25-09-08

Enkele reacties

 

Hieronder enkele reacties na de arrestaties die Baskenland troffen met een "korte" vertaling of samenvatting

ASKATASUNA

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE CE MATIN

Voici le texte lu par Maite GOYENETCHE et Miguel TORRE, porte-parole de BATASUNA, lors de la conférence de ce matin à Bayonne.

"Conférence de presse de BATASUNA

Le 25 Septembre 2008

Merci de votre présence.

Nous sommes ici des membres de BATASUNA et de la gauche abertzale.

Nous allons vous faire part de la lecture que Batasuna fait suite aux arrestations survenues hier.

A l'issue de cette analyse, il n'y aura pas pour l'instant d'autres interventions ou questions-réponses.

Le parti politique BATASUNA tient tout d'abord à exprimer son entière solidarité avec les personnes arrêtées ainsi qu'avec leurs familles respectives.

Les raisons pour justifier cette opération sont variées et disparates.

Mais nous ne tomberons pas dans le piège de l'intoxication de l'Etat français. Nous souhaitons clarifier la véritable cause de ces arrestations.

En arrêtant des porte-parole et des militants actifs de BATASUNA, en réalisant des perquisitions dans les domiciles des militants et dans son siège c'est bien la structure politique même de BATASUNA et le projet porté et animé par BATASUNA que l'Etat français veut anéantir. L'Etat français a voulu et veut porter un coup fatal à BATASUNA, mais BATASUNA est ici, devant vous, et sera présent dans les jours à venir pour continuer son travail politique de terrain.

La répression de l'Etat français contre BATASUNA se situe à un moment clé dans la situation politique en Pays Basque. BATASUNA a plusieurs fois indiqué qu'un nouveau cycle politique commençait pour le Pays Basque Nord.

En effet, face à la politique de négation et d'assimilation orchestrée par l'Etat français depuis plusieurs décennies, et face aux pseudo-outils de concertation et de développement proposés par lui au Pays Basque, BATASUNA a pris l'initiative de lancer une nouvelle proposition pour sortir le Pays Basque nord de l'agonie actuelle.

En janvier 2007, BATASUNA a rendu publique sa proposition d'un cadre d'autonomie pour le Pays Basque Nord. Ce cadre institutionnel a pour objectif de reconnaître le Pays basque nord, d'y renforcer la démocratie locale et de lui donner des compétences dont il a besoin pour exister et des moyens adéquats. Ce cadre autonomique est le minimum vital pour la survie du Pays Basque nord.

Or, la nécessité d'un cadre institutionnel, est partagée par beaucoup d'acteurs socio-économiques et par des agents politiques autres que BATASUNA. Beaucoup affirment aujourd'hui que les pseudo-outils proposés par l'Etat, ne permettent pas de sortir le Pays Basque Nord de la situation alarmante dans laquelle il se trouve.

Et c'est bien cela que l'Etat français ne supporte pas, ce dont il a peur.

Ce n'est pas BATASUNA en soi mais bien la volonté d'un pays de se prendre en main que l'Etat français veut anéantir, c'est l'existence du Pays Basque que l'Etat français souhaite voir disparaître.

M. Sarkozy, Mme Alliot-Marie, le Pays Basque existe : reconnaissez-le.

Ainsi, donc, pour l'Etat français BATASUNA, qui constitue une véritable force de proposition et de mobilisation est de trop et c'est pourquoi il a arrêté mercredi ses militants.

L'Etat français a peur : d'une proposition d'Autonomie : d'une chambre d'agriculture alternative, de projets sociaux et économiques qui voient le jour grâce à la participation financière des habitants des 7 provinces, de la force de notre proposition.

Il est clair pour Batasuna, au vu de ces éléments analysés, que nous sommes face à une opération politique et non judiciaire comme l'a déclaré Mme Alliot Marie ; que, sous pretexte d'attentats et autres, le but est bien de stopper l'activité politique de Batasuna et la dynamique lancée pour reconnaître le PB nord.

Afin de maintenir un semblant de démocratie, l'Etat français n'ose pas encore véritablement franchir le pas de l'illégalisation d'un parti ou de mouvements. Mais il bloque les comptes bancaires de ses militants, il collabore aux mandats d'arrêt européens, il envoi en justice des associations, il salit et criminalise des centaines de militants...

Face à cette attitude anti démocratique, nous devons garder le cap et continuer à travailler ensemble pour atteindre nos objectifs, à savoir la reconnaissance et le respect du Pays Basque.

Dans l'immédiat, nous appelons les forces vives de ce pays à se rassembler pour dénoncer ces arrestations massives, et défendre le droit à la liberté d'association et d'expression.

A cet effet, BATASUNA appelle à une manifestation, ce samedi 27 septembre à 16H à la place des basques à Bayonne.

Le thème de la manifestation sera :

« Euskal Herria Onartu eta Errespetatu - Herria aintzina-Batasuna Aintzina »

« Reconnaissez et respectez le Pays Basque.

Le peuple va de l'avant - Batasuna va de l'avant ».

Nous appelons aussi toutes les forces politiques, syndicales et autres à ne pas se taire devant la situation, à exprimer leur désaccord et à appeler à la manifestation de samedi.

Merci pour votre présence et à samedi"

Euskal Herria, le 25 septembre 2008

 

BATASUNA verklaart zich solidair met de opgepakte personen en hun families. Volgens hen wil de Franse Staat door de arrestaties en huiszoekingen de politieke werking van Batasuna ten gronde richten.  Batasuna deed meerdere voorstellen om Baskenland uit zijn doodstrijd te helpen. Het is niet zozeer Batasuna als wel de wil van de Baskische bevolking die door de Franse Staat moet vernietigd worden. Frankrijk wil Baskenland zien verdwijnen. Daarom moesten de militanten van Batasuna opgepakt worden.
Frankrijk is bang voor een vraag naar autonomie.

Het gaat hier niet om een rechterlijke operatie maar om een politieke handeling, onder het voorwendsel van onderzoeken naar aanslagen en andere met het doel de politieke activiteiten van Batasuna te stoppen.

Batasuna roept op deze arrestaties aan te klagen en de vrijheid van vereniging en meningsuiting te verdedigen.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE D'AUTONOMIA ERAIKI

 

Jeudi 25 septembre.

Pour tout contact ; Filipe Lascaray 06 09 01 01 38

Gabi Mouesca 06 23 16 27 23

 

Autonomia Eraiki dénonce avec fermeté la vague d'arrestations qui  s'est produite ces lundi 22 et mercredi 24 septembre en Iparralde.

Ces opérations politico-judiciaires à grand spectacle n'ont pour autre but que d'alimenter un conflit sur la base de l'intoxication médiatique, l'amalgame et le mensonge.

De tels procédés, loin de concourir aux efforts nécessaires à une juste résolution du conflit en Euskal Herri, ne font qu'accroître les facteurs de crispation et de violence.

Notre  solidarité pleine et entière va à  l'ensemble des militant(e)s touché(e)s par cette répression.

Militant(e)s qui sont connu(e)s et reconnu(e)s comme des acteurs de la vie politique et sociale d'Euskal Herri.

Nous appelons l'ensemble des citoyen(ne)s à ne pas se laisser abuser par les gesticulations répressives de l'Etat français et à participer aux diverses actions de solidarité faisant suite à cette scandaleuse opération.

 

Autonomia Eraiki

25 septembre 2008.

 

Autonomia Eraiki klaagt de arrestaties aan. Volgens hen hebben deze operaties enkel tot doel het conflict aan te wakkeren door middel van mediatieke intoxicatie, amalgamen en leugens. Deze middelen, in plaats van tot een oplossing te leiden, vergroten enkel de ergernis en verhogen het risico op geweld.

Zij betuigen hun solidariteit met de betrokken personen en roepen de Baskische burgers op zich niet te laten misleiden door de repressieve bedrijvigheid van de Franse Staat en deel te nemen aan de solidariteitsacties die gevoerd worden.

 

Anaram Au Patac       movement revolucionari de l'esquera occitana

COMUNICAT DE PREMSA   -  COMMUNIQUE DE PRESSE  /  25-09-2008

 

Anaram au Patac condamne l'opération policière française contre la gauche independantiste basque 

Le mouvement de la gauche révolutionnaire occitane Anaram Au Patac constate une nouvelle fois que le gouvernement français suit la stratégie policière et judiciaire sans issue que mène Madrid depuis plus de 10 ans aujourd'hui contre le mouvement de libération basque.

Les arrestations spectaculaires effectuées ces derniers jours contre les représentants de Batasuna sont l'illustration de cette collaboration et de la mise en scène dirigée par Madrid pour criminaliser des mouvements qui ont pignons sur rues et dont les militants sont connus et respectés.

De l'autre coté des Pyrénées, la justice espagnole a rendu illégal l'expression politique d'une partie de la population, qui ne demande que le droit de s'autodéterminer et de défendre un projet politique de gauche. C'est la mise en place d'un Etat d'exception qui ne fait qu'éloigner une résolution politique du conflit dont Madrid et Paris, pourtant, disent tant vouloir voir la fin.

L'Etat français avec son expérience dans l'ancienne Indochine, en Algérie, et plus récemment en Kanakie, n'a-t-il rien compris ? Pense t'il que l'on peut faire taire par la force un peuple qui se lève ? Et cela sans violer tous les principes signés dans les instances internationales ? Rappelons que la Guardia civile et la Policia Nacional espagnoles sont régulièrement accusées de torture contre les militants basques arrêtés et que c'est en partie avec les informations soutirées de cette façon que la police et justice française travaillent. 

Pour toutes ces raisons et par ce que Anaram au Patac revendique le respect du droit à l'autodétermination, nous condamnons cette nouvelle opération policière contre la gauche indépendantiste basques et ses militants. Une opération complètement disproportionnée contre des personnes publiques, qui ont des familles et des emplois et que la police aurait aussi bien pu convoquer.

La répression n'est pas la solution et seul des négociations et le respect des droits des peuples résoudront le conflit.

Anaram au Patac tient aussi a appeler les organisations, syndicats et associations qui se disent progressistes, a s'inquiéter de ce qui se passe au Pays Basque sud et nord. Des techniques répressives sont à l'œuvre et serviront et servent déjà à réprimer les mouvements sociaux et politiques jugés trop subversifs par les Etats.

Anaram au Patac se solidarise avec les revendications des manifestations qui ont lieu et qui auront lieu samedi 27 septembre à 16h à Bayonne, place des Basques et celle de Bilbao le samedi 4 octobre à 17h30.

Anaram Au Patac (Occittaanse linkse revolutionaire beweging) veroordeelt het politieoptreden tegen de Baskische linkse onafhankelijkheidsbeweging en stelt eens te meer vast dat de Franse regering de Spaanse uitwegloze strategie volgt.

Zij betreuren deze buitenissige actie tegen publieke personen die op een eenvoudige convocatie van de politie zouden ingegaan zijn.

22:52 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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