29-02-08

Journal du Pays Basque

 

Les candidats interdits d´élection appellent à "l´abstention active"


·Les élus indépendantistes appellent à l’abstention "active" lors des élections législatives espagnoles du 9 mars

L’abstention répond à l’interdiction au Pays Basque sud. Suite à la suspension des activités du parti indépendantiste EAE-ANV (Action Nationaliste Basque), les élus indépendantistes ont lancé un appel à l’abstention pour les élections législatives espagnoles du 9 mars.

Ces élections qui déterminent la couleur du gouvernement ont encore une fois laissé place à l’interdiction. En réponse à cette situation "antidémocratique", les élus indépendantistes appellent à "l’abstention active". Par ce geste, la gauche abertzale s’exprime en faveur des droits, ceux d’un peuple. "Nous voulons dire que c’est aux Basques de décider quelle sera leur feuille de route", explique l’élu Arantza Urkaregi.

Il s'agit "d'un acte de dignité et de rébellion face à ceux qui n’ont ni dignité ni honte", s’est exclamée Mariné Pueyo, conseillère municipale de EAE-ANV à Iruñea (Pampelune). L'élue indépendantiste s’est ainsi exprimée lors de l’acte politique qui a eu lieu dans le quartier Txantrea de Iruñea, mardi dernier.

Rassembler

Renoncer à voter, c’est donc dénoncer la situation d’exception que souffre le Pays Basque d’après les appelants. Ces derniers pensent que ce constat rassemble de nombreux citoyens et pas seulement les sympathisants de la gauche abertzale. Ils espèrent que ceux qui sont pour une résolution démocratique du conflit se joindront à l’appel. Concernant les quatre provinces du Pays Basque sud, un taux d’abstention proche de 40% les satisferait.

Faire le jeu du PSOE, c’est ce que reproche le responsable d’Eusko Alkartasuna, Carlos Garaikoetxea, à ces élus indépendantistes. Il pense que la baisse de participation va profiter aux socialistes et demande à la gauche abertzale de faire de l’autocritique. La tendance politique maintes fois interdite par les tribunaux espagnols accuse le PNV, le PSOE et Aralar de vouloir maintenir les choses telles quelles, de se contenter d’une réforme institutionnelle. Mariné Pueyo a également critiqué les agissements du PSN (Parti Socialiste de Navarre) : "nous avons assez du fait que ce parti ait frustré encore une fois l’envie de liberté de ce peuple".

Confirmation de la mise en examen de EHAK et ANV

Le Tribunal Suprême espagnol a annoncé cette semaine qu’elle va examiner la demande d’illégalisation des partis EHAK et ANV. La demande faite par l’Avocat de l’Etat espagnol et le Procureur s’appuie sur les enquêtes policières. Une fois l’annonce formelle accomplie, les avocats de la défense devront préparer leur réponse pour dans 20 jours. Le temps pour eux d’étudier les accusations.

Le Parlement de la Communauté Autonome Basque observe attentivement la procédure. En effet, cela pourrait engendrer la dissolution du groupe parlementaire Ezker Abertzalea. Ce qui provoquerait une grande polémique. Afin de protéger le Conseil des délégués parlementaires des remontrances de l’Etat, le PNV, EA, EB et Aralar tentent une modification du règlement, mais le PSE a demandé de la reporter.


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