21-03-07

IRULEGIKO IRRATIA

 

Le JPB > Pays Basque 2007-03-21
Large soutien à Irulegiko Irratia
·Le SNJ premier syndicat des journalistes, estime qu’"il faut relever les empreintes des gendarmes du Pays Basque"

Le Syndicat National des Journalistes s’associe au club de la Presse du Pays Basque pour dénoncer "la grossière intimidation, décidée par le Parquet de Paris", à l’encontre des dix journalistes et d’un stagiaire de la Radio associative en langue basque Irulegiko Irratia.

Le premier syndicat des journalistes en France rappelle que les membres de la rédaction d’Irulegiko Irratia ont été menacés de garde à vue, prise d’ADN et de photos s’ils refusaient ce relevé d’empreintes. "Explication des autorités : seul ce relevé pouvait les mettre hors de cause ! Il s’agit naturellement d’une pression judiciaire totalement inadmissible" souligne le SNJ.

"En imposant cette procédure, le Parquet de Paris réinvente le droit : ce n’est plus à la justice de faire la preuve d’un crime ou d’un délit, c’est au citoyen, quelle que soit sa fonction, de faire la preuve de son innocence. Dans ce cas, et sachant que l’enveloppe et le texte de la revendication ont été touchés par les gendarmes ainsi que par les magistrats, le SNJ demande que leurs empreintes soient également relevées" préconise le syndicat.

"Dans la société de soupçon général mise en place au Pays Basque par le Parquet de Paris, ce relevé, et lui seul, sera l’unique moyen de les mettre hors de cause" ajoute le syndicat dans son communiqué.

Soutien de LAB et de ELA

Le Syndicat LAB dénonce également "l’intimidation et la pression" envers la radio associative bas-navarraise en langue basque Irulegiko Irratia. Le syndicat s’interroge sur la façon de faire et sur le but recherché par le fichage de l'ensemble des salariés de la radio. "Nous tenons à dénoncer fermement ces agissements. Nous estimons qu’éthiquement, les journalistes n’ont pas à subir un tel examen. Nous l’interprétons comme une intimidation, une pression exercée sur eux par le pouvoir judiciaire" souligne LAB.

Le syndicat du Pays Basque sud ELA s’est également montré solidaire avec les journalistes d’Irulegiko Irratia "suite à l’action de la gendarmerie française qui a procédé au fichage de toute sa rédaction pour avoir diffusé un communiqué ayant revendiqué un attentat". ELA montre son indignation "face à la décision de la gendarmerie de Donibane Garazi, allant jusqu’à menacer les journalistes.

ELA considère inadmissibles les pratiques de cette nature, et, faisant siennes les dénonciations des travailleurs d’Irulegi Irratia, croit qu’éthiquement les journalistes n’ont pas de raison de souffrir un examen de cette nature, qui a pour seule fin l’intimidation et la mise sous pression de ces derniers. "Le fait que la gendarmerie ait choisi une radio associative en langue basque pour agir de la sorte, alors que les autres médias du Pays Basque ayant reçu des revendications du même genre n’ont pas été inquiétés, met en évidence encore plus, une tactique d’intimidation qui ne peut être acceptée" souligne le syndicat.

ELA a fait parvenir cette dénonciation à la Fédération Internationale des Journalistes et a appelé tous les professionnels du Pays Basque Sud à se solidariser avec les collègues d’Irulegi Irratia et à défendre les libertés individuelles et collectives des travailleurs des médias.

Inadmissible

Les salariés du Journal du Pays Basque expriment leur entière solidarité envers les salariés d’Irulegiko Irratia. En tant que professionnels de la presse, nous nous révoltons face à des procédures dignes d’un autre temps. Nous nous interrogeons sur les objectifs recherchés en s’attaquant à un média bascophone.

Tous les médias ont reçu un jour ou l’autre un communiqué anonyme. En revanche, c’est la première fois que les enquêteurs s’en prennent à des journalistes, en les obligeant à fournir leurs empreintes digitales, sous la menace d’une garde à vue. C’est inadmissible.

En s’en prenant aux médias, aux journalistes, l’autorité judiciaire s’attaque à la liberté d’information, à la liberté de chaque citoyen de pouvoir recevoir une information juste et contrastée.

Nous appelons tous ceux attachés à la démocratie et aux libertés à rester vigilants face à cette dérive.

Les salariés du JPB


09:27 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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