gaxuxa Me 27 641 Perpignan

      ARZALLUZ GOÑI Asier Mr 23 nov 2005 Extrad. tempo.

      ATXURRA EGURROLA Julen Mr 4 116 St Maur

      BERASATEGUI ESCUDERO Ismael Mr 17 802 Villepinte

      BERNADÓ BONADA Marina Me 353 922 Y Fleury F

      BEYRIE Laurenxa Me 339 586R Fleury F

      BIENZOBAS ARRECHE Jon Mr 6 nov 2006 Extrad. Tempo.

      BILBAO ARESTI Eneko Mr 353 998F D5 Fleury H

      CAMPO BARANDIARAN Jose Mr 338 311E D1 Fleury H

      CARASTORRE ALDAZ Juan Ramón Mr 350 749Z D1 Fleury H

      CASTILLO ALARCON Abelardo Mr 9252 Joux-La-Ville

      CAU ALDALUR Jose Antonio Mr 287 384Z D2 La Santé

      CEBERIO AYERBE Jose Mr 329 423U D3 Fleury H

      CELARAIN ORTIZ Oscar Mr 13 922 

      CHIVITE BERANGO Mercedes Me 329 018D div. B Fleury F

      COELLO ONAINDIA Aitziber Me 331 358 X div. B Fleury F

      Edité le : lundi 28 mai 2007 Page 1 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      CORTAZAR GARCIA Aitor Mr 327 634Z D3 Fleury H

      CORTAZAR PIPAON Joseba Imanol Mr 7 597 Salon

      DELGADO IRIONDO Agurtzane Me 3 184 Bapaume

      DERGI Daniel Mr 9 949 Clairvaux

      ECHEVERRIA JAUREGUI Xabier Mr 8 283 Muret

      EIZAGUIRRE URANGA Julen Mr 61 581 Gradignan

      ELIZEGI ERBITI Iñigo Mr 913 228 D2-sud Fresnes H

      ELORRIETA SANZ Ibon Mr 22 291 Nanterre

      ERRASTI GOITI Zuhaitz Mr 112 73 Moulins MA

      ESNAL Jacques Mr 9 162 Clairvaux

      ESPARZA LURI Iñaki Mr 61 697 Gradignan

      ESPARZA ORTEGA Joseba Mr 915 655 D3-sud Fresnes H

      ESQUISABEL URTUZAGA Pedro Maria Mr 15 647 Villefranche-sur-

      Saône

      ESTEVEZ PAZ Juan Carlos Mr 331 354T D3 Fleury H

      ETXEBERRIA SIMARRO Leire Me 353 837 F Fleury F

      FERNANDEZ ARRINDA Lander Mr 66 557 Bois d'Arcy

      FERNANDEZ IRADI Juan Ibon Mr 70 493 Bois d'Arcy

      FIGAL ARRANZ Antonio Agustin Mr 904 530 D1-174 Fresnes H

      GAINZA SALINAS Urtzi Mr 923 022 D2-137 Fresnes H

      GALLASTEGI SODUPE Lexuri Me 36 284G div. B Fleury F

      GARATE GALARZA Luis Enrique Mr 71 315 Bois d'Arcy

      GARCIA GAZTELU Xabier Mr 10 056 Clairvaux

      GARCIA JUSTO Aitor Mr 280 234 D1 La Santé

      GARCIA M0NTERO Ainhoa Me 355 084 M Fleury F

      GARMENDIA IMAZ Idoia Me 9251 Joux-La-Ville

      GARMENDIA LACUNZA Alberto Mr 15 274 Villepinte

      GARRO PEREZ Zigor Mr 928 123 D2/189 Fresnes H

      GERESTA AZURMENDI Ander Mr 10 258 Moulins-Yzeure

      GIL DE SAN VICENTE  Kiskitza Me 925 109 Fresnes F

      GURRUCHAGA

      GOGORZA OTAEGI Aitzol Mr 11 165 Poissy

      GOIKOETXEA BARANDIARAN Bixente Mr 4 001 St Maur

      GOIRICELAYA GONZALEZ Cristina Me 355 112S Fleury F

      GOITIA ABADIA Oier Mr 1 898 MAC Meaux

      GONZALEZ BILBATUA Oier Mr 5 917 MA2 Seysses H

      GONZALEZ GONZALEZ Jon Mr 912 051 D2-sud Fresnes H

      GRACIA ARREGI Iñaki Mr 1 715 bloc 1 Lannemezan

      GUIMON Laurenxa Me 61 636 Gradignan

      Edité le : lundi 28 mai 2007 Page 2 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      GUIMON Patxiku Mr 3 931 St Maur

      GUINEA SAGASTI Jesús Mr 8 176 Salon

      GUISASOLA OLAETA Arnaltz Mr 42 130 Osny

      GUTIÉRREZ ELORDUI Borja Mr 928 219 D3 Fresnes H

      HEREDIA de ELU Iker Mr 9 135 Joux-La-Ville

      IBAÑEZ OTEIZA Mikel Mr 288 249Q D2 La Santé

      ILLARAMENDI ZABALETA Juan Miguel Mr 108 51 Moulins MA

      ILUNDAIN IRIARTE Alberto Maria Mr 4 262 St Maur

      IPARRAGUIRRE GUENECHEA Maria Soledad Me 929 121 Fresnes F

      IRASTORZA DORRONSORO Xabier Mr 8849 Seysses H

      JUARROS RUIZ de GORDEJUELA Maite Me 9 301 Versailles F

      LARRAÑAGA ALTUNA Mikel Mr 15 754 Villepinte

      LETE ALBERDI Jose Ramón Mr 348 478F D3 Fleury H

      LETONA BITERI Igor Mr 26 864 Nanterre

      LIZARRIBAR LASARTE Jon Mr 283 751 D1 La Santé

      LIZUNDIA ALVAREZ Iñaki Mr 11 984 Moulins-Yzeure

      LOPEZ ANTA Angel Mr 318 124N D5 Fleury H

      LOPEZ DE LA CALLE GAUNA Alberto Mr 15 921 Villepinte

      LÓPEZ de VERGARA ASTOLA Iñaki Mr 282 995 bloc D La Santé

      LOPEZ RESINA Maria Dolores Me 6 599 Rennes

      MARTIN HERNANDO Jesus Maria Mr 7 807 Tarascon

      MARTINEZ BERGARA Benito Fermín Mr 42 956 Osny

      MENDIZABAL MUGICA Ekain Mr 928 122 D3/253 Fresnes H

      MENDIZABAL MUGICA Idoia Me 921 125 Fresnes F

      MERODIO LARRAONA Zigor Mr 925 110 D1-143 Fresnes H

      MORCILLO TORRES Gracia Me 354 994 P Fleury F

      MUJIKA GOÑI Ainhoa Me 339 700Q Fleury F

      MUÑOA ORDOZGOITI Aloña Me 36 939B div. A Fleury F

      MURUETA GONDRA Urtzi Mr 21 202 Draguignan

      NEGRETE ORTEGA Miguel Mr 6 960 Châteauroux

      OLARRA GURIDI Jon Mr 17 jul 2006 Extrad. tempo.

      ORBE SEVILLIANO Zigor Mr 283 552 bloc A La Santé

      ORDOÑEZ FERNANDEZ Iosu Mr 30 oct 2006 Extrad. tempo.

      ORKOLAGA ETXANIZ Aintzane Me 352 351R Fleury F

      OTEGI ERASO Andoni Mr 3 433 Toulon

      OTEGI UNANUE Mikel Mr 344 088J D1 Fleury H

      OTEGUI ARRUGAETA Jose Maria Mr 14 041 

      Edité le : lundi 28 mai 2007 Page 3 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      OTXOANTEZANA BADIOLA Jon Angel Mr 10 089 Clairvaux

      OYARZABAL CHAPARTEGUI Asier Mr 11 927 2ème div. Cell.  Moulins-Yzeure

      d'arriv.

      OYARZABAL UBIERNA Anartz Mr 277 696 D1 La Santé

      PALACIOS ALDAY Gorka Mr 325 327S D1 Fleury H

      PAROT Jon Mr 8 613 Muret

      PERURENA PASCUAL Miren Argi Me 6 411 Rennes

      PIKABEA UGALDE Angel Mr 4 017 St Maur

      PRECIADO IZARRA Jon Kepa Mr 282 097 D2 La Santé

      QUINTANA ZORROZUA Asier Mr 354 993 N D3 Fleury H

      REGO SEBASTIAN Iñaki Mr 8739 Muret

      RIPOLL ESTARTA Iñigo Mr 286 792 bloc A La Santé

      RUBENACH ROIZ Juan Luis Mr 326 926E D5 Fleury H

      SAAVEDRA MARTINEZ Alberto Mr 67 294 Bois d'Arcy

      SAENZ OLARRA Balbino Mr 316 270 Fleury H

      SÁEZ de EGILAZ MURGIONDO Carlos Mr 279 344 D1 La Santé

      SAEZ TOTORICAGÜENA Gabriel Mr 356 412E D5 Fleury H

      SAGARZAZU GAZTELUMENDI Ramón Mr 59 579 Gradignan

      SAGARZAZU GOMEZ Jose Cándido Mr 280 723 D1 La Santé

      SAINT-PÉE Jean-Marie Mr 6 995 Châteauroux

      SALSAMENDI ABAD Zorion Mr 287 987 bloc A La Santé

      SAN SEBASTIAN Bernard Mr 355 143A D4 Fleury H

      SANCHEZ MENDAZA Peio Jon Mr 284 844 bloc A-330 La Santé

      SANTESTEBAN GOICOECHEA Pedro Ignacio Mr 907 151 D2-sud Fresnes H

      SEGUROLA MAYOZ Jose Francisco Mr 11 410c466 Poissy

      SEGUROLA QUEREJETA Joseba Mr 42 769 Osny

      SOMOZA CHAMIZO Lorena Me 339 546X Fleury F

      SORIA VALDERRAMA Inocencio Mr 39 468 Osny

      SUAREZ HUARTE Kepa Mr 44 137 Osny

      SUBIJANA IZQUIERDO Juan Carlos Mr 6 531 MA2 Seysses H

      TELLETXEA GOÑI Iñaki Mr 8850 Seysses H

      TROITIÑO CIRIA Jon Joseba Mr 920 169 D1-260 Fresnes H

      TURRILLAS ARANCETA Jose Luis Mr 11 181 Poissy

      UGARTEMENDIA ISASA Jose Manuel Mr 285 039 bloc B La Santé

      URIARTE DIAZ DE GEREŇU Eloy Mr 287 385A D1 La Santé

      UZKUDUN LIZAUR Mikel Mr 281 461 D2 La Santé

      VALLEJO FRANCO Iñigo Mr 15 352 Villefranche-sur-

      Saône

      VICARIO SETIEN Gregorio Mr 05 avr 2006 Extrad. tempo.

      Edité le : lundi 28 mai 2007 Page 4 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      YURREBASO ATUCHA Jon Mr 44 136 Osny

      ZABALO BILBAO Luis Armando Mr 331 357W D5 Fleury H

      ZALDUA IRIBERRI Miren Itxaso Me 7 900 Seysses F

      ZAMAKOLA IBAIBARRIAGA Zorion Mr 9 401 Clairvaux

      ZUBIAGA BRAVO Manex Mr 339 676P D1 Fleury H

      ZUBIZARRETA LIZUNDIA Urtzi Mr 1 187 MAC Meaux

      ZURIARRAIN MENDIGUREN Naia Me 346 863B Fleury F

      Nombre total de prisonniers : 154

   

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