22-01-07

CLEA

clea@leclea.be 
Chère amie, cher ami,

Le Clea vous attend ce mercredi 24 janvier à 18 heures précises, 35 rue Van
Elewyck à Ixelles, pour participer à notre assemblée générale (plan sur notre
site
www.leclea.be).
Il s'agit d'une réunion très importante car elle orientera notre action pour
plusieurs mois. Chaque personne compte car nous vous y présenterons quatre
campagnes spécifiques et complémentaires qui doivent permettre à notre comité
de peser réellement dans le débat social belge et de refuser énergiquement
l'assimilation de ceux qui contestent l'injustice à des terroristes.

A l'heure où la situation de Bahar Kimyongur commence à susciter une réelle
indignation dans une certaine frange de la population et où le bien-fondé des
lois antiterroristes est interrogé, le Clea souhaite faire prendre à son
travail militant une dimension supérieure. C'est la raison pour laquelle nous
allons lancer, pour les prochains mois, quatre campagnes planifiées,
complémentaires, s'épaulant les unes les autres. Chacun de vous peut nous
aider à les mener à terme.

Premièrement, le Clea va lancer une pétition au niveau national et
international exigeant la liberté pour Bahar et pour laquelle nous souhaitons
récolter plusieurs milliers de signatures. L'idée que cette pétition véhicule
est la suivante: nous n'acceptons pas qu'une voix contestataire, que la
parole des peuples en lutte soit muselée en Belgique. Le cas de Bahar est
exemplaire, exiger sa liberté, c?est se battre contre les menaces que fait
peser «la lutte contre le terrorisme» à l'encontre de tous les militants,
de tous les citoyens. Vous trouverez, en attaché 1, le texte de cette
pétition qui sera diffusé et disponible sur notre site rapidement après
l'AG.

Deuxièmement, il est évident que le procès DHKC dont Bahar est l'un des
condamnés concerne d'autres personnes et que les enjeux qu'il soulève
dépassent un cas individuel. Afin d'informer la population sur les tenants et
aboutissants d'un procès politiques répondant aux exigences turques et
américaines, le Clea va diffuser régulièrement et largement une analyse
critique, claire et complète du verdict prononcé à Gand. Ces deux campagnes
connaîtront un premier point culminant le 27 mars, date à laquelle se
déroulera à Bruxellesl'audience en cassation du procès; ces campagnes visent
notamment à mobiliser en vue d'exiger l?annulation du procès DHKC.

Troisièmement, le Clea va lancer une campagne pour la suppression des
législations antiterroristes qui, comme le démontrent le cas de Bahar et le
procès DHKC, constituent un danger pour la liberté d'expression et la liberté
d'association, pour le droit à la contestation. Nous entendons réunir autour
de nous de nombreuses organisations pour faire de cette problématique un
débat central des élections législatives de juin. En attaché 2, vous
trouverez un texte synthétisant la campagne que nous entendons mener ces
prochains mois en vue de l'abrogation des «lois antiterroristes».

Quatrièmement, si les conditions des quatre détenus du procès DHKC Musa
Asoglu, Sukriye Akar, Kaya Saz et Bahar Kimyongur s'améliorent quelques peu
grâce à une mobilisation soutenue (les dernières infos à ce sujet sont sur
notre site), elles restent cependant encore inacceptables. Le Clea entend,
notamment en organisant des actions symboliques comme celles que nous menons
chaque samedi dès 16h sur les marches de la Bourse à Bruxelles et où nous
vous attendons également, faire cesser les traitements inhumains et
dégradants que subissent les prisonniers politiques de Gand et Bruges.

Par ailleurs, nous vous présenterons également le matériel que nous diffusons
afin d'être visibles (nouveau site internet, affiches...) et de financer notre
action. Une part de la réunion sera évidemment consacrée à l'expression et à
la discussion des points de vue des membres de l'assemblée.

Le Clea vous attend nombreux, prévenez vos amis, nous avons besoin de vos
idées et de vos bras afin de transformer des idées en actes et en victoires,
afin de refuser de se mettre à genoux devant Bush et ses alliés qui, au nom
de la liberté, restreignent nos libertés.

A mercredi 18h, Daniel Flinker (porte-parole du clea)

PS: n'hésitez pas à déjà nous transmettre vos remarques par mail afin de
préparer au mieux les discussions.


_______________________________________________
Clea mailing list
Pour nous écrire :
contact@leclea.be
https://leclea.be/cgi-bin/mailman/listinfo/clea

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21-01-07

Petitie

 

Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Petitie
Klik op de afbeelding om de link te volgen

Wij verzoeken alle partijen betrokken bij het conflict over de status van Baskenland om af te zien van het gebruik van geweld en deel te nemen aan een proces van gesprekken en onderhandelingen dat zal leiden tot de acceptatie van het recht van de Basken om hun eigen toekomst te bepalen, de sleutel tot de oplossing van het conflict.”

Klik hier om de petitie te tekenen.

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13-01-07

LIBERTE POUR SEBAS!

 

http://liege.indymedia.org/news/2007/01/14307.php

 

http://www.radio-music.org/article.php?sid=7515&thold=0

 

http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/page7.html

 

http://redforum.propagande.org/phpBB2/viewtopic.php?p=186700&sid=fdab3d0cba368ab2d38fe7b9778793d

 

http://www.agencebretagnepresse.com/print.php?id=5904tableau=

 

http://www.rap-conscient.com/

 

http://www.hns-info.net/sommaire.php3?recalcul=oui&submit=Recalculer+cette+page

 

http://libertepoursebas.blogspot.com/

 

 sur le blog "libertepoursebas":

 

Sebas est un militant associatif internationaliste qui s'investissait en région parisienne, tant à Radio-Pays, dont il est le président et responsable de l'émission basque qui a lieu le mardi soir ("Txalaparta"), qu'au sein du collectif "Solidaires du Peuple Basque en Lutte".

Sa priorité n'était autre que d'informer de la situation politique au Pays basque, en rendant publics les informations et les événements qui ne sont jamais relayés par les médias traditionnels, petits ou grands, contrecarrant ainsi ce silence assourdissant. Il soutenait aussi, inlassablement et très concrètement, les familles des prisonniers politiques basques incarcérés en région parisienne : Txalaparta permet entre autres à ces familles de téléphoner chaque semaine à la radio qui diffusent pendant une heure et demi leurs messages destinés aux prisonniers, et les SBPL se rendent autant que possible aux audiences des procès au Tribunal de Paris pour manifester leur solidarité et décrire le déroulement des procès.

Ces activités, il les a toujours exercées au grand jour, les menant dans la transparence. Toujours prompt à dénoncer les injustices où qu'elles se passent et quelle que soit leur nature, c'est l'ouverture d'esprit de Sebas, sa chaleur, sa sincérité, mais aussi sa rigueur, sa ténacité et son honnêteté que nous souhaitons retenir de lui et mettre en avant auprès de ceux qui ne le connaissent pas directement.

Toujours aux côtés des opprimés et des victimes de l'Injustice, c'est tout naturellement qu'un comité de soutien a été créé, il ne pouvait en être autrement.

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10-01-07

TXALAPARTA IRRATIA

Veuillez écouter l'émission spéciale sur

 

http://radiopays.org/euskadi/index.php

 

Txalaparta Irratia

09.01.2007

 

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07-01-07

Sébastien Bédouret arrêté

 

http://redforum.propagande.org/phpBB2/viewtopic.php?p=186700&sid=fdaeb3d0cba368ab2d38fe7b9778793d

 

 

ARRESTATION
La Guardia Civil arrête un membre de la délégation internationale qui se rendait à Anoeta

La Guardia Civil a arrêté le membre de la radio parisienne Txalaparta, Sébastien Bédouret, qui faisait partie de la délégation internationale qui est venue au Pays basque pour se rendre au Vélodrome. Il a été arrêté lors d'un contrôle installé au rond-point de Galarreta.

DONOSTIA-. Sébastien Bédouret, membre de Txalaparta Irratia, a été arrêté et emmené menotté par la Guardia Civil cet après-midi, lors d'un contrôle qui avaient été installé à Galarreta, accusé d'un délit d'"apologie du terrorisme".

La Guardia Civil affirme qu'elle a trouvé un exemplaire d'un "Zutabe" sur le siège sur lequel était assis le jeune.

Source : Gara, dernière minute (18 h 35).

[*Précisions :
Txalaparta est l'émission basque de Radio-Pays, émettant en région parisienne sur 93.1 (site :
http://www.radiopays.org/euskadi/index.php).
Zutabe est la revue d'analyse se l'organisation ETA.]


***

Des milliers de personnes se sont rassemblées cet après-midi autour du stade d'Anoeta (Donostia) à 17 h 30. Elles ont été violemment dispersées une heure plus tard par la Ertzainza (police autonome basque). L'acte initial devait se dérouler dans l'enceinte du vélodrome. Il était convoqué par le mouvement pro-amnistie, et avait été interdit par l'Audience Nationale. Le vélodrome a donc été fermé et l'entrée en était interdite par la police. La manifestation devant ce lieu a elle été interdite par le Gouvernement Basque.

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Sebastian Bedouret arrêté!

 

 

 

Hitza eta erabakia, askatasunez
Het woord en de beslissing, in alle vrijheid.

Gisteren, 6 januari 2007, had “El Movimiento pro Amnistía”, de beweging voor Amnestie, verzamelen geblazen in de velodroom van Anoeta te Donostia. De dag voordien had de Audiencia Nacional de bijeenkomst verboden en de regering van de Baskische Gemeenschap had de daarop volgende betoging verboden (recht op vrije meningsuiting bestaat niet voor Basken). En dan is men verwonderd dat er protest komt. De beweegredenen voor de bijeenkomst, was een plan aanreiken om uit het slop te raken.

De velodroom was hermetisch afgegrendeld door de oproeppolitie van de Ertzaintza (de Beltzas genoemd, omdat ze in het zwart gekleed zijn met bivakmutsen op) en dus werd beslist om, ondanks het verbod, toch een betoging te houden, wat ook gebeurde. Duizenden en duizenden nationalisten kwamen op voor hun rechten. Het hadden er nog veel meer kunnen zijn, maar de Guardia Civil had buiten de stad een groot aantal bussen tegengehouden en iedereen doen uitstappen. Bij het tegenhouden van de autobussen buiten de stad werd een medewerker van de Parijse radio Txalaparta, Sebastian Bedouret, aangehouden. Hij maakte deel uit van een internationale delegatie die de bijeenkomst wilde bijwonen.

De PNV, de zogenoemde nationalistische partij die alle dissidente en rechtlijnige nationalisten de mond snoert, kreeg de volle laag: “PNV español”, de PNV is Spaans! Dit is de hoogste vernedering die Bask kan ondergaan. Ook de ordetroepen van de Ertzaintza kregen er van langs: “Zuek ere txakurrak zarete”, ook jullie zijn honden. Txakurrak is een scheldnaam voor de Guardia Civil.

Op aansturen van de Ertzaintza die er op wees dat de betoging verboden was, nam een vertegenwoordiger van “El Movimiento pro Amnistía”, met name Juan Mari Olano, zijn verantwoordelijkheid op en onder het zingen van het lied van de Baskische soldaat "Eusko Gudariak", werd de vreedzame betoging beëindigd. Vreedzaam? Dat dacht men. Toen de massa zich wilde verspreiden, begon de afgerichte politie plots op de menigte in te slaan en werden de grootste anti-oproepmiddelen bovengehaald. Alle straten rondom de betoging zagen zwart van “telegeleide” politiemarionetten.

 

Meer op

 

http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

 

 

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18-12-06

Ga ook kijken op...

 

http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

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16-12-06

Pétition - Urgence

 

 

Pays basque : pour le dialogue et la négociation


Le processus de résolution du conflit qui se déroule en Pays basque a pour objectif de créer des bases démocratiques visant à dépasser la confrontation, en réunissant toutes les options politiques de la société basque autour de deux tables de négociation : une, celle des partis politiques, syndicats et organisations sociales et dont l’objectif est de parvenir à un accord commun. L’autre, rassemblant ETA et les Gouvernements espagnol et français, pour promouvoir la démilitarisation du conflit et solutionner la situation des prisonnier(e)s politiques basques.


En mars 2006, ETA a rendu public un cessez-le-feu. Les autorités espagnoles et françaises doivent faire un pas décidé pour la paix.


Une atmosphère d’espoir existe au sein du peuple basque. Le dépassement du conflit est possible. Pour le progrès des négociations, il est nécessaire que toutes et tous participent à la lutte pour une solution démocratique pour les droits du peuple basque.


Pour ces raisons, nous, signataires du présent texte, lançons un appel aux États français et espagnol afin qu’ils s’impliquent dans le processus de dialogue et de négociation, acceptant que ce soit l’ensemble des citoyennes et citoyens basques qui décident de leur propre futur.

 

Pour signer:

 

http://spbl-paris.info/tinc?key=eBt4lX7u&formname=dia...

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28-11-06

in MEERVOUD

 

Kruistocht tegen Turkse communisten

Rechtsstaat België: hoe lang nog? 

Als we het over een rechtsstaat hebben, dan is de scheiding der machten hiervan een essentieel onderdeel.  Westerse landen zoals België noemen zichzelf graag een rechtsstaat en gaan in het buitenland verkondigen hoe het allemaal werkt.  Toch moeten we vandaag in België vaststellen dat de strikte scheiding van de wetgevende, uitvoerende en rechterlijke macht steeds minder heilig is.  De gebeurtenissen van 11 september 2001 en de internationale strijd tegen het ‘terrorisme’, geven deze evolutie alleen maar zuurstof.  De kruistocht van de Belgische staat tegen Turkse communisten in ons land, illustreert die ontwikkeling in de praktijk.  
 

DHKC 

Waarschijnlijk is het nog een overblijfsel uit de tijd van de donderpreken die werden gehouden op de kansels van onze kerken, maar het beeld van de ‘duivelsche kommunisten’ dat veel Vlamingen nog hebben, wordt zorgvuldig gecultiveerd door lieden die beweren dat de ‘vrijmaking’ van de markt niet vlug en vrij genoeg kan gebeuren.  Natuurlijk zijn er in naam van het communisme vreselijke dingen gebeurd, iedereen kent ze.  Maar is gepermitteerd om iedereen die zich communist noemt te veroordelen?  Nee!  Als we een eerlijk oordeel vellen op basis van iemands ideeën en daden, dan is het beeld al een heel stuk genuanceerder.  Is de Vlaamsgezinde communist Jef Van Extergem - die stierf in een concentratiekamp - iets te verwijten?  En wat met Bert Van Hoorick die na de oorlog opkwam voor de kleine garnalen van de repressie?  Was het communistisch verzet tegen Franco in de Spaanse burgeroorlog niet gerechtvaardigd?  Is het leven in Cuba zo onmenselijk?

Als democraten moeten wij ook de Turkse communisten van het DHKC, die in ons land vervolgd worden, genuanceerd benaderen.  Dat de situatie van de mensenrechten in Turkije barslecht is, kunnen we nalezen in talloze rapporten van onafhankelijke internationale organisaties.  Dit hoeft niet te verwonderen als je weet dat de legerleiding (achter de schermen) nog steeds de touwtjes van de Turkse politiek in handen heeft.  Het Turkse regime kan op de steun rekenen van het Westen omdat Turkije wordt gebruikt als Amerikaanse uitvalsbasis in de regio.  Dat deze toestand verzet oproept, is onvermijdelijk.  Of het gewapend verzet van de PKK, het DHKC of andere organisaties gerechtvaardigd is, is voer voor discussie.  Feit is dat het gewapende verzet door het Turkse regime wordt aangegrepen om de hele politieke tegenbeweging te criminaliseren, zelfs al staat de gewapende strijd in de marge. 


 

Turks-Belgische staatssolidariteit 

Met een grote Turkse gemeenschap in België en duizenden Belgische toeristen die in Turkije van de zon genieten, is het maar logisch dat er goede banden zijn tussen de twee vernoemde landen.  Je moet wel flink racistisch zijn als je tegen de toetreding van Turkije tot de Europese Unie bent.  Tenminste, zo zou het Belgisch establishment willen dat iedereen in België het bekijkt.

Toch noopt de realiteit ons om daar heel wat vraagtekens bij te plaatsen.  Om te beginnen is het vreemd dat België zo’n goede betrekkingen onderhoudt met een regime dat nog steeds wordt gecontroleerd door de militairen.  Bovendien wordt de toetreding van Turkije tot de EU vooral georchestreerd om het land ‘economisch te ontsluiten’, en zijn er maar weinig nobele doelstellingen aan verbonden.  En wie dacht dat reizen naar Turkije puur plezier is, moet wel bedenken dat de toeristische sector er voor het overgrote deel in handen is van het Turkse leger...

Bij de Belgische machthebbers is de Turkse liefde zelfs zo groot dat ze ook omstreden Turkse kandidaten op hun kieslijsten zetten.  Bij de gemeenteraadsverkiezingen in Schaarbeek werd een figuur die dicht bij de Turkse fascistische Grijze Wolven (MHP) staat, kandidaat op de PS-lijst, maar ook op andere plaatsen in Vlaanderen zijn er bedenkelijke Turken te vinden op de kieslijsten.

Tussen beide landen bestaat er ook een nauwe militaire en politionele samenwerking.  Deze samenwerking moet er voor zorgen dat vervolgde Turken in België zo snel mogelijk naar Turkije worden overgebracht.  Grote spelbreker is de ‘oude Belgische rechtsstaat’, die waakt over elementaire rechten.  Omdat de goede relaties met Turkije belangrijker zijn dan mensenrechten, negeert de Belgische staat haar eigen rechtsregels en past ze desnoods aan.  Wie herinnert zich nog dat minister Antoine Duquesne weigerde om Fehriye Erdal vrij te laten, zelfs als had de rechter hem daartoe verplicht?  Het was de tijd dat het gerecht en de uitvoerende macht nog regelmatig eens botsten over dergelijke zaken.  Sinds de septembergebeurtenissen in New York zijn dit soort aanvaringen verminderd.  Politieke tegenstanders zijn omgetoverd tot terroristen die nauwelijks nog rechten hebben.  De verstrengeling tussen de uitvoerende, wetgevende en rechterlijke macht is zorgwekkend groot geworden. 


 

Turkse communisten in de beklaagdenbank 

In 1999 werden er in een appartement in Duinbergen (Knokke-Heist) bij toeval wapens en ander bezwarend materiaal aangetroffen.  Op zich niet zo’n opzienbarend nieuws, ware het niet dat de Turkse communistische organisatie DHKC er mee te maken had.  Omdat het DHKC een van de grote oppositiebewegingen in Turkije is, moesten de betrokkenen zo zwaar mogelijk worden bestraft.  België had de verdachten natuurlijk liefst gewoon op een vliegtuig naar Turkije gezet, maar dat was wettelijk niet mogelijk.

Op 28 februari jl. viel er een uitspraak in het DHKC-proces.  Afgezien van de vlucht van Fehriye Erdal is ons vooral bij gebleven dat een deel van de beklaagden werd veroordeeld voor de feiten uit 1999 en dat twee anderen werden veroordeeld op basis van de nieuwe terrorismewetgeving van 2003.  Eén van de twee die voor terrorisme werden veroordeeld, was Bahar Kimyongür, een geboren en getogen Brusselaar van Turkse afkomst.  Hij kreeg vier jaar cel voor het voorlezen van een persmededeling van het DHKC, het organiseren van een persconferentie en het geven van een interview aan RTL.  Vier jaar cel voor het verkondigen van een mening!  Advocaat Paul Bekaert verklaarde over de nieuwe terrorismewetgeving in dit blad: “De gevolgen zijn zeer zwaar.  Deze wetgeving kan gebruikt worden, niet enkel voor terroristen in de letterlijke zin van het woord die geweld gebruiken, maar volgens mij kan ze ook gebruikt worden tegen elke politieke opposant” (Meervoud 115).  De rol van rechter Freddy Troch en openbaar aanklager Johan Delmulle, allebei van CD&V-signatuur, was alles behalve onbesproken.  Het proces in beroep zou op 11 september (symbolisch toch?) plaatsvinden in Gent.

Eind april werd Bahar Kimyongür opgepakt in Nederland omdat er een internationaal aanhoudingsbevel tegen hem liep. Achteraf bleek zijn aanhouding grondig voorbereid te zijn ondermeer door kabinetsafgevaardigden en genoemde Johan Delmulle.  Met andere woorden: politiek en gerecht bekijken hoe ze van een ‘lastige’ landgenoot af kunnen geraken.

Op 7 november viel er een uitspraak in beroep.  De straffen werden koudweg verhoogd, ook voor Bahar, die vijf jaar cel kreeg en werd aangehouden.

Het is ontstellend hoe weinig aandacht er in de Vlaamse pers naar deze zaak is gegaan, het gaat nochtans over de fundamenten van de Belgische rechtsstaat.  Politieke en sociale bewegingen moeten zich tegen deze gang van zaken verzetten, want voor we het beseffen zullen ook zij in de klappen delen. 

Jan VAN ORMELINGEN

09:48 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

27-11-06

Prenez votre temps et ecoutez...

 

http://www.leclea.be/pages/collignon25112006.html

18:51 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

21-11-06

Bahar

 

Cher ami, chère amie,

Une nouvelle fois, les lois antiterroristes menacent gravement les droits et
libertés de tous les citoyens belges.

Bahar Kimyongur a été condamné à 5 ans de prison ferme le 7 novembre dernier
alors qu'il n'a commis aucun délit. Désormais, il se trouve à la prison de
Gand où il subit des conditions de détention « spéciales » et est dans
l'attente d'un transfert à la prison de Bruges où les autres condamnés dans
le procès DHKP-C subissent depuis 9 mois (depuis le verdict du procès en
première instance) des conditions d'isolement inhumaines. Pour protester
contre ces traitements, ils sont en grève de la faim depuis le 30 octobre.

*Aidez le Clea, aidez les parlementaires qui se mobilisent pour exiger des
conditions de détention dignes d'un pays se présentant comme une démocratie
(voir Le Soir du 20 novembre).

*Suivez toutes les évolutions de cette affaire sur www.leclea.be -vous
trouverez également sur notre site actualisé quotidiennement des analyses
approfondies à propos de ce procès et des dangers des lois liberticides ainsi
qu'une série d'actions utiles poursoutenir Bahar Kimyongur.

*Diffusez notre information à vos connaissances car défendre Bahar Kimyongur,
c'est défendre les droits et libertés de chaque citoyen en Belgique.

Le texte que vous trouverez en attachement (.doc et .pdf) est la première
lettre écrite par Bahar Kimyongur à son épouse depuis son incarcération. Vous
pouvez vous-même lui écrire ou lui rendre visite (en contactant son épouse ou
en vous rendant sur notre site internet).

L'affaire Kimyongur ne fait que commencer...

Le Clea
contact@leclea.be

 

Chers amis et amies, 
 
J’ai reçu de mon cher époux, le « grand dirigeant d’organisation terroriste », ma première lettre. Je la partage avec vous...  
Bahar est considéré comme « très dangereux» par la direction de la prison de Gand. De ce fait il n’a pas le droit à l’accès à la bibliothèque et aux activités comme le sport et des films en salle avec les autres détenus. Il est empêché de sortir de sa cellule 23 heures sur 24. Nos visites se font toujours derrière une vitre…

Bahar m’a été enlevé parce qu’il a osé s’exprimer. Il est emprisonné pour ses convictions, au nom des lois “antiterroristes”. Au-delà de la souffrance d’une épouse, c’est la démocratie, la liberté d’expression qui sont menacées. C’est pourquoi je me permets de vous appeler à nous rejoindre dans notre combat : le Clea organise une série d’activités auxquelles vous pouvez vous associer pour soutenir la campagne «Liberté pour Bahar!» 
 
Bien à vous, 
Deniz Demirkapi 
tel : 0486 846 170 
e-mail :
deniz-demirkapi@hotmail.com 
www.leclea.be 
 

"Prison de Gand, le 8 novembre 2006, vers 22h.

 

Plus de 20 heures viennent de passer en ton absence. Et au moins 20 mois devront passer avant que je ne puisse à nouveau te toucher, te caresser les cheveux et t’embrasser. Peut-être même 40 ou 60.

Ce châtiment, c’est de la cruauté à l’état pur, de la barbarie gratuite, du terrorisme d’Etat.  
Une fois de plus, nous avons été témoins et victimes d’une justice de classe, inique, bourgeoise et coloniale. Une justice du plus fort. Mais surtout une justice des vaincus. Ils sont paniqués devant la colère des peuples et la contestation sociale croissantes.

Alors, dans un élan de désespoir, entrainés par leurs instincts bestiaux, ils s’acharnent sur nous, sur moi, parce qu’il y a six ans, j’ai dit “nous” en parlant du DHKP-C. Ce “nous” a été interprété par le procureur fasciste Delmulle et ses comparses les juges Logghe, Denys et Libert, comme la preuve de mon appartenance au DHKP-C et même de mon rôle de dirigeant au sein du mouvement. Au moment où j’avais prononcé ce “nous” fatidique, l’armée turque était occupée à assassiner nos camarades prisonniers au nom d’une soi-disant opération de “retour à la vie”.  
Ce jour-là, un jour triste de décembre qui vit la mort de 28 détenus, j’aurais pu revendiquer tout acte de violence révolutionnaire contre l’Etat turc. Ce “nous” émotionnel et empathique, les juges l’ont pris pour un “nous” réel, physique et effectif. Ce tout petit “nous” a fait de moi un dirigeant d’une organisation politico-militaire clandestine vieille de 36 ans, alors que n’importe quel sympathisant du DHKP-C a qui on tendrait le micro aurait tenu les mêmes propos. Il n’est d’ailleurs pas rare que des milliers de manifestants crient à l’unisson leur soutien à la lutte armée et à la guérilla du DHKP-C.  
Moi qui ai toujours lutté publiquement et pacifiquement pour la démocratisation en Turquie, en coopération avec des personnalités politiques, des institutions gouvernementales et des ONG, comment aurais-je pu être un dirigeant du DHKP-C? Je crois bien que les premiers à devoir s’étonner de ce scoop sont les véritables dirigeants agissant dans la stricte clandestinité quelque part dans les villes et les montagnes de Turquie ou ailleurs dans le monde. Les magistrats ont ainsi grossièrement et mesquinement menti. Ont-il menti par pure imbécillité? Certainement pas. C’est manifestement par nécessité de justifier l’application des nouvelles lois anti-terroristes en prévision des prochains conflits sociaux qui éclateront  en Belgique. On ne le dira jamais assez: ce procès politique intenté contre nous cadre parfaitement dans la stratégie de guerre préventive de l’impérialisme nord-américain.

 

Victor Hugo a écrit un jour: “Grattez le juge, vous trouverez le bourreau” Chez nos juges, il ne fallait même pas gratter: ils ont la haine à fleur de peau. Cette vielle haine anti-sociale qui caratérise les régimes les plus arbitraires, les plus obscurantistes, les plus inhumains. Mais, comme disaient nos ancêtres, “les chiens aboient, la caravane passe.” En effet, ils ont beau s’exciter et mordre comme des chiens enragés, notre combat pour la justice, la fraternité et la dignité se poursuit.  
Avec ou sans moi et malgré eux, nos espoirs avancent au galop, sur la piste de la Victoire en marchant sur leur queue à Bint Jbeyl, à Oaxaca, à Gaza, à Ramadi et à Ýstanbul. C’est ce qui fait notre bonheur. C’est un bonheur que nous payons très cher ma petite fleur mais ce monde injuste ne nous laisse guère le choix. Chaque jour, des femmes et des hommes meurent pour avoir défendu leurs idées. Comparé a eux, notre sacrifice est finalement bien dérisoire. Dérisoire mais si indispensable. Et là, je parle de tous les amis et camarades qui ont contribué à la campagne pour la liberté d’expression et d’association en Belgique. Embrasse-les toutes et tous de ma part. Embrasse également nos mères, nos grands parents et tous ceux dans la famille  qui méritent le respect. Je suis fier de toi mon ange gardien. Je t’embrasse de tes lèvres sèches et de tes yeux humides avec tendresse, passion et amertume.  
 
PS: Après mon arrestation, j’ai été mis à nu, affublé d’un gilet par balles et menotté. Puis on m’a fait porter un cache-yeux. Après m’avoir installé dans un véhicule de police, j’ai été attaché au siège et enchaîné par les pieds. Durant le trajet les policiers ont fait passer une musique trash assourdissante en langue allemande. Ainsi pendant plusieurs minutes, on m’a fait subir exactement le même traitement que celui qui est décrit dans le film “The road to Guantanamo”.  
Vers minuit, nous arrivons à la prison de Gand mais je ne suis pas au bout de mes peines pour autant: sous prétexte de manque de cellule, on me met au cachot de la prison. Là, je vais 12 heures infernales. L’odeur de pisse et de merde était insoutenable. La merde s’était accumulée dans une cuvette très profonde mais il n’y avait pas de chasse d’eau, en tout cas, à l’intérieur du cachot. Le matelas en mousse était dans état indescriptible: troué, décomposé, puant et complètement recouvert de cheveux et de poils humains incrustés dans la mousse. La couverture puait la mort.  Les moustiques en provenance de la cuve des toilettes ont tournoyé au dessus de ma tête pendant toute la nuit. Avant de me laisser à mon sort, les gardiens m’ont une nouvelle fois mis à nu et à genoux. A la place de mes vêtements, j’ai dû porter une chemise à manches  courtes bleue ciel et un pantalon en toile de couleur bleue marine dont les boutons manquaient. Donc, chaque fois que je me levais, je devais tenir mon pantalon pour pouvoir marcher.  Je ne me suis jamais senti aussi sale que lorsque je m’installai sur ce matelas sans drap ni housse qui ressemblait à un gruyère noirci et moisi. L’air étant irrespirable, je glissai ma tête dans ma chemise malgré la difficulté à respirer à travers ses mailles. Vers 10h une équipe médicale vint me poser des questions sur ma santé. J’ai répondu que j’allais bien jusqu’au moment où on m’a enfermé ici et que ce sont des conditions inhumaines. Vers 12h j’ai pu enfin gagner une cellule un peu plus décente mais de qualité 10 fois inférieure à la prison de Dordrecht...

 

Bahar" 

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14-11-06

Euskal Herria

 

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http://blog.seniorennet.be/euskalherria

 

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08-11-06

BAHAR

Com10COMMUNIQUÉ du 08/11/2006 [02h30 AM]  : La mère et la sœur de Bahar Kimyongür maltraitées par la police

Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (Clea):
COMMUNIQUÉ À LA PRESSE

La mère et la sœur de Bahar Kimyongür maltraitées par la police

La justice et la police belges traitent ses citoyens comme des bandits.
Le sénateur Écolo Josy Dubié sera présent ce mercredi à la conférence donnée par le Clea au «Festival des libertés»

Sept novembre 2006. Il est un peu plus de 20h00 au Palais de Justice de Gand. Le juge énonce les peines à l'encontre de sept des prévenus. Bahar Kimyongür, «ce fanatique, ce dirigeant d'une organisation terroriste extrêmement dangereux pour la société» –dixit le juge– écope d’une peine de cinq ans ferme. C'est la dernière peine prononcée.

Le procureur Delmulle –oui, le même de la réunion secrète au centre de crise du ministère de l’intérieur destinée à organiser, le 26 avril dernier, la "livraison" de Bahar Kimyongür à la Turquie– enchaîne en exigeant son arrestation immédiate car il risquerait de «fuir à l'étranger». La mère de Bahar, encore sous le choc de la condamnation, se lève et supplie : «Mon fils n'a rien fait». C'en est trop pour le juge qui ordonne à la police de faire évacuer la maman de la salle. Oui, vous avez bien lu ! Peu importe la douleur qu'elle ressent, peu importe si elle ne verra, ne touchera plus son fils durant cinq longues années. La police se rapproche, mais les nombreuses personnes présentes dans la salle la protègent. La police encercle la mère. Une voix retentit dans la salle, c’est la sœur de Bahar qui crie : «Laissez ma maman, ne la touchez pas !». La police la bouscule… Échauffourées… Elle reçoit des coups dans la figure et est projetée au sol, menottée et évacuée avec quatre autres personnes dont un membre du Clea vers le commissariat central où elle est fouillée. Comme si elle pouvait encore cacher quelque chose : elle venait d'être fouillée à deux reprises durant la journée lors de chacune de ses entrées dans la salle d'audience. À 22h30, sous pression des avocats, les cinq sont libérées mais le mal est fait : la décision d'arrêter Bahar immédiatement a été prononcée. Un citoyen qui n'a commis aucun délit matériel va purger cinq ans de prison.

Quelques minutes après sa libération, la sœur de Bahar reçoit un coup de fil. C’est Josy Dubié, le sénateur Écolo. Scandalisé du verdict, il annonce qu’il sera présent mercredi à la conférence de presse du Clea, à 11h00 au «Festival des Libertés».

Conférence de presse :
Le Comité pour la liberté d'expression et d'association (Clea) organise une conférence de presse pour commenter le verdict du procès du DHKP-C et dénoncer l'usage des législations antiterroristes en Belgique ainsi que les conditions de détention inhumaines et dégradantes appliquées aux prévenus. Elle aura lieu demain, mercredi 8 novembre, à 11 heures, au «Festival des Libertés» - Pathé Palace - Boulevard Anspach n°85 - 1000 Bruxelles.

Benoît Vendermeerche, président de la Ligue des drots de l'Homme; Josy Dubié, sénateur Écolo, Céline Delforge, parlementaire bruxelloise Écolo et Jean Flinker du Clea y interviendront.

Nous invitons les journalistes à être présents lors de ces interventions.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site du Clea : www.leclea.be   ou téléphoner au

0487 174 851.

«(...) par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes

Le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (Clea)

www.leclea.be


Com9COMMUNIQUÉ du 07/11/2006 [2] : Une législation d'exception, un tribunal d'exception, une instruction d'exception: un verdict d'exception

Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (Clea):
COMMUNIQUÉ À LA PRESSE

Une législation d'exception, un tribunal d'exception, une instruction d'exception: un verdict d'exception

Avec le verdict de la Cour d’Appel de Gand rendu seulement vers 21h30 ce 7 novembre, la Justice belge et la Ministre Onkelinx seront finalement arrivés aux résultats judiciaires exigés par la Turquie: faire définitivement taire un de ses opposants, Bahar Kimyongür, et criminaliser un mouvement révolutionnaire d’opposition au régime d’Ankara. Parallèlement, ce jugement très partial et partisan aura donc atteint son objectif majeur : établir une jurisprudence d’exception ayant pour Nord la criminalisation des mouvements sociaux et de la contestation politique.

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle en souffrir.

C’est pourquoi, le Clea appelle :
—À dénoncer ce jugement inique et à appuyer, par leurs mobilisations, toutes les voies de recours aptes à contester un jugement de pure complaisance, prononcé coup sur coup par deux tribunaux belges «sous pression!
—À contester les lois sécuritaires qui, dans notre pays comme dans l’ensemble de l’Union européenne, sont en train de défaire les libertés démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales!
—À marquer leur solidarité avec les forces politiques, syndicales et associatives qui combattent l’autoritarisme, le despotisme et la violence d’État dont le régime d’Ankara a fait sa nature ordinaire!


Sept années après avoir débuté, «l’affaire Erdal» –à laquelle est venue se surajouter «l’affaire Kimyongür»– vient donc de connaître un épilogue… provisoire.

Ce mardi 7 novembre, la Cour d’Appel de Gand a en effet condamné sept des prévenus à de lourdes peines d’emprisonnement –les charges et accusations retenues ayant été manifestement dopées afin de justifier la sévérité du verdict :

- Sukriye Akar: 4 ans (4 en première instance);
- Musa Asoglu: 7 ans (6 en première instance);
- Fehriye Erdal: 4 ans (4 en première instance);
- Dursun Karatas: 7 ans (5 en première instance);
- Bahar Kimyongür: 5 ans (4 en première instance);
- Zerrin Sari: 4 ans (4 en première instance);
- Kaya Saz: 4 ans (4 en première instance).

Ce jugement confirme et amplifie donc les condamnations prononcées en première instance par le tribunal de Bruges le 28 février dernier –alors que, dans le dossier, ne figure aucun élément d’aucune sorte relatif à des actes violents qu’aurait commis ou qu’aurait voulu commettre, ensemble ou seul, quelque prévenu que ce soit… En Belgique, en Turquie ou dans un quelconque autre pays.

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle en souffrir.

LES FAITS
1. Le juge Buysse chargé de mener les investigations initiales ? Il a été littéralement dépossédé de son instruction par le Parquet et la gendarmerie, qui requalifieront les faits et en étendront abusivement la géographie.

2. Le soi-disant «secret» de l’instruction? Dès mars 2000, des informations confidentielles regroupées dans le dossier du juge se retrouveront étalées (avec la complicité des services de police belges) dans la presse turque (cf. Hurriyet du 5 mars 2000) au risque de la vie des inculpés.

3. Fehriye Erdal? Jusqu’au 16 août 2000, elle sera maintenue en détention plus que de raison, par la seule volonté du Ministre de l’Intérieur Antoine Duquesne –alors que les tribunaux auront, par trois fois, donné tort à celui-ci, et que le Conseil d’Etat aura dénoncé l’arbitraire d’une détention préventive qualifiée d’outrancière.

4. Le Parquet? Il aura, lui aussi, participé à cette mascarade en cachant volontairement un document (daté du 3 juillet 2000), dans lequel le Commissariat aux Réfugiés juge la libération de la prévenue «non  contraire à la loi»

5. La Ministre de la Justice –si soucieuse de garantir l’État de droit et la droiture d’État ? Elle n’a pas hésité à faire voter, en décembre 2003, une loi rétroactive (vous lisez bien) afin de faire juger et condamner par les tribunaux belges Madame Erdal (pour l’assassinat dont la Turquie tient à la poursuivre) –un coup de force législatif qui sera heureusement arrêté par la Cour d’Arbitrage.

6. S’assurer par avance de la sévérité du tribunal en désignant tout exprès à sa tête un juge partisan ? C’est ce que va décider le 4 novembre 2005, en toute illégalité, le premier Président Jean-Paul De Graeve (contrevenant ainsi aux dispositions du Code en son Article 98).

7. Correctionnaliser l’ensemble des faits reprochés aux divers prévenus et travestir les charges retenues contre eux en vulgaires actes de banditisme social –alors que ces faits et ces charges ressortissent tous d’un combat foncièrement politique ? C’est ce que vont cependant décider le tribunal de Bruges et la Cour d’Appel de Gand en refusant de se dessaisir au profit de la Cour d’Assises.

8. Condamner à tous prix les inculpés en inventant, au besoin, des incriminations qui n’existent pas dans notre Code pénal (telle la notion d’ «association de malfaiteurs "à visée terroriste"»)? C’est la prouesse que va accomplir le Procureur fédéral Delmulle, avec la connivence des trois juges du siège.

9. Laisser plaider l’État turc, dès la première audience du procès de première instance, alors qu’aucune décision n’autorise la Turquie à se considérer comme partie civile? C’est pourtant ce qui va avoir lieu, au mépris manifeste des droits de la défense.

10. Laisser  plaider –dès le début du procès en degré d’Appel– Kris Vincke au nom de la Turquie (alors que, dans son jugement du 28 février 2006, le tribunal de Bruges avait finalement déclaré la constitution en partie civile non fondée –«l’Etat turc n’ayant pas encouru de dommages individuels»)…? C’est ce que va néanmoins favoriser le juge Loghe –instituant une Cour d’Appel à trois juges et (c’est une «première») à deux procureurs (le porte-parole d’Ankara étant rémunéré par une puissance étrangère pour faire, au sein du tribunal, une plaidoirie de pure propagande en faveur d’un régime présenté fallacieusement comme éminemment «démocratique»).

11. Condamner un prévenu-fantôme alors qu’aucune preuve matérielle, d’aucune sorte, ne figure dans le dossier pour l’accabler de quoi que ce soit…? C’est ce que vont toutefois oser les première et seconde instances en sanctionnant Dursun Karatas de sept années d’emprisonnement ferme…

12. Refuser de remettre en cause le magistrat fédéral Johan Delmulle, en tant que Procureur du degré d’Appel? C’est ce que vont toutefois se permettre la Cour de Gand et son président Loghe –alors que J. Delmulle et Leen Nuyts (qui requièrent, alors, contre le DHKP-C) ont activement participé à la rencontre secrète du 26 avril 2006  où, avec l’aval des représentants des plus hautes instances de l’État, il a été décidé de «livrer Bahar Kimyongür à la Turquie, via les Pays-Bas». Une «collusion de fonctionnaires» s’étant évertués à contourner la loi, et qui, selon l’Article 233 du Code pénal sont punissables de peine d’emprisonnement pour avoir «en réunion» décidé de la mise en œuvre de «mesures contraires aux lois».

13. Confirmer les tribunaux correctionnels dans une sorte de «compétence universelle», en leur donnant le droit de s’ingérer dans les affaires internes d’un pays tiers et d’émettre un jugement «politique» sur la situation qui y prévaut…? C’est le privilège que se sera pourtant arrogé la quatorzième Chambre correctionnelle de Bruges («Les membres du DHKP-C choisissent expressément de ne pas prendre part à une société démocratique [la Turquie]. Il n’appartient pas au DHKP-C de ne pas reconnaître un État de droit établi [la Turquie], de dire son propre droit et de choisir tous les moyens possibles pour troubler l’ordre de droit», Jugement de Première instance, page 72).

14. Sans oublier les effets liberticides de la nouvelle législation contre le terrorisme par laquelle est désormais organisé, en Belgique, un régime de confusion pénale –où le seul fait d’appartenir à une organisation qualifiée de «terroriste» est durement sanctionné, même si aucun acte délictueux ne vous est par ailleurs reprochable ou reproché. Au nom de quoi, toute rébellion politique radicale est assimilée dorénavant à une variété spéciale de délinquance, émergeant au droit commun. C’est assez dire que, sous le prétexte de la lutte pour plus de sécurité civile, les autorités de notre pays auront réussi ce tour de force: installer l’insécurité dans les lois et le fonctionnement de la justice publique.

15. Sans oublier les conditions de détention «exceptionnelles» auxquelles sont soumis depuis le 28 février dernier (soit plus de 250 jours) Musa Asoglu, Sukriye Akar et Kaya Saz. Alors que, par quatre fois déjà, les tribunaux ont statué pour une levée du régime d’isolement qui les frappe.

Régime d’isolement?
La Belgique est censée se conformer à l'Article 3 de la Convention européenne des Droits de l'Homme ainsi qu’aux termes de la Convention internationale ad hoc qui interdissent de porter atteinte à l'intégrité physique et mentale d'une personne en la soumettant à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Bien qu'ils n'aient commis aucun délit matériel attentatoire contre autrui, Asoglu, Akar et Saz sont soumis, depuis huit mois, à une série d’actes de contrainte qui n’ont pour but que de les avilir et de les humilier. Ainsi, lors de leur procès en Appel, ont-ils été amenés aux sept audiences le yeux bandés et bardés d’un gilet par balles pesant 10,5 kilos, avec –à leurs poignets doublement menottés– une menotte classique et une menotte fixée à la ceinture de leur camisole de force. A chaque jour de leur comparution, ils ont été complètement déshabillés et mis à nus par trois fois. Durant tout le procès, il leur était interdit de porter leurs propres sous-vêtements, chaussettes et chaussures.

Depuis la fin février, ils sont par ailleurs astreints à des conditions d'incarcération inacceptables: fouilles anales systématiques, isolement total, privation sensorielle, troubles forcées du sommeil.

«Forcées» : une lumière aveuglante, située juste au-dessus de la tête, reste allumée en permanence toute la nuit (un «progrès» puisque, jusqu’il y a un mois encore, la lumière était éteinte puis rallumée par intermittence chaque demi-heure…). Depuis l'application de ce châtiment, il est impossible aux trois condamnés de dormir la nuit –provoquant un état d’insomnie permanent, au risque d’entraîner une série de dérèglements physiques et psychiques. C’est la raison pour laquelle deux d’entre eux, Musa Asoglu et Sukriye Akar, sont en grève de la faim depuis le 30 octobre et ont décidé de ne pas se présenter devant les juges ce mardi 11 novembre. Ils entendent protester ainsi contre leur conditions de détention et les traitements inhumains et dégradants qui leur sont infligés.

Même les gardiens sont surpris par la dureté des conditions de détention qui visent ces trois détenus.  Un régime carcéral inhumain qui semble être le fait de la Ministre de la Justice –laquelle, malgré les multiples requêtes des avocats en extrême urgence, renouvelle à chaque fois ses directives auprès de l'administration pénitentiaire afin que ces mesures de coercition soient maintenues, voire renforcées.

LE CONTEXTE
Guerre contre le terrorisme ou atteinte au droit légitime à la contestation…? Ces cinq dernières années, une série de lois spéciales ont été adoptées en Belgique,  sous le couvert de la lutte «antiterreur». Or, au lieu de «sécuriser les droits» des citoyens comme le prétendent les autorités, ces lois liberticides auront  pour effet de les restreindre, de les suspendre, voire de les supprimer.

En Belgique comme partout dans le monde, on assiste à une attaque frontale contre les libertés privées et publiques. Dès la fin des années 90, bien avant les attentats du 11 septembre 2001 à New York, notre pays avait déjà décidé d’inscrire de profonds changements dans le Droit, notamment à travers «la loi sur les organisations criminelles». Avec cette législation, en effet, s’est mis en place un «délit d'appartenance» permettant à la Justice de poursuivre des personnes qui n’ont commis aucun délit matériel, au seul prétexte qu’elles feraient partie d’une organisation ainsi définie.
 
Toutefois, au nom de la lutte antiterroriste, les choses se sont depuis lors fortement accélérées. La Belgique a intégré, dans sa panoplie pénale, deux décisions-cadre européennes particulièrement liberticides: la loi relative aux organisations terroristes et la législation concernant le mandat d’arrêt européen. La loi antiterroriste, comme la loi relative aux organisations criminelles, crée un délit d’appartenance et permet en outre de s’attaquer directement aux mouvements sociaux. Est désormais qualifiée d’acte «terroriste» toute action commise dans l’intention de faire pression sur un gouvernement ou sur une organisation internationale. Que des grévistes fassent le siège d’une administration ou que des manifestants empêchent des trams de circuler est donc, aujourd’hui, considéré comme une forme de terrorisme, et lourdement punissable.

De surcroît, depuis le vote de «la loi sur les organisations criminelles», les tribunaux ont la possibilité de généraliser des procédures d’exception à tous les stades de la procédure pénale, de l’enquête policière à la détention: c’est ce qu’autorise «la loi sur les méthodes particulières de recherche» de 2003, laquelle légalise les techniques les plus intrusives. Au demeurant, les droits de la défense n’existent plus: une personne soupçonnée d’un éventuel délit n’a plus le pouvoir d’en contester les «preuves» puisque celles-ci peuvent désormais rester secrètes. Des dispositions tellement liberticides qu’elles ont été remises en cause par la Cour d’Arbitrage, si bien que le gouvernement a dû les remanier (légèrement), sans s’empêcher de rendre certaines dispositions encore plus contraignantes, en les faisant revoter en catimini fin 2005, sous le couvert de la lutte «contre la terreur».

Or les lois antiterroristes sont totalement pernicieuses. Elles autorisent tous les abus, la mise en place de tribunaux d’exception et les jugements d’opportunité. Elles confondent volontairement les combats syndicaux radicaux avec des actes de pure criminalité ou de banditisme. Elles s’attribuent indûment des pouvoirs de compétence universelle en délégitimant, dans des pays tiers, toute lutte politique qui userait de moyens violents pour se défendre de la violence d’États dictatoriaux. 

UNE JURISPRUDENCE D'EXCEPTION
Aussi, l’enjeu fondamental du procès intenté contre neuf membres présumés de l’organisation révolutionnaire turque DHKP-C est de toute première importance. Car «l’affaire Erdal» a pour but de créer une jurisprudence criminalisant toute solidarité envers une organisation désignée comme «terroriste». En outre, cette labellisation justifie, dès à présent, la violation de règles de droit élémentaires et l’application de sanctions anticipées avant même que le jugement d’appel ne soit venu confirmer le premier verdict.

Autant donc le réaffirmer solennellement: ce procès concerne tous les citoyens. Il engage l’avenir de nos libertés.

APPEL DU CLEA
Pour ces raisons, capitales, Le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (le CLEA) appelle tous les progressistes et l’ensemble des associations démocratiques :

—À dénoncer ce jugement inique et à appuyer, par leurs mobilisations, toutes les voies de recours aptes à contester un jugement de pure complaisance, prononcé coup sur coup par deux tribunaux belges «sous pression!
—À contester les lois sécuritaires qui, dans notre pays comme dans l’ensemble de l’Union européenne, sont en train de défaire les libertés démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales!
—À marquer leur solidarité avec les forces politiques, syndicales et associatives qui combattent l’autoritarisme, le despotisme et la violence d’État dont le régime d’Ankara a fait sa nature ordinaire!


Conférence de presse :
Le Comité pour la liberté d'expression et d'association (Clea) organise une conférence de presse pour commenter le verdict du procès du DHKP-C et dénoncer l'usage des législations antiterroristes en Belgique ainsi que les conditions de détention inhumaines et dégradantes appliquées aux prévenus. Elle aura lieu demain, mercredi 8 novembre, à 11 heures, au «Festival des Libertés» - Pathé Palace - Boulevard Anspach n°85 - 1000 Bruxelles.

Benoît Vendermeerche, président de la Ligue des drots de l'Homme; Céline Delforge, parlementaire bruxelloise Écolo et Jean Flinker du Clea y interviendront.

Nous invitons les journalistes à être présents lors de ces interventions.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site du Clea : www.leclea.be   ou téléphoner au
0487 174 851.

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05-11-06

Baskische gevangenen in Frankrijk

Prisonniers basques en France/extrad.tempo ( m. à jour le : 03-nov-06 )

      Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      ABAD URKIXO Patxi Mr 911 846 D2-nord Fresnes H

      ABAUNZA MARTINEZ Javier Mr 309 503S D3 Fleury H

      AGINAKO ETXENAGUSIA Asier Mr 331 355U D1 Fleury H

      AGUERRE Didier Mr 303 931K D1 Fleury H

      AGUIRRE GARCIA Harriet Mr 25 379 Nanterre

      AGUIRRE ODRIOZOLA Javier Mr 11 341 Poissy

      AGUIRREBARRENA BELDARRAIN Aitor Mr 23 nov 2005 Extrad. tempo.

      AGUIRRESAROBE OLAGOY Eneko Mr 324 724M D1 Fleury H

      ALBERDI ZUBIERREMENTERIA Ane Miren Me 350 664G Fleury F

      ALBISU IRIARTE Mikel Mr 26 494 309-B Perpignan

      ALCALDE ECHEANDIA Gotzon Mr 347 264M D5 Fleury H

      ALCANTARILLA MOZOTA Peio Mr 61 041 Gradignan

      ALMANDOZ ERVITI Jose Miguel Mr 348 629V D3 Fleury H

      ALTUNA IJURCO Haymar Mr   370 MAC Meaux

      ARAMENDI LANDA Marian Me 60 991 Gradignan

      ARANALDE IJURCO Maite Me 918 269 Fresnes F

      ARANBURU Frédéric Mr 1 594 bloc 1 Lannemezan

      ARANGUREN URROZ Asier Mr 319 157K D3 Fleury H

      ARIETALEANIZ TELLERIA Iñaki Mr 42 305 Osny

      ARIZCUREN RUIZ Jose Javier Mr 142 813 Les Baumettes

      ARRANBIDE Gaxuxa Me 15 634 Angoulême

      ARRANBIDE Robert Mr 915 837 D3-309-nord Fresnes H

      ARZALLUZ GOÑI Asier Mr 23 nov 2005 Extrad. tempo.

      ATXURRA EGURROLA Julen Mr 24 avr 2006 Extrad. Tempo.

      BERASATEGUI ESCUDERO Ismael Mr 910 109 D1-254 Fresnes H

      BERT ARRECHEA Fernando Mr 7 821 MA2 Seysses H

      BEYRIE Laurenxa Me 339 586R Fleury F

      BIDART Philippe Mr 9 048 Clairvaux

      BIENZOBAS ARRECHE Jon Mr 927 406 D2 Fresnes H

      CAMPO BARANDIARAN Jose Mr 338 311E D1 Fleury H

      CARASTORRE ALDAZ Juan Ramón Mr 350 749Z D1 Fleury H

      CASTILLO ALARCON Abelardo Mr 282 162 D2 La Santé

      CAU ALDALUR Jose Antonio Mr 287 384Z bloc A-321 La Santé

      CEBERIO AYERBE Jose Mr 329 423U D3 Fleury H

      CELARAIN ORTIZ Oscar Mr 13 922 

      CHIVITE BERANGO Mercedes Me 329 018D div. B Fleury F

      Edité le : dimanche 5 novembre 2006 Page 1 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      COELLO ONAINDIA Aitziber Me 331 358 X div. B Fleury F

      CORTAZAR GARCIA Aitor Mr 327 634Z D3 Fleury H

      CORTAZAR PIPAON Joseba Imanol Mr 7 597 Salon

      CRUZ ARROZPIDE Angel Mr 7 822 MA1 Seysses H

      DELGADO IRIONDO Agurtzane Me 3 184 Bapaume

      DERGI Daniel Mr 9 949 Clairvaux

      ECHEVERRIA JAUREGUI Xabier Mr 8 283 Muret

      EIZAGUIRRE URANGA Julen Mr 61 040 Gradignan

      ELIZEGI ERBITI Iñigo Mr 913 228 D2-sud Fresnes H

      ELORRIETA SANZ Ibon Mr 22 291 Nanterre

      ERRASTI GOITI Zuhaitz Mr 112 73 Moulins MA

      ESNAL Jacques Mr 9 162 Clairvaux

      ESPARZA LURI Iñaki Mr 912 963 D3-255-sud Fresnes H

      ESPARZA ORTEGA Joseba Mr 915 655 D3-sud Fresnes H

      ESQUISABEL URTUZAGA Pedro Maria Mr 15 647 Villefranche-sur-

      Saône

      ESTEVEZ PAZ Juan Carlos Mr 331 354T D3 Fleury H

      ETXEBERRIA SIMARRO Leire Me 347 263K Fleury F

      FERNANDEZ ARRINDA Lander Mr 66 557 Bois d'Arcy

      FERNANDEZ IRADI Juan Ibon Mr 70 493 Bois d'Arcy

      FIGAL ARRANZ Antonio Agustin Mr 904 530 D1-174 Fresnes H

      GAINZA SALINAS Urtzi Mr 923 022 D2-137 Fresnes H

      GALLASTEGI SODUPE Lexuri Me 36 284G div. B Fleury F

      GARAIZAR SAN MARTIN Nerea Me 917 588 Fresnes F

      GARATE GALARZA Luis Enrique Mr 912 053 D2-nord Fresnes H

      GARCIA GAZTELU Xabier Mr 15 déc 2005 Extrad. tempo.

      GARCIA JUSTO Aitor Mr 280 234 D1 La Santé

      GARCIA M0NTERO Ainhoa Me 918 681 Fresnes F

      GARMENDIA IMAZ Idoia Me 917 587 Fresnes F

      GARMENDIA LACUNZA Alberto Mr 15 274 Villepinte

      GERESTA AZURMENDI Ander Mr 10 258 Moulins-Yzeure

      GIL DE SAN VICENTE  Kiskitza Me 925 109 Fresnes F

      GURRUCHAGA

      GOGORZA OTAEGI Aitzol Mr 11 165 Poissy

      GOIKOETXEA BARANDIARAN Bixente Mr 4 001 C St Maur

      GOIRICELAYA GONZALEZ Cristina Me 917 581 Fresnes F

      GOITIA ABADIA Oier Mr 1 898 MAC Meaux

      GOMEZ AGIRRE Aner Mr 916 306 D3-nord Fresnes H

      GONZALEZ BILBATUA Oier Mr 5 917 MA2 Seysses H

      Edité le : dimanche 5 novembre 2006 Page 2 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      GONZALEZ GONZALEZ Jon Mr 912 051 D2-sud Fresnes H

      GRACIA ARREGI Iñaki Mr 1 715 bloc 1 Lannemezan

      GUIMON Laurence Me 918 626 Fresnes F

      GUIMON Patxiku Mr 3 931 St Maur

      GUINEA SAGASTI Jesús Mr 905 300 D1 Fresnes H

      GUISASOLA OLAETA Arnaltz Mr 42 130 Osny

      HEREDIA de ELU Iker Mr 9 135 Joux-La-Ville

      IDIART Thierry Mr 907 693 D1 Fresnes H

      ILLARAMENDI ZABALETA Juan Miguel Mr 108 51 Moulins MA

      ILUNDAIN IRIARTE Alberto Maria Mr 311 999E D5 Fleury H

      IPARRAGUIRRE GUENECHEA Maria Soledad Me 26 493 A003 Perpignan

      JUARROS RUIZ de GORDEJUELA Maite Me 9 301 Versailles F

      LARRAÑAGA ALTUNA Mikel Mr 15 754 Villepinte

      LARRAÑAGA ARANDO Maria Cristina Mr 350 275 J Fleury F

      LETE ALBERDI Jose Ramón Mr 348 478F D3 Fleury H

      LETONA BITERI Igor Mr 26 864 Nanterre

      LIZARRIBAR LASARTE Jon Mr 283 751 bloc A- La Santé

      LIZUNDIA ALVAREZ Iñaki Mr 284 878 bloc A La Santé

      LOPEZ ANTA Angel Mr 318 124N D5 Fleury H

      LOPEZ DE LA CALLE GAUNA Alberto Mr 15 921 Villepinte

      LÓPEZ de VERGARA ASTOLA Iñaki Mr 282 995 bloc D La Santé

      LOPEZ RESINA Maria Dolores Me 912 982 Fresnes F

      MARTIN HERNANDO Jesus Maria Mr 7 807 Tarascon

      MARTINEZ BERGARA Benito Fermín Mr 42 956 Osny

      MENDIZABAL MUGICA Idoia Me 921 125 Fresnes F

      MERODIO LARRAONA Zigor Mr 925 110 D1-143 Fresnes H

      MORCILLO TORRES Gracia Me 15 403 Angoulême

      MUJIKA GOÑI Ainhoa Me 339 700Q Fleury F

      MUÑOA ORDOZGOITI Aloña Me 36 939B div. A Fleury F

      MURUETA GONDRA Urtzi Mr 17 fév 2006 Extrad. tempo.

      NEGRETE ORTEGA Miguel Mr 5 971 Châteauroux

      NUÑEZ BENITO Joana Me 922 977 Fresnes F

      OBANOS SAINZ de MURIETA Beltzane Me 329 038A div. B Fleury F

      OLARRA GURIDI Juan Antonio Mr xx jul 2006 Extrad. tempo.

      ORBE SEVILLIANO Zigor Mr 283 552 bloc A La Santé

      ORDOÑEZ FERNANDEZ Iosu Mr 30 oct 2006 Extrad. tempo.

      ORKOLAGA ETXANIZ Aintzane Me 352 351R Versailles F

      Edité le : dimanche 5 novembre 2006 Page 3 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      OTEGI ERASO Andoni Mr 3 433 Toulon

      OTEGI UNANUE Mikel Mr 344 088J D1 Fleury H

      OTEGUI ARRUGAETA Jose Maria Mr 279 240 D1 La Santé

      OTXOANTEZANA BADIOLA Jon Angel Mr 25 439 Nanterre

      OYARZABAL CHAPARTEGUI Asier Mr 11 560 Moulins MA

      OYARZABAL UBIERNA Anartz Mr 277 696 D1 La Santé

      PALACIOS ALDAY Gorka Mr 325 327S D1 Fleury H

      PAROT Jon Mr 8 613 Muret

      PERURENA PASCUAL Miren Argi Me 6 411 Rennes

      PIKABEA UGALDE Angel Mr 4 017 St Maur

      PRECIADO IZARRA Jon Kepa Mr 282 097 D2 La Santé

      PUY LECUMBERRI Jesus Maria Mr 7 793 W Uzerche

      QUINTANA ZORROZUA Asier Mr 15 233 Angoulême

      REGO SEBASTIAN Iñaki Mr 351 454R D3 Fleury H

      REY DOMERCQ Alberto Mr 6 645 Y Uzerche

      RIPOLL ESTARTA Iñigo Mr 286 792 bloc A La Santé

      RUBENACH ROIZ Juan Luis Mr 326 926E D5 Fleury H

      SAAVEDRA MARTINEZ Alberto Mr 67 294 Bois d'Arcy

      SAENZ OLARRA Balbino Mr 12 sep 2006 Extrad. Tempo.

      SÁEZ de EGILAZ MURGIONDO Carlos Mr 279 344 D1 La Santé

      SAEZ TOTORICAGÜENA Gabriel Mr 311 998D D5 Fleury H

      SAGARZAZU GAZTELUMENDI Ramón Mr 59 579 Gradignan

      SAGARZAZU GOMEZ Jose Cándido Mr 280 723 D1 La Santé

      SAINT-PÉE Jean-Marie Mr 15 187 Angoulême

      SAN SEBASTIAN Bernard Mr 920 787 D1-264 Fresnes H

      SANCHEZ MENDAZA Peio Jon Mr 284 844 bloc A-330 La Santé

      SANTESTEBAN GOICOECHEA Pedro Ignacio Mr 907 151 D2-sud Fresnes H

      SEGUROLA MAYOZ Jose Francisco Mr 11 410c466 Poissy

      SEGUROLA QUEREJETA Joseba Mr 42 769 Osny

      SOMOZA CHAMIZO Lorena Me 339 546X Fleury F

      SORIA VALDERRAMA Inocencio Mr 39 468 Osny

      SUBIJANA IZQUIERDO Juan Carlos Mr 6 531 MA2 Seysses H

      TROITIÑO CIRIA Jon Joseba Mr 920 169 D1-260 Fresnes H

      TURRILLAS ARANCETA Jose Luis Mr 11 181 Poissy

      UGARTEMENDIA ISASA Jose Manuel Mr 285 039 bloc B La Santé

      URDAMPILLETA ITURBURU Lourdes Me 60 992 Gradignan

      URIARTE DIAZ DE GEREŇU Eloy Mr 287 385A blocA-333 La Santé

      Edité le : dimanche 5 novembre 2006 Page 4 sur 5


 

 Nom Prénom Mr, ... No écrou Bâtiment Code-prison

      UZKUDUN LIZAUR Mikel Mr 281 461 D2 La Santé

      VALLEJO FRANCO Iñigo Mr 15 352 Villefranche-sur-

      Saône

      VICARIO SETIEN Gregorio Mr 05 avr 2006 Extrad. tempo.

      ZABALA MUGIRA Jesus Maria Mr 13 503 

      ZABALO BILBAO Luis Armando Mr 331 357W D5 Fleury H

      ZALDUA IRIBERRI Miren Itxaso Me 7 900 Seysses F

      ZAMAKOLA IBAIBARRIAGA Zorion Mr 9 401 Clairvaux

      ZUBIAGA BRAVO Manex Mr 339 676P D1 Fleury H

      ZUBIZARRETA LIZUNDIA Urtzi Mr 1 187 MAC Meaux

      ZURIARRAIN MENDIGUREN Naia Me 346 863B Fleury F

      Nombre total de prisonniers : 157

      Edité le : dimanche 5 novembre 2006 Page 5 sur 5

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04-11-06

Bahar

Samenkomst op 7 november voor het Hof van Beroep te Gent tegen de anti-terroristenwetgeving!

 

Geachte Mevrouw, geachte Heer,

Hierbij vindt u het perscommuniqué van CLEA (Comité voor de vrijheid van mening en vereniging) aangaande het vonnis in beroep in het proces van de vermoedelijke leden van de DHKP-C, dat zal uitgesproken worden op 7 november aanstaande, en aangaande een manifestatie die op die dag voor het gerechtsgebouw zal gehouden worden.

Zou U uw lezers en kijkerspubliek hiervan willen op de hoogte stellen ?

Wij willen U bij voorbaat danken voor uw medewerking.

Voor CLEA,

J. Palma

....................

 

Perscommuniqué vanwege CLEA (Comité voor de vrijheid van mening en vereniging) - 3/11/2006

 

Samenkomst op 7 november voor het Hof van Beroep te Gent tegen de anti-terroristenwetgeving!

 

Op dinsdag 7 november valt het vonnis in het proces tegen 9 personen die beschuldigd worden van lidmaatschap van de DHKP-C. Procureur Delmulle eist ondermeer 7 jaar effectieve opsluiting van Bahar Kimyongür !

Sinds enkele maanden alarmeert CLEA (comité voor de vrijheid van mening en vereniging) de publieke opinie en de media over de gevaren van dit uitzonderingsproces. Op dit proces wordt immers een uitzonderingswetgeving toegepast in naam van de strijd tegen het "terrorisme".

Het is een proces dat de burgers heeft toegelaten om kennis te nemen van interpellerende informatie: over folteringen op massale schaal, waarvan Turkije een dagelijks systeem heeft gemaakt; over de handelswijze van de Belgische autoriteiten die blijkbaar vastbesloten zijn om met dit proces te knoeien tot er een vonnis valt dat Ankara gunstig stemt; over de mislukte poging - met complot, geheime bijeenkomsten van functionarissen incluis - om Bahar Kimyongur uit te leveren aan het land waarvan hij nooit heeft opgehouden om de folteraars en de maffia aan te klagen

Gans het repressief arsenaal dat na 11 september 2001 door de Belgische overheden is aangenomen, en dat nu gebruikt wordt tegen een Turkse communistische militant, wil sociale contestatie gelijkschakelen aan banditisme.

Als Bahar Kimyongur veroordeeld wordt zal dit betekenen dat de vrijheid van meningsuiting en vereniging, voor hen die strijden tegen sociale onrechtvaardigheid, voortaan zal afhangen van de Belgische anti-terroristenwetgeving van 2003.

Het is daarom dat CLEA een grote samenkomst organiseert voor het Hof van Beroep te Gent op 7 november vanaf 8.30 u (Hof van beroep te Gent, Koophandelplein 23, 9000 Gent).

Wij hopen dat de pers talrijk aanwezig zal zijn om deze gebeurtenis weerklank te geven bij het publiek.

Alle verdere informatie vindt u op www.leclea.be

Persconferentie

CLEA zal ook een persconferentie organiseren in samenwerking met de Liga voor de Mensenrechten en de advocaten van de 9 op woensdag 8 november om 11 uur in Café Greenwich te Brussel. Wij zullen u binnenkort over dit initiatief bijkomende informatie toezenden.

 

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02-11-06

Bretagne

 

Kristian GEORGEAULT, prisonnier politique breton, sera libéré mardi prochain,  après 6 ans et 5 mois ’emprisonnement !!!!!!!!!!!!!!!!

 

Kristian GEORGEAULT, Bretoense politieke gevangene, wordt dinsdag vrijgelaten. Na 6 jaar en 5 maanden gevangenis!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Later meer over hem. Ben nu veel te gelukkigJ

 

rocher_hermine

 

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01-11-06

Bahar


Tous à Gand le 7 novembre !

Mardi 7 novembre : prononcé du jugement en Appel dans le procès intenté contre neuf membres présumés du DHKC, dont Bahar Kimyongür qui, cette fois, risque gros : sept ans de prison ferme pour un citoyen belge qui n’a jamais commis le moindre délit matériel ni eu l’intention d’en commettre !

Soyons donc fermes, nous aussi, pour exiger :
-Acquittement pour Bahar !
-Non aux législations antiterroristes qui menacent nos libertés !
-
Non à la criminalisation de la contestation !
Et rendons-nous à Gand par solidarité avec le combat démocratique que Bahar n'a jamais cessé de mener contre les violations des droits de l’Homme en Turquie.

Prenez donc congé dès maintenant !
 


Autocollant - 2 Euros - www.leclea.be

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin.
Rendez-vous : à 7 heures à la gare du Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-sept.

Rassemblement devant la Cour de Gand
dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent, Koophandelsplein 23, 9000 Gent.[Renseignements : 0487 174 851]
              
Tract 1         Tract 2

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31-10-06

BAHAR!

 

Bahar Kimyongur : la dernière ligne droite

Le mardi 7 novembre tombera le verdict du procès intenté contre 9 membres
présumés du DHKP-C. Le procureur Delmulle y requiert notamment 7 années
d'emprisonnement ferme à l'encontre de Bahar Kimyongur.

Depuis des mois, le CLEA essaye d'alerter la population à propos des dangers
de ce procès d'exception, conduit par un tribunal d'exception, où sont
appliquées des législations d'exception au nom de la lutte «antiterroriste».
L'arsenal répressif adopté par les autorités belges, dans la foulée du 11
septembre et utilisé à Gand contre un parti communiste turc, vise en réalité
à assimiler la contestation sociale à du banditisme. Bahar Kimyongur
condamné? Cela signifiera que la liberté d'expression et d'association, pour
ceux qui remettent en question l'ordre établi, sera désormais à la merci de
la loi antiterroriste belge de 2003.

C'est donc maintenant qu'il faut réagir. Chacun peut soutenir notre action à
sa façon :

- Le Clea organise un grand rassemblement à Gand le 7 novembre lors du
verdict. Toutes les informations à ce sujet (RDV précis, mots d'ordre) sont
disponibles sur www.leclea.be ou au 0487 174 851.

- Vous pouvez soutenir financièrement notre action en achetant les
autocollants «Liberté pour Bahar» à 2 euros et en versant l'argent sur le
compte 363-0054263-80

- Vous pouvez vous tenir informer des dernières évolutions de la situation en
allant sur notre site www.leclea.be ou en achetant notre nouvelle brochure
«Kimyongur Bahar : le dossier à charge».

Nous comptons sur vous, nous espérons vous voir nombreux le 7 à Gand car cette
affaire concerne tous les citoyens en Belgique.

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29-10-06

Denez RIOU

 

 

 Mededeling van 25/10/2006

 

 

De Bretoense Liga voor Mensenrechten klaagt de omstandigheden waarin de Bretoense politieke gevangene, Denis Riou, zich bevindt aan.

 

De heer Denis Riou, Bretoens nationalistisch militant, werd op 29 juni 2005, door het uitzonderlijke assisenhof van Parijs (opgericht voor terrorismebestrijding) veroordeeld tot zeven jaar opsluiting in het kader van de roof van springstoffen te Plévin.

Voor de veroordeling zat hij al 15 maanden in voorlopige hechtenis waarna hij, onder gerechtelijke controle, vrijgelaten werd in afwachting van het proces.

Veroordeeld maar nog steeds vrij, heeft hij negen maanden lang gewacht op een oproep van de procureur van Lorient. Vruchteloos, gezien zijn dossier in tegenstelling tot wat het tribunaal besliste, niet overgemaakt werd.

Om niet langer in het onzekere te leven nam Denis Riou contact op, door middel van zijn advocaat, met de procureur van Lorient die na kennisname van het dossier besloot de opsluiting effectief te laten worden op 10 april 2006.

Op die datum presenteerde hij zich in de gevangenis van Ploemeur waar hij opgesloten werd in het huis van bewaring.

Denis Riou heeft echter niets te zoeken in een huis van bewaring. Volgens Art. 717 van de strafvorderingcode hoort hij in een detentiecentrum: de veroordeelden moeten hun straf uitzitten in een strafinstelling.

Op 21 juni 2006 kreeg Denis Riou een brief van de regionale directie van het gevangeniswezen om zijn opname in het detentiecentrum van Ploemeur te bevestigen maar tot op heden bevindt hij zich nog steeds in het huis van bewaring.

Deze situatie is illegaal en Mijnheer Riou schreef dan ook naar verscheidene verantwoordelijken van het gevangeniswezen en naar de Minister van Justitie. Hij richtte zich ook naar parlementariërs, naar de heer Jean Yves Le Drian, Kamerafgevaardigde van het kiesdistrict waarin Ploemeur zich bevindt, en naar alle Bretoense afgevaardigden, deze van Loire-Atlantique inbegrepen, om hen uit te nodigen, als ooggetuigen te komen vaststellen dat zijn opsluiting illegaal verloopt.

Een tiental onder hen, van alle politieke strekkingen, hebben geschreven naar de Minister van Justitie, de Heer Pascal Clément, die tot op heden niet antwoordde of, indien wel, dit onrechtstreeks deed, via de centrale directie van het gevangeniswezen. Van deze directie ontving de heer Riou op 28 september 2006 een brief waarin hem gemeld werd dat hij zich op de wachtlijst voor het detentiecentrum bevindt en dat, begin 2008, een plaats zou vrijkomen!

Al zeven maanden zijn de omstandigheden waarin Denis Riou opgesloten is in strijd met de wet. De strafrechterlijke administratie is niet bekwaam om de wettelijke verplichtingen, zoals deze omschreven worden in de strafvorderingcode, te respecteren. Hierdoor wordt Denis Riou  van zijn rechten beroofd: geen uitgaansvergunningen (art. d.146), geen toelating te telefoneren (art. d.147), geen individuele en enkel nachtelijke opsluiting zoals voor definitieve veroordeelden (art. 717-2).

Bovendien wordt, door deze opsluiting in een huis van bewaring, de familie van de Heer Riou benadeeld voor de bezoekuren.

De Heer Riou hoeft, net als alle definitief veroordeelden, niet te lijden onder het in gebreke blijven van de strafrechterlijke administratie die, eens te meer, ter sprake kwam in het rapport van het Internationaal Observatorium voor Gevangenissen, van 20 oktober 2006.

Deze administratie moet er alles aan doen om de gevangenisstraf van de Heer Riou, in overeenstemming met de wet, te doen verlopen.

 

Voor de LBDH   M.Herjean

 

-----------

 

Denis Riou

Prisonnier politique breton

020838

Centre pénitentiaire

BP72

BZH 56275 Ploemeur

France

 

 

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CENSURE

 

Communiqué LBDH + communiqué comité de soutien Y Colonna co signé L(F)DH

 

 

Censure postale en Corse: protestation et soutien de la L.B.D.H.

La direction de la poste française en Corse prétend soumettre à une  « vérification » par la direction centrale française  de la Poste le contenu d'un courrier déposé par le Comité de Soutien à Yvan Colonna , militant indépendantiste corse détenu et poursuivi dans le dossier du préfet Claude Erignac.

La Ligue Bretonne des Droits de l'Homme se joint aux protestations déjà exprimées par le Comité de Soutien à Yvan Colonna et par les instances corses de la Ligue (française) des Droits de l'Homme.

Elle rappelle que Monsieur Colonna doit continuer à bénéficier de la présomption d'innocence.

Pour la Ligue Bretonne des Droits de l’Homme,

Le Secrétaire Général,

Michel Herjean

 

http://www.lbdh.org/

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : MERCI DE DIFFUSER OU D’INSERER.URGENT.

 

« LA POSTE » en Corse instaure une commission de censure !!!

 

Les faits :

-Début du mois d’octobre 2006, le Comité de soutien à Yvan COLONNA réédite la brochure « Chronique d’une erreur judiciaire commanditée »L’imprimeur est chargé de mettre sous film plastique chaque exemplaire et d’acheminer le lot au centre de tri de « Campu dell’oru » pour affranchissement et expédition.

-Mardi 24 octobre 2006 : le responsable du centre de tri, qui aperçoit en transparence la photo d’Yvan COLONNA, en réfère à sa hiérarchie, laquelle refuse de procéder aux envois, au prétexte « qu’il est impossible d’affranchir sur film plastique ».

-Jeudi 26 octobre 2006, la vérité est toute autre: sous réserve de « vérification » par la direction centrale de la Poste (service du courrier), qui demande à ce qu’on lui remette un exemplaire non filmé pour lecture et appréciation du contenu, l’expédition ne pourrait pas avoir lieu !!!!!!

Le Comité de Soutien à Yvan COLONNA et la Ligue des Droits de l'Homme dénoncent l'instauration d'une commission de censure au sein de La Poste et  une atteinte à la liberté de diffusion et d'_expression

Faut-il rappeler que nombre de journaux ont publié à leur une, depuis 1999, la photo d'Yvan COLONNA, souvent accompagnée de commentaires portant sans retenue atteinte à la présomption d'innocence ?

Le comité de soutien à Yvan COLONNA se réserve le droit après avoir alerté l’opinion sur cette opération de censure exercée par un service public, d’entamer toute poursuite judiciaire à l’ encontre de la Poste.

 

 

Pour le Comité de Soutien, Christine COLONNA

 

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27-10-06

DROITS DE L'HOMME


Communiqué  le 25 /10/2006

 

 

La Ligue Bretonne de Droits de l’Homme dénonce les conditions de détention de Denis Riou, prisonnier politique breton .

Monsieur Denis Riou , militant nationaliste breton, a été condamné le 29 juin 2005 à sept ans d’emprisonnement par la cour d’assises spécialement composée de Paris pour les affaires de terrorisme, dans l’affaire du vol d’explosifs de Plévin . Précédemment à cette condamnation , il avait effectué 15 mois de détention provisoire puis avait été placé en liberté sous contrôle judiciaire en attendant de comparaître libre au procès.

Condamné mais laissé libre ,il a patienté 9 mois en attendant d’être convoqué par le procureur de Lorient, en vain puisque son dossier ne lui avait pas été transmis contrairement à la décision du tribunal . Ne voulant pas rester plus longtemps dans l’expectative il a pris contact , par l’intermédiaire de son avocat , avec le procureur de Lorient qui après avoir pris connaissance du dossier décida de son incarcération pour le 10 avril 2006 . A cette date, il s’est rendu au centre pénitentiaire de Ploemeur où il a été incarcéré en maison d’arrêt.

Là ou le bât blesse, c’est que Denis Riou n’a rien à faire dans une maison d’arrêt , sa place est en centre de détention en application de l’article 717 du code de procédure pénale : les condamnés purgent leur peine dans un établissement pour peine . Le 21 juin 2006 la direction régionale pénitentiaire a signifié par courrier à monsieur Denis Riou ,son affectation au centre de détention de Ploemeur (56) mais à ce jour il est toujours incarcéré dans la maison d’arrêt.

Jugeant sa situation pénale illégale, Monsieur Denis Riou a donc adressé des courriers aux responsables de l’administration pénitentiaire : responsable de la détention, directeur du centre pénitentiaire puis au Ministre de la justice. Simultanément, il a écrit aux parlementaires tout d’abord à Monsieur Jean Yves Le Drian, député de la circonscription dont fait partie Ploemeur, puis à tous les autres députés bretons , Loire –Atlantique comprise, afin qu’ils viennent constater de visu que sa détention s’effectuait en dehors d’un cadre légal. Une dizaine d’entre eux, toutes tendances confondues, a été sensibilisée à cette situation et a réagi en interpellant par courrier le Ministre français de la Justice, Monsieur Pascal Clément, qui à ce jour n’a pas répondu ou alors ne l’a fait qu’indirectement par l’intermédiaire de la direction centrale de l’administration pénitentiaire qui a adressé un courrier à Monsieur Denis Riou ( 28 septembre 2006 ) pour lui signifier qu’il est sur une liste d’attente pour le centre de détention et qu’une place sera disponible au début de l’année 2008 !

Depuis sept mois, les conditions d'incarcération de Denis Riou sont contraires à la loi. L’administration pénitentiaire n’est pas en mesure de respecter ses obligations légales telles qu’elles sont inscrites dans le code de procédure pénale, ce qui prive Denis Riou de ses droits, à savoir le régime des permissions de sorties (article d.146), l’accès au téléphone ( article d.147 ) ainsi que l’ enfermement individuel et de nuit pour les condamnés définitifs ( article 717-2 ) .

De plus, son incarcération en maison d’arrêt pénalise sa famille pour ce qui est des parloirs .

Monsieur Riou  comme tout condamné définitif ne doit pas subir les carences de l’administration pénitentiaire qui vient à nouveau d’être mise en cause dans un rapport de l’Office International des Prisons sorti le 20 octobre 2006 : " Etat des lieux des conditions pénitentiaires en France " .

Cette administration doit tout mettre en œuvre pour régulariser la situation de Monsieur Denis Riou afin qu’elle devienne conforme au droit .

 

                                                                                    Pour la LBDH    M.Herjean

              

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