17-03-07

in Journal du Pays Basque

 

La Gendarmerie fiche toute la rçedaction d-Irulegiko Irratia
·10 journalistes et une stagiaire int çetçe contraints de fournir leurs empreintes digitales sous peine de garde ÷a vue

Le Club de la Presse rçeunissant plus de 100 journalistes professionnels de Pay Basque nord se dit "indignçe" par la fichage

Le Club de la Presse du Pays Basque, association réunissant une centaine de journalistes professionnels radio, télévision et presse écrite, soit la quasi totalité des journalistes travaillant en Pays Basque nord, ainsi que les communicants des entreprises et institutions les plus importantes du Pays Basque et de la région, a fait part de sa "stupéfaction" et de son "indignation" face à la décision de la gendarmerie de Saint-Jean-Pied-de-Port, agissant sur instruction de la section de recherches de la gendarmerie de Pau, de faire procéder le mois dernier sous convocation du parquet de Paris aux relevés d’empreintes digitales des dix journalistes et d’une stagiaire de la rédaction de la radio associative bas-navarraise en langue basque Irulegiko Irratia.

"La raison invoquée par la gendarmerie était que tous ayant pu manipuler un communiqué reçu par la poste fin octobre de l’an dernier et revendiquant un attentat, relever leurs empreintes était le seul moyen de les mettre hors de cause dans le cadre de l’enquête qui avait été ouverte à cette occasion. En cas de refus les journalistes avaient été menacés d’être placés en garde à vue avec prise d’empreintes digitales et génétiques et de photos" informe le club de la presse.

Les journalistes d’Irulegiko Irratia qui au début de cette affaire avaient remis, à sa demande, à la gendarmerie le communiqué de la revendication ainsi que l’enveloppe dans lequel il leur avait été adressé ont souligné dans une déclaration commune: "Nous tenons à dénoncer fermement ces agissements... Nous estimons qu’éthiquement, nous n’avons pas à subir un tel examen. Nous l’interprétons comme une intimidation, une pression exercée contre nous par le pouvoir judiciaire".

Une première

Le Club de la Presse se dit "entièrement solidaire" de ses collègues. Il souligne que le fait que la gendarmerie ait choisi une radio associative pour agir de la sorte alors même que les autres médias du Pays Basque qui auraient reçu la même revendication "n’ont pas été inquiétés, relève à l’évidence d’une tactique d’intimidation qu’il n’est pas question de laisser passer".

En outre, l’association constate que, poussée jusqu’au bout de sa logique, cette tactique de la gendarmerie "permettrait de ficher sous le couvert d’enquêtes en cours tout journaliste qui aurait reçu directement ou indirectement un communiqué ayant trait à un fait divers ou à un fait de société quelconque concernant aussi bien la vie politique que les activités associatives, culturelles voire sportives". "C’est une dérive qu’il faut dénoncer au nom justement de la liberté d’informer sans être sous la menace d’un fichage systématique", souligne encore le club de la presse.

En outre, le Club de la Presse du Pays Basque appelle tous les journalistes "et au-delà toutes les organisations de la profession à l’échelle locale, nationale et européenne ainsi que toutes les personnes attachées aux libertés individuelles, à rester vigilants et à se mobiliser si de tels faits venaient à se reproduire".

10:16 Gepost door F. in Actualiteit | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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