23-12-08

Pays Basque Info

Encore deux partis basques sur l'arbitraire « liste noire » de l'Union européenne
 

À la demande du gouvernement espagnol, le Conseil des ministres de l'Union européenne a ajouté à sa « liste d'organisations terroristes » le parti Action nationaliste basque (ANV) et le Parti communiste des terres basques (EHAK-PCTV). Ces deux formations s'ajoutent ainsi à Batasuna et les coalitions Herri Batasuna et Euskal Herritarrok qui figuraient dans cette liste depuis quelques années aux côtés de l'organisation armée ETA.

 Action Nationaliste Basque est un parti de gauche créé dans les années 30 et qui avait joué un rôle important contre l'armée franquiste mais aussi aux côtés de la résistance dans la lutte contre les armées d'occupation nazies en France. EHAK est une formation de la gauche abertzale qui siège au Parlement de la Communauté Autonome Basque depuis 2005. Ces partis de la gauche indépendantiste ont été déclarés hors-la-loi en septembre par le Tribunal suprême espagnol, en raison de leurs liens avec Batasuna, parti interdit en Espagne depuis 2003 suite à une loi créée ad hoc contre les partis ne condamnant pas les activités de l'ETA.

 La liste noire européenne est normalement révisée tous les six mois, mais elle a été modifiée de façon extraordinaire à la demande du gouvernement espagnol. Créées en 1999 et développées surtout après l'attaque du 11-Septembre, ces listes sont élaborées par le Conseil des ministres de l'UE à la demande des Etats sur la base d'informations qualifiées de « confidentielles ».

Cette procédure a durement été critiquée par le Conseil de l'Europe, qui estime que les critères d'inscription sur les listes de « terroristes » violent les Droits de l'Homme.  En effet, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui s'est réunie le 23 janvier 2008, a considéré que les « listes noires » de l'UE et du Conseil de Sécurité de l'ONU sont « totalement arbitraires » et violent les droits individuels fondamentaux. À ce titre, les parlementaires ont demandé le réexamen des critères d'élaboration des listes « dans l'intérêt de la crédibilité de la lutte internationale contre le terrorisme ».

 Selon le rapport du Suisse Dick Marty, approuvé par l'APCE, de « simples soupçons » peuvent de plus justifier l'inscription d'une personne ou d'une entité sur les listes, une situation qualifiée de « déplorable » et qui « viole les droits de l'homme et les libertés fondamentales » (http://www.humanrights-geneva.info/Les-listes-noires-violent-les,2448).

 L'incohérence des listes est visible au Pays Basque où le parti politique Batasuna, inscrit dans ces listes, n'est pas considéré comme terroriste pas les autorités françaises malgré les pressions espagnoles. En réalité, ces listes fonctionnent en Espagne en tant que condiment dans la sauce qui accompagne le menu politique servi par les deux grands partis, le conservateur PP qui est à l'opposition et le PSOE au gouvernement.

En effet, la question basque est l'un des principaux plats alimentant le débat politique. En ce moment, par exemple, après l'attentat mortel de l'ETA contre l'entrepreneur Inazio Uria à Azpeitia, dont le maire est membre d'ANV, une motion soutenue par le PP pour que ces municipalités gouvernées par Action Nationaliste Basque soient dissoutes « sans délai » vient d'être repoussée au Congrès des députés. Le Parti socialiste (PSOE) estime que ce serait contraire à la loi sur le régime des collectivités locales, un texte qui ne prévoit la dissolution qu'au cas par cas. Le PP a attaqué impitoyablement le gouvernement socialiste, mettant en doute « sa volonté antiterroriste ».

 La riposte s'est faite par les chiffres :  « Tous les deux jours depuis 2006, on arrête un membre de l'ETA », a rappelé le chef du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero. Nul ne doute que les mairies d'ANV seront dissoutes, mais c'est le PSOE qui souhaite avoir l'initiative. À l'approche du scrutin à la Communauté Autonome Basque de mars 2009, et des élections européennes de juin, la question basque représente un filon électoral dont personne ne veut s'en passer. Un filon basé sur l'arbitraire.

 

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19-12-08

Justice...

Tribunal de Grande Instance de Paris-Cour d'Assises Spéciale

Procès de 11 militants politiques basques

Txalaparta


Depuis mardi 9 décembre 2008, s'est déroulée une nouvelle parodie de procès ayant pour objectif, comme le passé l'a démontré de façon systématique et comme cela vient d'être confirmé, de condamner des militants politiques basques.

Au banc des accusés :

- Ismael Berasategui Escudero.
- Iñaki Esparza Luri.
- Igor Letona Biteri
- Mikel Uzkudun Lizaur
- Mikel Illaramendi Zabaleta
- Jose Candido Sagarzazu Gomez
- Inociencio Soria Valderrama
- Jose Campo Barandiaran
- Iñigo Elizegi Erbiti
- Laurenxa Guimon

Ainsi que Claude Recart, comparaissant libre.

Les deux premiers jours se sont déroulés presqu'à l'identique. Le mardi matin, devant une salle pleine, et après l'appel des prévenus, a commencé la lecture de l'acte d'accusation. A la reprise de l'après-midi, les preso ont refusé une nouvelle fouille (ils en avaient eu une première le matin et n'avaient pas quitté le Palais de justice depuis) avant de rentrer dans la salle d'audience. Constat d'huissier fait, le Président du tribunal décide de reprendre la séance sans les preso. Protestations du public qui, debout le poing levé, entame le « Chant du Gudari ». Interruption de séance. Le public sort et décide de ne pas revenir en solidarité avec les preso. Le procès continue.

Le mercredi matin, l'audience reprend en présence des preso, ceux-ci, comme la veille, ayant accepté la fouille à l'arrivée. Fin de la lecture de l'acte d'accusation et résumé, par le Président des 44 chefs d'accusation concernant chacun un ou plusieurs accusés. Le magistrat donne la parole aux accusés et c'est Jose Campo qui prend la parole dans une déclaration qui a été l'élément le plus important à retenir de ce procès.

« Vous pourrez nous condamner, mais vous ne pouvez pas nous juger ! »

« Vous nous avez amenés dans cette salle pour nous juger au nom du Peuple français. Avant tout, nous voulons vous avertir que votre tâche relève de l'impossible et que tous vos efforts seront peine perdue, parce que nous, combattants basques, avons décidé volontairement de donner le meilleur de nous-mêmes, et c'est le Peuple basque, et lui seul, qui peut nous juger. Vous, magistrats de la République française, vous pouvez nous condamner, même lourdement comme vous avez pris l'habitude de le faire, mais vous ne pourrez jamais nous juger.

Cependant, profitant de l'occasion qui nous est donnée, nous voudrions nous adresser au Peuple français dont vous êtes les représentants dans cette Cour, afin d'éclaircir quelques réalités qui lui sont occultées.

Tout d'abord, nous voulons souligner que ce qui nous a amené à lutter par les armes, c'est l'existence d'un conflit entre notre Pays, Euskal Herria, et le Royaume d'Espagne ainsi que la République française. Ce conflit étant de nature politique, sa résolution ne viendra que par la mise en place de mesures politiques accordées lors d'un processus de négociation qui impliquera tous les acteurs sans aucune exclusion.

Au Pays Basque il existe déjà un large consensus autour des points minima pour qu'un tel accord ait lieu : la reconnaissance du Droit à l'Autodétermination, pour l'ensemble des citoyens, et la reconnaissance du territoire basque dans son ensemble, par delà les frontières administratives et étatiques. Ce sont des points incontournables de nature absolument démocratique.

Une des sources du conflit politique réside dans la négation systématique faite aux citoyens basques d'exprimer en toute liberté leur choix politique pour leur Pays. Choix nié actuellement tant par la Constitution espagnole qui vient de fêter ses 30 ans, que par la Constitution française.
-Laisser s'exprimer et décider les citoyens basques en toute liberté.
-Garantir le respect de leur choix une fois celui-ci exprimé.
Voilà les raisons de notre lutte.
Voilà les raisons de notre paix.

Nous, prisonniers politiques basques, nous sommes des otages de la France et de l'Espagne. En ce moment nous sommes plus de 750 dispersés dans vos geôles. Et nous savons que tant que les dirigeants de États qui oppriment notre Pays ne se résoudront pas à marcher dans la voie du dialogue et de la négociation, il y aura des Basques qui lutteront pour leur patrie, comme le font partout dans le monde les citoyens qui résistent à l'envahisseur de leur terre, comme l'ont fait les citoyens français devant les nazis ou comme l'ont fait les fellagha algériens devant vos forces armées.

Nous savons que le dernier prisonnier politique basque sortira libre le jour où la résolution de l'actuel conflit sera en voie de résolution. Nous sommes les premiers à souhaiter que ce jour arrive.

Nous, combattants basques, nous sommes fiers de notre combat, d'avoir répondu à l'obligation de tout un chacun à défendre son Pays avec toutes les armes à notre disposition. L'organisation Euskadi Ta Askatasuna (Pays Basque et Liberté) nous a donné cette occasion et nous sommes fiers de l'avoir acceptée, malgré tous les efforts et sacrifices que cela comporte. La liberté de demain vaut les souffrances d'aujourd'hui.

La République française, comme tous les États impérialistes, a éduqué ses citoyens à regarder au loin. Qui n'a pas vu la France s'insurger sur le sort des Tibétains soumis à la toute puissante Chine ? Alors qu'elle reste aveugle devant ce qui se passe à l'intérieur de ses frontières imposées, au Pays Basque, en Corse, en Polynésie, en Bretagne.
D'autre part, ces mêmes citoyens, quand ils regardent au loin, sont incapables de voir, de comprendre les changements politiques qui sont en train de s'opérer dans le monde et même près de chez eux, ici en Europe. Les différents processus d'indépendance qui ont eu lieu en Europe et qui se dessinent dans un avenir proche, donnent raison à notre lutte.

Avant-hier, c'était le tour des Républiques baltes, hier l'ex-Yougoslavie a donné naissance à de nouvelles entités qui font partie de l'Europe au même titre que la France, ou qui le feront prochainement. Demain ce sera probablement le tour de l'Écosse, du Groenland. C'est l'avenir qui attend les Basques, les Catalans, les Corses et les autres peuples, grâce à nos luttes. Parce que la grandeur ne se mesure pas en kilomètres carrés, ni en nombre d'habitants, et encore moins en pays et territoires conquis, colonisés, et en êtres humains obligés à renier leur propre culture.

Nous voudrions que vous fassiez part de tout ceci au Peuple français que vous dites représenter.

Nous voudrions dénoncer fermement la répression de l'État français contre le Pays Basque, interdisant notre langue, empêchant que notre culture puisse se développer normalement, que nous puissions profiter de nos ressources naturelles et économiques en liberté et en solidarité avec nos voisins. Nous dénonçons particulièrement la politique du tout répressif contre les citoyens basques qui ne fait que remplir les prisons françaises.

Quant à nous, nous refusons de participer à cet acte prétendument judiciaire où tout est décidé d'avance.

Vous pouvez nous condamner, mais vous ne pourrez pas nous juger.

Tant que votre répression ne s'arrêtera pas, vous n'aurez que l'expression de notre profond mépris.

- Autodétermination pour le Pays Basque !

- Amnistie pour les prisonniers politiques basques !

- Gora Euskal Herria askatuta !

- Gora Euskal Herria sozialista !

- Gora ETA ! »


Il ne s'agit pas là seulement d'un message particulièrement clair et précis adressé aux autorités françaises, en son nom propre et au nom de ses camarades présents. C'est un message politique particulièrement important, grave et sérieux, que ces mêmes autorités françaises feraient mieux d'entendre et de prendre en compte, plutôt que de continuer à se boucher les yeux et les oreilles.

La fin de sa déclaration entraîne les applaudissements du public qui manifeste ainsi avec force sa solidarité avec ce qui vient d'être dit. Chant du Gudari. Interruption de séance.

La séance de l'après-midi reprend sans les preso, ceux-ci ayant refusé, comme la veille, de se soumettre à une deuxième fouille. Le public, averti avant même d'avoir pu pénétrer, décide de ne pas suivre les débats dans de telles conditions.

Jeudi 11 décembre, troisième jour de procès. Durant la matinée, les experts se succèdent à la barre : armes, dispositifs électroniques et explosifs, etc...

Avant de lever la séance, le Président indique qu'il a, avec l'Avocat général, recherché une solution au problème des doubles fouilles, leur hiérarchies respectives ayant été informées. Il espère que tout va rentrer dans l'ordre rapidement. Jose Campo répond que les preso ont fait plusieurs propositions, allant même jusqu'à suggérer de rester dans la salle d'audience pour manger. Il précise que si les preso refusent de participer aux débats, ils désirent néanmoins y assister.

A la reprise, le public pénètre dans la salle et attend....attend...

Finalement le Président ouvre la séance et annonce que les preso refusent de rentrer (en vérité de se soumettre à une double fouille). Le public se lève et, une nouvelle fois entonne le Chant du Gudari avant de quitter la salle. Interruption de séance. Le procès reprendra une nouvelle fois sans les accusés et sans le public.

Vendredi 12 décembre, quatrième jour. Arrivé du Pays Basque, en bus (à partir d'Iruñea) et par le train, un public nombreux (environ une centaine de personnes) s'est présenté à l'entrée de la salle. Peu ont pu pénétrer dès l'ouverture de la salle, et c'est par roulement et pour un court instant que les personnes ayant fait un si long déplacement ont pu venir saluer les leurs.

Contrairement aux autres jours, la défense a pu obtenir du Président la prolongation de la séance du matin et la suppression de la séance de l'après-midi, ce qui a permis de résoudre le problème de la deuxième fouille. Vers deux heures, l'audience a été suspendue jusqu'à lundi et une puissante acclamation du public, dans et hors de la salle a salué les preso.

Le nombre des preso dans les prisons françaises n'a jamais été aussi grand que ces temps derniers, les procès de plus en plus durs et nombreux et, malgré tout cela, la mobilisation pour le soutien aux prisonniers ne faiblit pas. C'est le constat objectif qui a pu être fait ce jour là tout particulièrement.

Lundi 15 décembre, cinquième jour. Une seule séance, entièrement consacrée à l'examen du CV de chacun des accusés. Les accusés continuent de refuser de s'exprimer et refusent même de s'identifier quand le Président s'adresse à l'un d'eux en particulier. Comble de malchance : les accusés ont changé de place par rapport au premier jour. Incapable de mettre un visage sur un nom, il décide que pour le lendemain ils devront être remis à leur place initiale.

Comme à l'accoutumée, la lecture des CV est édifiante. Un véritable inventaire à la Prévert. On y retrouve des éléments provenant d'autres procès, des « informations-accusations » de la police espagnole, des secrets médicaux et familiaux, etc....Tout est bon à prendre pour accabler un peu plus les accusés. Le mot « indécence » est inconnu de la Police comme de la « Justice »

Mardi 16 décembre, sixième jour. Entièrement réservé à l'Avocat Général, Christophe Tessier. Égal à lui-même, il met la barre toujours plus haut, comme on peut s'y attendre et comme on le lui demande sans aucun doute. Mais quand on connaît un peu l'individu, il ne fait aucun doute que sa hiérarchie n'a pas besoin de lui donner des instructions pour qu'il agisse ainsi. Réquisitions extravagantes.

Mercredi 17 décembre, septième et dernier jour. Plaidoiries des avocates, délibéré et verdict.
La défense dénonce-une nouvelle fois- le caractère exorbitant des réquisitions, le vide des dossiers, le caractère politique du procès, l'attente d'un geste d'ouverture qui ne vient jamais. Une nouvelle fois, une fois de plus, une fois de trop.

Quand la délibération est finie et que la séance est ouverte pour en terminer, les preso ne sont pas là. Contrairement à ce que diffuse l'AFP, non pas parce qu'ils ont « refusé d'entendre le verdict », mais parce qu'ils ont refusé une nouvelle fouille avant de re-pénétrer dans la salle.
A voix basse et sans micro, le Président annonce les condamnations, apportant quelques corrections à la plupart des réquisitions:

- Laurenxa Guimon : 17 ans, avec confusion des peines pour 2 dossiers (Réquisitoire ; 20 ans + incompressibilité 2/3)
- Iñaki Ezparza Luri : 19 ans (au lieu de 20 + 2/3)
- Iñigo Elizegi Erbiti : 15 ans (au lieu de 20+2/3)
- Jose Candido Sagarzazu Gomez : 10 ans (au lieu de 14+2/3)
- Mikel Illaramendi Zabaleta : 10 ans (au lieu de 12+2/3)
- Jose Campo Barandiaran : 10 ans avec confusion des peines pour 2 dossiers (au lieu de 11+2/3)
- Innociencio Soria Valderrama : 10 ans (demande identique +2/3)
- Mikel Uzkudun Lizaur : 6 ans (au lieude 7+2/3)
- Ismael Berasategi : 6 ans (au lieu de 7+2/3)
- Igor Letona Biteri : 6 ans (au lieu de 7+2/3)
- Claude Recart : 3 ans (au lieu de 5)

Pour les condamnés n'ayant pas la citoyenneté française (tous sauf Laurenxa et Claude) , une peine supplémentaire : interdiction définitive du territoire français.
*
Il n'y avait rien à attendre de positif de ce procès. Nous en avons eu la confirmation. L'objectif visé par l'État français a été atteint au terme d'une nouvelle mascarade qui n'avait de procès que le nom : de nouvelles condamnations de Résistants basques, qui n'auront comme seul effet que de durcir un conflit qui n'a que trop duré, un conflit pouvant être réglé facilement, mais que des politiques irresponsables veulent poursuivre à tout prix et par tous les moyens, au nom du Nationalisme dominateur (français et espagnol), au mépris de la Démocratie et du Droit d'un Peuple, du Peuple Basque, à disposer de lui-même. Un seul élément est à retenir et à méditer : la déclaration faite par les accusés : un appel à la Paix et à la Démocratie, un appel à la Résistance pour y parvenir.

Correspondance Txalaparta Irratia

 

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17-12-08

Maialen...

Maialen Errotabehere à l'honneur !

maialen

 

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=h33a_magbasque#

 

http://www.maialen.fr/

 

 

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12-12-08

Journal du Pays Basque

Cambo reçoit

Benito Lertxundi

12/12/2008

Jean Sébastien Mora

Le collectif pour le rapprochement des prisonniers basques organise une série de trois concerts, qui débute ce dimanche à 16h avec Benito Lertxundi. Suivront Marathon Rock, Nehor, Etsaiak, Anestesia et Ekintza le samedi 20 décembre. Enfin, le dimanche 28 se tiendra un bertso saio avec Sustrai Colina, Aitor Mendiluze, Jexux Mari Irazu, Odei Barroso et Kristiñe Txoperena.

Marqué par l'art

Si l'on revient sur le concert de dimanche, Lertxundi présentera au public du Pays Basque nord son nouveau disque Itsas ulu zolia après cinq ans de silence discographique. Le chanteur natif d'Orio est un artiste incontournable de la scène basque et cela depuis l'année 1965 où il rejoint le mouvement Ez Dok Amairu.

Dans cette mouvance se trouvaient, entre autres, les frères Artze, Jose Angel Irigarai, Lourdes Iriondo, Xabier Lete, Julen Lekuona, Laboa lui-même. Marqué par l'influence de Jorge Oteiza, ce grand élan avait pour prétention de rénover l'art basque et d'en faire prendre conscience à la société. Ez Dok Amairu s'avéra être un magnifique projet d'expérimentation et d'apprentissage. Toutefois, il fut dissous en 1972. Il avait néanmoins laissé l'empreinte de son sillage en Benito. En 1971, il publie son premier disque de longue durée.

Depuis Lertxundi à enchaîné les disques et les compilations. En 1975, Eta maita herria, üken dezadan plazera devient un disque phare. Il s'en suit un monde spirituel, presque magique, imprégné d'un classicisme de grande beauté. En 1977, il sort le double CD Zuberoa Askatasunaren semeei, un hommage à la province Zuberoa ou encore 1 987 il sort Mauleko bidean... izatearen mugagabean. Dans son parcours musical, Lertxundi a su s'entourer de musiciens traditionnels de référence du monde entier comme le pianiste italien Antonio Breschi. À l'image de Mikel Laboa, il n'est jamais tombé dans le piège de la musique folklorique. Ses chansons de grand allant, habillent des textes chargés de symbolisme. Mais la recherche de nouveautés dans ses arrangements, avec l'usage de synthétiseurs et de percussion. Pour son dernier disque Itsas ulu zolia sorti cette année, Lertxundi présente dix chansons. Neuf thèmes nouveaux et une superbe version, KANTUZ, déclaration de principes composée par le poète José Mendiague à la fin du XIXe siècle, chanson avec laquelle s'ouvre le disque

 

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04-12-08

Balade en Pays Basque

"BALADE EN PAYS BASQUE"

 Zaterdag 6 december van 15u tot 16u

Herhaling op maandag 8 december om 21u.

http://rbg.online.stalig.net/live.mp3.m3u

Naar aanleiding van het overlijden van Mikel Laboa

Zal het programma volledig gewijd zijn aan deze onvergetelijke artiest.

 

Nahiz eta heriotza

Je sais que je mourrai,                                     Ik weet dat ik zal sterven,
ce n'est pas pour celà                                                  maar dat is geen reden
que je vais cesser de lutter                                           om te stoppen met vechten,
par tous les moyens                                                     met alle middelen,
contre la mort.                                                            tegen de dood.
Elle ne m'aura pas par surprise.                                   De dood zal me niet verrassen
Je chanterai la vie                                                        Ik zal het leven bezingen
pendant toute mon existence                                        Zolang ik leef.
Et s'ils me tuaient avant,                                               En zo zij mij vroeger zouden doden,
la dernière plainte                                                        dan zal bij de laatste klacht die
qui mourra entre mes dents,                                         tussen mijn tanden zal wegsterven,
sera le premier sourire                                     de eerste glimlach op de lippen
qui fleurira dans les lèvres d'un autre.               van een ander ontluiken.

Paroles : JosAntton ARTZE
Musique : Mikel LABOA

 

Nahiz eta heriotza
helduko zaidala jakin
ez dut
haatik
horren aurka
buru-bihotzez borrokatzetik etsiko.
ez nau
ustekabean harrapatuko!
bizi naizeno bizitza kantatuko dut.
eta behar dudan
denbora baino lehen
hiltzen banaute
nere hortzetan itzaliko den azken antzia
beste batenetan
loratuko den
lehen irria
izango da.

 

http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/

http://www.lehall.com/galerie/hegoak/cahier/pages/c.htm 

 

 

 

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03-12-08

Mikel Laboa

Journal du Pays Basque

Le père de la chanson basque contemporaine est mort

  02/12/2008

 Goizeder Taberna

"Mikel n'est pas mort". Le sculpteur navarrais Juan Gorriti a gravé cette phrase sur ce temps qui revient en boucle au Pays Basque. À l'annonce de la mort d'un des plus grands chanteurs de ce pays l'émotion était grande. "La figure de la conscience basque", comme l'appellent certains, s'est éteinte à l'âge de 74 ans. Son corps va être incinéré aujourd'hui, à Donostia.

Né au vieux quartier de cette même ville, en 1934, le jeune Laboa a connu la guerre, celle qui l'a amené à l'exil à Bordeaux, et son peuple vers le joug franquiste. C'est cette souffrance qu'exprime sa voix originale, nasillarde et profonde. Bravant la censure franquiste, ses premiers disques ont été enregistrés à Bayonne, à la maison d'édition Goiztiri (1 964).

Laboa revient à l'esprit de tout le monde comme le précurseur de nombreux courants artistiques. Étudiant à Barcelone, il découvre Pi de la Serra, Joan Manuel Serrat, avec eux la "Nova canço". L'idée de créer un mouvement novateur de chanson basque vient à lui. "Dans le but d'amplifier et d'inventer de nouvelles formes de musique traditionnelle basque", une vingtaine d'artistes crée le groupe Ez dok amairu, en 1965.

Création et engagement


Joxean Artze, Lurdes Iriondo, Xabier Lete... les grands noms de la culture basque de la fin du vingtième siècle se joignent à ce mouvement. Ez dok amairu a également des visages au nord ; ils portent le nom de Daniel Landart, Manex Pagola, Peio Ospital, Pantxoa Carrère, Maite Idirin...

Une fois le groupe dissout, la mort de Franco n'a pas freiné le parcours militant de Laboa. La création et l'engagement occupent ce médecin. Et même quand on ne l'entend plus, il travaille à la réinvention d'un langage musical. Il se lance dans le monde du jazz, tout en s'empreignant de styles différents. Aussi bien Mozart ou Bach que AC/DC, Rory Gallagher ou Dut font partie de son répertoire.

Son chemin a croisé celui de nombreux artistes. Notamment celui d'Atahualpa Yupanqui, lors d'un concert à Saint-Jean-de-Luz, mais aussi, celui de Fermin Muguruza, Bernardo Atxaga, Joseba Sarrionandia, Ruper Ordorika, Jean-Mixel Bedaxagar.

Celui qui avait le pouvoir de convertir une création en tradition dès sa sortie, comme le disent certains, se disait maladroit avec les mots, il a alors choisi de chanter les paroles de grands poètes. Ainsi, Aresti et Artze ont alimenté son répertoire. À ses débuts, il s'est inspiré des chansons populaires qu'il a apprises lors d'une longue convalescence. Il leur a donné de nouvelles ailes tout en préservant l'oiseau rare qu'elles représentent.

 

Peio OSPITAL / Musicien "Peio eta Pantxoa"

 « Il avait une relation très intime avec Iparralde »

Mikel Laboa avait quelque chose de particulier, une douceur, un besoin d'affectivité.
Il avait une capacité très forte de capter le public et il transmettait toujours quelque chose d'intime. Voilà pourquoi, il avait des "fans" très fidèles qui le suivaient sur toutes ses prestations en public.
Pour ma part, c'est dans les années 60 que je l'ai rencontré pour la première fois. C'était à Ustaritz, lors d'un cours que nous avons suivi à l'Institut Culturel Basque. Une anecdote parmi tant d'autres, le premier concert que nous avons donné avec Pantxoa, je jouais avec la guitare de Laboa. Il me l'avait prêté car elle avait un meilleur son que la mienne.
Mikel Laboa avait une relation très intime avec Iparralde puisqu'il avait enregistré son premier disque à Bayonne. À cette époque, sous la dictature franquiste, il était impossible d'enregistrer un disque en basque dans le sud.

 

Galder IZAGIRRE / Musicien "DUT"

 « Il nous a tous influencés »

Laboa nous a tous influencés, c'est une grande perte pour la culture basque. Il avait une grande créativité, il faisait confiance à ses intuitions et ses émotions. Il nous laisse une œuvre très personnelle et intense. Nous avons fait une reprise de Laboa, un morceau très court d'un de ses premiers albums. Nous avons transformé cette chanson en un long titre intense de 8 minutes. Mikel Laboa nous avait avoué par la suite qu'il s'agissait de la reprise d'une de ses chansons qu'il préférait.

 

Peio ZABALETTE / Professeur au conservatoire

 « Un grand mélodiste »

Avec la mort de Mikel Laboa c'est une grande figure de la conscience basque qui disparaît.
Sa musique était marquée par une grande nostalgie. Les Basques n'expriment pas facilement leurs sentiments, mais les transmettent davantage par l'expression artistique, que cela soit la musique ou les arts plastiques. Mikel Laboa avec son caractère intimiste illustre parfaitement ce trait culturel.
C'est un véritable mythe qui disparaît, l'équivalent pour notre culture d'un Brel ou d'un Brassens.
Il était attaché à la culture traditionnelle mais il ne l'a jamais folklorisé. D'un autre côté, il avait une démarche expérimentale et avant-gardiste comme l'usage de "Skate" à l'image des grands Jazzmen mais aussi l'utilisation remarquable d'onomatopée comme dans sa chanson "Boga biga higa".
Il était également un grand mélodiste, en ça il est très proche de Brel ou de Brassens.

 

MAITE IDIRIN / Chanteuse et critique

 « Très attaché à Iparralde »

Sa mort est une grande surprise, ses chants sont historiques. Tout le monde les a repris et murmurés.
Je l'ai rencontré pour la première fois lorsque j'étais exilée à Baigorri en 1968, j'ai été surpris de sa douceur et de sa sensibilité. Il était très attaché au Pays Basque nord car il avait enregistré ses trois premiers disques avec Goitiri, un tout petit studio d'enregistrement.

 

JEAN LOUIS DAVANT / Ecrivain

 « Non formaté et original »

La mort de Laboa me touche profondément et me donne beaucoup de peine. Je le connaissais depuis plusieurs années, il était quelqu'un de doux et de touchant. Laboa a beaucoup travaillé la chanson basque, il était un artiste non formaté et original. Il a énormément apporté à la culture.

 

ERRAMUN MARTIKORENA / Chanteur

 « Très sensible »

Laboa était un poète. Il avait une personnalité très particulière, très sensible. Il était aussi remarquable dans ses textes et certaines de ses chansons comme "Txori txori" sont devenus des hymnes. Toutes les personnes qui vivent la culture basque ont mal aux tripes aujourd'hui.
Je l'ai rencontré qu'à quelques reprises mais il était étonnamment très abordable.

 

Peio SERBIELLE / Artiste, chanteur

 « Mikel Laboa évoque de manière préfigurative »

J'ai beaucoup d'amitiés pour Mikel Laboa. C'était quelqu'un que je connais depuis longtemps.
À ma sortie de prison, j'étais très souvent en contact téléphonique avec lui. Il ne pouvait pas venir me voir car il était malade, moi depuis la "taule", je n'ai pas le droit de passer la frontière. Je suis profondément triste de ne pas l'avoir revu.
Mes premières rencontres avec l'artiste ont été marquantes. C'était un concert à la salle Lauga à Bayonne dans les années 70.
Ce soir-là, j'ai été marqué par sa chanson "Gernika". Laboa a combiné les accords dissonants à la guitare et le son des txalapartari d'un côté avec la projection de diapositives évoquant le bombardement de la ville de Gernika. Un spectacle très novateur pour l'époque qui avait profondément touché le public.
Sa chanson "Izarren hautsa" ma profondément bouleversé également. Dans ce morceau, Mikel Laboa n'est jamais dans le temps mais il joue avec le temps.
Il évoque de manière préfiguratrice l'évolution des sociétés. Les poussières d'étoiles sont une référence au mythe prométhéen, au fait que les dieux ne veulent pas partager la lumière. Une métaphore sur le contrôle des sociétés et sur la domination du peuple basque. "Izarren hautsa" est un message pour que l'homme conquière sa liberté.
Je pense à sa famille.

 

Jakes ABEBERRY/ Elu

 « Un artiste iconoclaste intime »

Laboa était un ami, dans les années 60, j'ai participé avec le studio artisanal Goiztiri à ses trois premiers enregistrements. Il est une figure de la culture Basque, un interprète exceptionnel et iconoclaste avec un grand niveau conceptuel. Je suis très nostalgique de mes premières rencontres avec lui, c'était des moments chaleureux et spéciaux. À cette époque en raison du franquisme tout le monde venait à Bayonne, les disques de Laboa n'étaient vendus qu'en Iparralde. C'était sous le manteau que les Basques du Sud se les faisaient passer.

 

Karlos OSINAGA / Musicien "Lisabö"

« Hors-norme »

Mikel Laboa est une personne humble et simple, malgré son caractère hors-norme, il n'a jamais mal profité de la reconnaissance du grand public.
Musicalement, Labao était un génie, il ne s'est pas conformé aux codes musicaux de l'époque, il a beaucoup expérimenté et il prenait beaucoup de risques dans sa création musicale.
Laboa avait aussi une grande sincérité, les émotions et les mélodies provenaient du plus profond de lui-même. Avec une grande nostalgie, il exprimait la quête de liberté mais sans implications politiques. Né New Yorkais, il aurait été mondialement connu.

 

NIKO ETXART/Musicien

 « Très proche »

Je suis toujours senti très proche de Mikel Laboa, nous avons une initiation à la musique très similaire puisque dans notre jeunesse nous avons écouté les mêmes disques notamment ceux de Ximun Aran édités à l'époque par le musée basque.
La plupart des chanteurs basques vivent dans un univers égoïste, il était l'un des seuls qui a gardé une grande simplicité. Lorsqu'on le rencontrait, les relations dépassaient toujours le contact amical. Il avait une capacité de transformer le moindre échange en un moment de partage riche, sans dimension temporelle.

 

JON / Musicien MAK

« Une boucle»

Un très grand monsieur. Il a pris part de l'avant-garde musicale et il a forgé notre propre histoire musicale. Dès l'enfance, les chansons de Laboa me touchaient, je me sentais mal en les écoutant mais je ne voulais pas les arrêter. Laboa a beaucoup cherché musicalement, jusqu'au plus profond de lui-même et c'est cela qui touchait le public. Pour le comprendre, il faut tenir compte de sa formation en Psychiatrie. Son parcours musical est comme une boucle avant-gardiste qui aboutit avec une collaboration avec Lisabö, comme un passage de relais.

 

Propos recueillis par Jean-Sébastien Mora

 

 

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01-12-08

Mikel Laboa

EgunHorif05
Mikel Laboa/ Photo: Gara

 

Vandaag, 1 december, overleed de baskische singer-songwriter Mikel Laboa op 74-jarige leeftijd.

 

Mikel Laboa zag het licht op 15 juni 1934 in Donostia. Zijn vader, lid van de Nationalistische Baskische Partij, zag zich tijdens de oorlog genoodzaakt naar Frankrijk uit te wijken en installeerde zijn familie in Bordeaux.

Na de oorlog keerde zijn moeder, met de kinderen, terug naar Donostia maar de vader bleef in exil.

 

In 1953 besloot de jonge Laboa geneeskunde te gaan studeren en hij specialiseerde zich als neuropsychiater voor kinderen. Hij zong dan ook al en ontdekte de muziek van Atahualpa Yupanqui (wiens moeder een Baskische is) en Violeta Parra. Hij besefte dat in tijden van dictatuur heel wat kan gezegd worden in een lied. Hij kende weldra hun muziek uit het hoofd. Maar op 25-jarige leeftijd werd hij ernstig ziek en moest 9 maanden in bed blijven. Het genezingsproces duurde twee jaar en die zou hij benutten om traditionals te verzamelen.

 

Nadat hij zijn studies, in Barcelona, beëindigd had keerde hij terug naar Donostia om er zijn beroep uit te oefenen. In 1964 neemt hij zijn eerste plaat op: AZKEN!

Weldra kwam hij in contact met andere Baskische artiesten. Er waren de dichters Joxean Artze, Daniel Landart, Gabriel Aresti, de beeldhouwer Jorge Oteiza, maar vooral de zangers zoals Benito Lertxundi, Lourdes Iriondo, Xabier Lete, Manex Pagola, Peio Ospital, Pantxoa Carrère, Maite Idirin... Samen vormden zij de groep "Ez Dok Amairu" met het doel het Baskische traditionele lied nieuw leven in te blazen evenals nieuwe traditionals te creëren. In hun optredens was er plaats voor poëzie, dans en theater. In het Franquistische Spanje durfden ze het aan om in het Euskara te zingen en platen op te nemen. Maar de censuur waakte.

 

Mikel Laboa's platen werden verboden en net zoals de andere Baskische zangers kreeg hij een zangverbod van 5 jaar in Biskaje en drie jaar in Guipuzcoa. De groep zong dan maar in het buitenland onder andere in Italië.

Het was in Venetië dat Mikel Laboa in 1972, nadat de groep uiteenging, zijn nieuwe spektakel, Ikimilikiliklik, voorstelde. Het was een spektakel met tekeningen van Jose Luis Zumeta, gedichten van Joxean Artze, liederen en filmprojecties. In 1974 kwam het spektakel op de plaat Bat-Hiru.

De optredens liepen goed en er kwamen in de jaren 70 steeds meer groepen bij. Deze muzikale en militante activiteit kende zijn hoogtepunt in 1978, in Bilbao. Mikel Laboa zong er voor 40.000 mensen ondanks doodsbedreigingen van extreemrechts en het baldadige politieoptreden tijdens eerdere concerten.

Maar hij droomde ervan de contestatie een nieuwe vorm te geven en ging... zwijgen!

 

Zes jaar lang, tot in 1984, zong hij niet meer voor een publiek. Iedereen dacht dat het stilzwijgen definitief was maar ondertussen werkte Laboa aan een nieuwe muzikale taal. Samen met de pianist Inaki Salvador ondernam hij een reeks recitals waarin de jazz vooraan stond. Baskische jazz! Hij bleef hierbij steeds een militant! Hij zong voor de ikastola, voor de veralgemening van de baskische taal in het onderwijs, voor de politieke gevangenen...

 

Mikel Laboa was een vernieuwer die niet schuw was van samenwerking met uiteenlopende artiesten zoals Fermin Muguruza, Ruper Ordorika, Jean-Michel Bedaxagar, Tapia en Leturia of nog Kepa Junkera. Hij werkte met de schrijver Bernardo Atxaga en de dichter Joseba Sarrionaindia (voor deze in de gevangenis terecht kwam),

bracht een hommage aan John Cage en schiep, in 1994, het experimentele MUGAK.

Zijn TXORIA TXORI wordt sinds zijn schepping als een traditional beschouwd en door iedereen meegezongen.

Mikel Laboa wist dat een lied niet alleen een partituur in een liedjesboek is!

Zijn leven was gewijd aan psychotische kinderen, aan de politieke gevangenen, aan de zang, de muziek, de muzikale creatie...

 

Vertaald naar een tekst van Denis Laborde

16:29 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |