15-01-08

liegen loog, gelogen...

 

http://blog.seniorennet.be/euskalherria/

 

 

 

Heeft Binnenlandminister

Alfredo Pérez Rubalcaba

gelogen?

 

10-01-2008

 

De minister van Binnenlandse Zaken, Alfredo Pérez Rubalcaba, was er als de kippen bij om de zware verwondingen van Igor Portu toe te schrijven aan zijn zogenaamde poging om te vluchten en aan de hevige weerstand die hij zou geboden hebben bij zijn arrestatie. Hiermee ondersteunde Rubalcaba de verdediging van de Guardia Civil over de feiten.

 

Askatasuna, die opkomt voor de politieke gevangenen, betwistte die versie en beschuldigde de Guardia Civil van foltering.

 

Op 10 januari 2008 maakte Askatasuna bekend dat er een getuige is opgedoken die het hele voorval heeft meegemaakt.

 

Ziehier, de verklaring die hij heeft afgelegd voor de onderzoeksrechter.

 

 

Juzgado de Instrucción número 1 de Bergara

Instrukzioko 1 zk.ko Epaitegia

 

Acte van verschijning. – In Bergara, 10 januari 2008, is voor S.Sa verschenen, ………….., met DNI (identiteitskaart), ………………., en woonachtig te, …………………, het volgende verklarend:

 

“Zondagmorgen, omstreeks 10.00u, zat ik op een bank in aanwezigheid van mijn hond, in de zone bekend onder de naam “las Malvinas”, recht tegenover de Ikastola (school) van Arrasate, toen ik twee personen zag die van de berg kwamen. Op dat eigenste moment verschenen 5 patrouillewagens van de Guardia Civil en ze reden onmiddellijk naar de 2 personen toe. De Guardias vroegen om de rugzakken en registreerden ze. Ze kwamen ook naar mij toe om mijn hond in bedwang te houden en om mij te identificeren. De wagen van de jongens, een Volkswagen Kadi van grijze kleur werd ook geregistreerd. Uit de wagen of uit de rugzakken werd een pakket te voorschijn gehaald dat in plastiek gewikkeld was. Ik dacht dat het drugs waren en schonk er geen verdere aandacht aan. Toen de Guardias opmerkten wat er in het pakket zat, gaf de chef opdracht de boeien aan te doen en de jongeren in de politiewagen te stoppen. Ik kreeg mijn papieren terug en de raad op te krassen. Ik bleef toch nog een tijd die politieactie gade slaan.

Ik heb omstreeks 09:30u mijn huis verlaten en zat al een tijdje op de bank. De actie zelf moet zowat tussen 10:00 en 10:30u gebeurd zijn. Wat hij gehoord heeft in de media over het uur van de feiten klopt niet, het was ook geen routine bij een wegcontrole en van enige weerspannigheid bij de jongeren heb ik totaal niets gezien. De arrestatie is heel “proper” verlopen in tegenstelling tot wat de media zegt en daarom bin ik ook aangifte komen doen van wat werkelijk gebeurd is.” (Op de foto een kopie van de verklaring)

 

Heeft Binnenlandminister, Alfredo Pérez Rubalcaba, gelogen? En zo ja, hoe komt Igor Portu dan aan die vreselijke kwetsuren?

11-01-2008

 

 

 

La vérité et le mensonge à découvert

Editorial du quotidien GARA, publié le 11 janvier 2008.


Le témoignage effectué auprès du Tribunal de Bergara par un témoin oculaire de l'arrestation d'Igor Portu et de Mattin Sarasola a mis en évidence la version fournie par le ministre de l'Intérieur espagnol. Lundi dernier, la publication du rapport médical d'hospitalisation d'Igor Portu a entraîné la comparution publique du ministre qui, avec le soutien du président du Gouvernement espagnol, loin de balayer les doutes existants à propos des mauvais traitements qu'auraient subi le détenu, a mis en lumière l'absence de volonté du Gouvernement espagnol pour en finir non seulement avec les procédures qui facilitent la pratique de la torture mais également avec la torture elle-même.


La déclaration du témoin révèle des faits remettant en question la version officielle. Cette personne narre en détail les faits dont il a été témoin, depuis que les deux jeunes sont entrés dans son champ de vision, suivis de l'arrivée de deux véhicules de la Garde Civile jusqu'à ce que les policiers lui ordonnent de s'éloigner après avoir menotté les détenus. Le récit remet également en question les informations changeantes publiées par certains médias et les tentatives de lier les lésions dont souffrent les deux jeunes avec les circonstances de leur arrestation et d'une tentative de fuite présumée.


Aujourd'hui, les colonnes de GARA accueillent une lettre adressée par le dramaturge Alfonso Sastre au président du Gouvernement espagnol. C'est une dénonciation affligée de l'hypocrisie de la classe politique espagnole qui réclame le respect des droits de l'homme sous d'autres latitudes mais refuse de voir la réalité en face, et contribue à couvrir les graves vulnérations des droits fondamentaux en vigueur dans l'État espagnol, et dont le dernier exemple est la série d'événements ayant suivi l'arrestation d'Igor Portu et de Mattin Sarasola. Toutefois, à cette occasion, le silence n'a pas couvert le mensonge. La crédibilité du Gouvernement espagnol, des corps de sécurité de l'État et des juges qui font la sourde oreille aux plaintes pour torture et refusent de voir le corps marqué des torturés est au plus bas.

 

 

Les déclarations de Portu au Tribunal de Donostia coïncident avec celle du témoin oculaire de son arrestation et contestent la "version officielle"

 

Publié par GARA, le 11 janvier 2008.

La déclaration d'Igor Portu, effectuée sous le régime du secret auprès du Juge du Tribunal de Donostia qui a ouvert une enquête à propos des circonstances de l'arrestation du jeune lesakar, coïncide parfaitement avec celle du témoin oculaire. Ils affirment tous les deux qu'il n'y avait pas de contrôle routier au moment de l'arrestation, et Portu précise que "nous ne sommes pas partis en courant" mais qu'il a été torturé quelques minutes plus tard, dans un bois non loin d'Arrasate.

DONOSTIA-. Le Comité contre la Torture a rendu publiques les déclarations effectuées par Igor Portu mardi dernier, devant le juge du Tribunal de Donostia chargé de l'enquête sur les tortures infligées par la Garde Civile pendant la garde à vue.

Le témoignage de Portu, qui a déclaré sous le régime du secret, coïncide parfaitement avec le récit d'un témoin oculaire recueilli deux jours après par le Tribunal de Bergara.

Ils déclarent tous les deux que l'arrestation s'est produite à 11h du matin, et non à 13h comme l'affirme la Garde Civile dans sa version officielle, et ajoutent qu'il n'y avait pas de contrôle routier et que les détenus n'ont pas opposé de résistance.

De même, les deux déclarations coïncident sur le fait que l'arrestation a eu lieu non loin d'une école et de blocs de logements, au bas du Mont Udala, à Arrasate.

Portu a déclaré qu'au moment de son interpellation, il ne s'était pas débattu. Les agents lui ont demandé sa carte d'identité et, après l'avoir regardée, ont procédé à une fouille. "Ils lui ont demandé de traverser la route. Il est monté dans une Patrol avec quatre gardes civils, deux devant, deux derrière et lui au milieu. Peu de temps après, soit moins de 50 minutes, ils ont commencé à lui donner des coups de poings et des gifles, en particulier le copilote, selon la déclaration.

Tortures incessantes


La déclaration précise que les agents ont commencé à l'agresser sans délai, avec le véhicule en marche. Les cris ont commencé. Ils ont emprunté un chemin menant, selon les dires des agents, à une rivière. Au fond, il y avait la rivière, où il a retrouvé Mattin Sarasola.
Ils continuaient à le frapper et le menaçaient de mort. Ils frappaient de la main ouverte et à coups de poings, selon le témoignage.
Igor Portu a détaillé devant le juge de Donostia les tortures qu'on lui a infligées quelques temps après sa détention : "Ils le font sortir du véhicule et trois agents l'emmènent vers une sorte de bois en pente qui descend jusqu'à une rivière. On lui dit qu'on a déjà emmené son camarade et qu'ils lui faisaient quelque chose parce qu'il a entendu un coup de feu et a pensé qu'il s'agissait d'un simulacre d'exécution. Puis ils l'ont emmené là où se trouvait son camarade en lui posant sans arrêt des questions. Au bord de la rivière, il est frappé au ventre, aux côtes et à la tête. Ce sont des coups violents. Il était menotté dans le dos depuis le début. Ils lui ont dit qu'ils allaient le plonger dans la rivière, et lui ont ordonné de se mettre à genoux. Ils continuaient à le frapper et lui ont mis la tête dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus", précise la déclaration.
Ils lui ont remis la tête dans l'eau "à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'ils voient que je n'avais presque plus de souffle".
Outre les vexations physiques, Igor Portu a fait l'objet d'humiliations et d'insultes, et a reçu des coups très violents dans les côtes et à la poitrine, ce qui dément totalement la version du ministre de l'Intérieur espagnol, Alfredo Pérez Rubalcaba, qui a affirmé que les lésions de Portu avaient été causées par des mouvements brusques lors de la détention.

D'Arrasate à la caserne d'Intxaurrondo


Après le passage à tabac dans le bois près d'Arrasate, Igor Portu a été emmené à la caserne d'Intxaurrondo, à Donostia, où les coups et les cris ont continués. Il assure qu'avant le transfert à Lesaka, les gardes civils entraient dans les cachots "violemment, sans arrêt, et en posant des questions..."
Avant et après le déplacement à Lesaka pour la perquisition de son domicile, la Garde Civile l'a menacé de s'attendre à subir des conséquences s'il racontait quoi que soit".

Rubalcaba ne comparaîtra pas devant le Parlement
La Commission permanente du Parlement espagnol a rejeté la demande formulée par le PNB, IU, ERC et le Groupe Mixte visant à ce que le ministre de l'Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, comparaisse devant la chambre pour éclaircir les circonstances de l'arrestation d'Igor Portu et de Mattin Sarasola.
La requête a été rejetée grâce aux voix du PSOE et du PP. CiU (catalan) s'est abstenu.

 

14:01 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

De commentaren zijn gesloten.