12-12-08

Journal du Pays Basque

Cambo reçoit

Benito Lertxundi

12/12/2008

Jean Sébastien Mora

Le collectif pour le rapprochement des prisonniers basques organise une série de trois concerts, qui débute ce dimanche à 16h avec Benito Lertxundi. Suivront Marathon Rock, Nehor, Etsaiak, Anestesia et Ekintza le samedi 20 décembre. Enfin, le dimanche 28 se tiendra un bertso saio avec Sustrai Colina, Aitor Mendiluze, Jexux Mari Irazu, Odei Barroso et Kristiñe Txoperena.

Marqué par l'art

Si l'on revient sur le concert de dimanche, Lertxundi présentera au public du Pays Basque nord son nouveau disque Itsas ulu zolia après cinq ans de silence discographique. Le chanteur natif d'Orio est un artiste incontournable de la scène basque et cela depuis l'année 1965 où il rejoint le mouvement Ez Dok Amairu.

Dans cette mouvance se trouvaient, entre autres, les frères Artze, Jose Angel Irigarai, Lourdes Iriondo, Xabier Lete, Julen Lekuona, Laboa lui-même. Marqué par l'influence de Jorge Oteiza, ce grand élan avait pour prétention de rénover l'art basque et d'en faire prendre conscience à la société. Ez Dok Amairu s'avéra être un magnifique projet d'expérimentation et d'apprentissage. Toutefois, il fut dissous en 1972. Il avait néanmoins laissé l'empreinte de son sillage en Benito. En 1971, il publie son premier disque de longue durée.

Depuis Lertxundi à enchaîné les disques et les compilations. En 1975, Eta maita herria, üken dezadan plazera devient un disque phare. Il s'en suit un monde spirituel, presque magique, imprégné d'un classicisme de grande beauté. En 1977, il sort le double CD Zuberoa Askatasunaren semeei, un hommage à la province Zuberoa ou encore 1 987 il sort Mauleko bidean... izatearen mugagabean. Dans son parcours musical, Lertxundi a su s'entourer de musiciens traditionnels de référence du monde entier comme le pianiste italien Antonio Breschi. À l'image de Mikel Laboa, il n'est jamais tombé dans le piège de la musique folklorique. Ses chansons de grand allant, habillent des textes chargés de symbolisme. Mais la recherche de nouveautés dans ses arrangements, avec l'usage de synthétiseurs et de percussion. Pour son dernier disque Itsas ulu zolia sorti cette année, Lertxundi présente dix chansons. Neuf thèmes nouveaux et une superbe version, KANTUZ, déclaration de principes composée par le poète José Mendiague à la fin du XIXe siècle, chanson avec laquelle s'ouvre le disque

 

09:20 Gepost door F. in Muziek | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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