22-09-09

Le Journal du Pays Basque

 

Pays Basque

Une manifestation sous bonne garde

22/09/2009

C.R.J

Il était 17 h 30 quand la manifestation organisée samedi après-midi pour demander la vérité sur la disparition de Jon Anza s'est mise en marche à Saint Jean de Luz.

Les acteurs politiques et sociaux à l'origine du mouvement défilaient en tête du cortège de 2000 personnes avec une banderole portant l'inscription «Non da Jon ? Nous voulons la vérité». Les représentants d'AB, de Batasuna, de LAB, de Segi et de la LCR côtoyaient les amis et la famille du militant d'ETA disparu et des visages familiers de la gauche abertzale. Au fil de la manifestation, la foule a interpellé plus frontalement la responsabilité des polices française et espagnole quand le désormais tristement célèbre «Non da Jon ?» a progressivement cédé la place à «Non duzue Jon ?» (qu'avez vous fait de Jon ?), ou encore «Police, assassins», «PSOE, GAL, berdin da», «Hemen ere torturatzen da». Les touristes qui déambulaient dans les rues de la ville prenaient des photos et s'enquerraient des raisons de la manifestation. Certains avouaient n'avoir jamais entendu parler de l'affaire : «Je lis la presse tous les jours et je n'ai jamais rien vu concernant cette disparition» confiait un Parisien de passage.

Quarante-cinq minutes plus tard, la manifestation a rejoint la place Louis XIV où Xabier Arin, collègue de travail de Jon Anza et Gabi Mouesca ont pris la parole. Les rangs ont alors continué à grossir avec l'arrivée de manifestants qui avaient réussi à passer les contrôles de police.

En effet, dès 10 h 30, la Guardia Civil était postée sur le pont Saint Jacques entre Hendaye et Irun. A 13 heures, les accès étaient quasiment fermés par les polices française et espagnole. Certains, venus à pied ou en Topo se sont vus contraints de faire demi-tour. D'autres ont réussi à traverser la Bidassoa en bateau. Des autobus en provenance d'Araba, de Bilbo, de Zarautz, d'Iruñea et d'autres villes de Navarre ne sont pas arrivés à destination. Une fois arrêtés sur le bord de la route, leurs passagers se sont vu distribuer des documents expliquant que l'accès au Labourd leur était interdit pendant 24 heures «pour des raisons de sécurité nationale». La maison de Michèle Alliot-Marie à Ciboure était entourée d'un important dispositif policier et les forces de sécurité sont restées en place longtemps après le départ des manifestants.

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08-09-09

Balade en Pays

Les 10 ans de Balade en Pays Basque (2)
 

De la part d’Alain Hervochon…

 

 

 

Les plus fidèles auditeurs de l'émission "Balade en Pays Basque" ont remarqués de nombreux problèmes de diffusions ces dernières semaines...
Si j'ai toujours beaucoup de plaisir à consacrer du temps à préparer l'émission, je dois avouer un certain "agacement" de voir qu'elles ne sont pas mises à l'antenne correctement par Radio Bro Gwened...

Plus largement, récemment, pendant une semaine, les salariés et bénévoles de RBG se sont réunis pour réfléchir aux améliorations à apporter pour répondre aux attentes des auditeurs...
J'espère que ces réflexions porteront leurs fruits.

En ce qui me concerne, j'ai décidé d'arrêter l'émission de radio.
VOUS POURREZ NEANMOINS RETROUVER SUR CE SITE "BALADE EN PAYS BASQUE", DES MISES A JOUR HEBDOMADAIRES POUR (RE)DECOUVRIR DES CHANTS ET DES MUSIQUES D'EUSKAL HERRI, ET COMME DANS L'EMISSION DE RADIO, JE VOUS PROPOSERAIS DES DETAILS SUR LES MORCEAUX ET LES ARTISTES PROPOSES.
C'est également en visitant régulièrement ce site que vous serez tenu au courant d'une éventuelle reprise de l'émission à la radio.

 http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/page2.html

 

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Le Rock Basque est bien vivant!

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Basque/video/x5rcm1_rock-nationaliste-basque_news

 

 

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05-09-09

Le Journal du Pays Basque

 

L'opinion - Tribune Libre

Les terroristes Basques

Xipri ARBELBIDE / Prêtre

Avec l’ETA toujours en activité, on ne peut dire que le Pays Basque soit un havre de paix. De là à dire que tous les Basques sont des terroristes, il y a un pas que certains journalistes franchissent allégrement.
Ces temps-ci, c’est pratiquement tous les jours que nous entendons que des terroristes Basques de l’ETA ont été arrêtés, que de nouvelles caches ont été découvertes. On ne peut nier que cela soit vrai. Mais dans les mêmes bulletins d’information, on nous a dit que Bayonne jouait au rugby contre Paris au stade d’Anoeta à St Sébastien en Espagne. Pourquoi “Basques” dans un cas et “Espagne” dans l’autre ?

Il y a quelques semaines, lors de l’attentat des Baléares, nous avons entendu toutes les radios nationales, (France Inter, France Info, Luxembourg et Europe) proclamer d’une seule voix que c’était un attentat des séparatistes ou des terroristes basques de l’ETA. Mais quelques jours auparavant, lorsque Egoi Martinez portait le maillot à poix du Tour de France, qu’Astarlosa et Garate gagnaient une étape, ces mêmes radios ne parlaient plus de Basques, mais d’Espagnols. Les seuls Basques que connaissent ces grands journalistes parisiens sont les terroristes : si Garate gagne c’est un Espagnol. Si Garate se fait arrêter c’est un Basque.

Et nous sommes systématiquement traités ainsi. Le problème, c’est qu’à force de matraquer leurs auditeurs avec ce message, les auteurs identifient Basques et terroristes.

Il y a 10 ans j’étais à Niamey pour l’ordination de Mgr Cartateguy. Etant le trois ou quatrième au nom bizarre, la fonctionnaire qui vérifiait nos papiers à l’aéroport me demanda : “Qu’est ce que ces noms ? - Des noms Basques, lui répondis-je. - Ah ! l’ETA ! - Vous connaissez l’ETA ? - Mais nous écoutons les informations !”

C’est le cardinal Nigérian Arinzé qui était le consécrateur. Voyant un petit ikurrina sur un chapeau, il demanda. “C’est le drapeau de quel pays ? - Celui du Pays Basque. - Ah ! Celui de l’ETA !”

Nos grands journalistes parisiens ne parlent ni de notre culture, ni de notre langue appelée de toute façon à disparaître devant le français. Ni de notre histoire : El Cano, François Xavier, Francisco de Vitoria sont pour eux des Espagnols, Lavigerie et Cassin, des Français. Les seuls Basques dont ils parlent comme tels, ce sont les terroristes. Les seuls qu’ils connaissent comme Basques.

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